XXXIV

Maintenant, milord l’Arsouille n’est pas encore mort dans le souvenir du peuple, seulement il est passé à l’état légendaire. C’est pour la nouvelle génération un prince Rodolphe, une sorte de redresseur de torts, doué d’une force herculéenne, qui, dans son jeune temps, parcourait les cabarets en protégeant les faibles ou châtiant les méchants.

Quand un homme avait commis une lâcheté en abusant de sa force, milord arrivait, lui administrait une correction d’importance, et lui donnait de l’argent pour se faire soigner s’il était blessé. Quant à lui, il a abattu tous les forts et purgé la Courtille de tous les batailleurs, les monstres et les mangeurs de nez.

Nous ne serions pas étonné qu’un jour on ne confondît milord l’Arsouille avec Hercule, Thésée, Jason et tous les destructeurs de monstres de l’antiquité.

Ainsi, nous avons monté ensemble le faubourg du Temple; j’ai sans doute oublié beaucoup de choses dans cette esquisse; mais j’ai voulu vous amuser un seul moment, cher lecteur. Si j’y ai réussi, je dois en remercier mes bons amis Boutin et Marchand, ces spirituels artistes que vous avez applaudis tant de fois à la Porte-Saint-Martin, et qui ont bien voulu me conter à peu près toutes les choses amusantes que contiennent ces articles. Encore merci aux écrivains dont les spirituels articles m’ont guidé.

PARIS INCONNU