J’eus l’honneur alors de vous faire observer, que ce que vous veniez d’avancer devenait une toute autre question et je me tus. En vous quittant je vous dis que je ne pouvais laisser cela ainsi. Cela peut être regardé comme une provocation, mais non comme une menace. Car enfin, je suis obligé de le répéter: je puis ne pas donner suite à des paroles d’un Senkovsky, mais je ne puis les mépriser dès qu’un homme comme vous les prend sur soi. En conséquence je chargeais m-r Sobolévsky de vous prier de ma part de vouloir bien vous rétracter purement et simplement, ou bien de m’accorder la réparation d’usage. La preuve combien ce dernier parti me répugnait, c’est que j’ai dit nommément à Sobolévsky, que je n’exigeai pas d’excuse. Je suis fâché que m-r Sobolévsky a mis dans tout cela sa négligence ordinaire.

Quant à l’impolitesse que j’ai eue de ne pas vous saluer, lorsque vous m’avez quitté, je vous prie de croire que c’était une distraction tout-à-fait involontaire et dont je vous demande excuse de tout mon cœur.

J’ai l’honneur d’être, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

A. Pouchkine.

4 février.{156}

682. Н. Г. РЕПНИНУ

5 февраля 1836 г. В Петербурге.

Mon Prince,

C’est avec regret que je me vois contraint d’importuner Votre Excellence; mais gentilhomme et père de famille, je dois veiller à mon honneur et au nom que je dois laisser à mes enfants.

Je n’ai pas l’honneur d’être personnellement connu de Votre Excellence. Non seulement jamais je ne vous ai offensé, mais par des motifs à moi connus, je vous ai porté jusqu’à présent un sentiment vrai de respect et de reconnaissance.