| Le tirailleur au combat
doit se maintenir
à sa place et
se plier à la plus
exacte discipline. | Quand tirailleur faire
bataille, lui y a besoin
rester bien
son place; lui y a
besoin faire tout
ça son chef y en a
dire, tout ça son
chef y en a commandé. | Faire bataille =
Se battre,
Lutter,
Combattre.
Tout ça… etc. =
tout ce que son
chef commande. |
| Lorsque, au cours
du combat, certains
tirailleurs
échappent à l'action
de leurs chefs
ils se réunissent
aux groupes les
plus voisins et
obéissent aux ordres
des gradés
qui commandent
ces groupes. | Quand tirailleur y en
a faire bataille, y
a perdé son escouade,
son section; quand son
chef y a pas moyen
commander lui; lui
y a besoin faire
rassemblement
avec section autre,
avec escouade autre
y en a pas loin;
lui y a besoin
obéir chef ça section,
ça escouade;
même chose chef
son section pour
lui, même chose
chef son escouade
pour lui. | Mot à mot «Quand
le tirailleur qui se
bat a perdu…».
Ça section = cette
section.
Même chose = comme.
Son escouade pour
lui = sa propre escouade. |
| Les moyens d'action
du tirailleur au
combat sont le
mouvement, le feu,
la baïonnette et
l'outil portatif. | Tirailleur y en a
bon pour faire bataille,
y a besoin
connaître bien manière
avancer, tirer,
faire manière
baïonnette, faire
manière outil portatif. | Le tirailleur instruit
de ses devoirs au
combat.
Connaître manière =
savoir; être instruit
à faire quelque
chose.
Faire manière =
suivi d'un verbe,
signifie «s'ingénier,
tâcher».
Suivi d'un nom signifie
«employer,
se servir de». |
| —— | —— | —— |
| Exécution du mouvement. | Comment y a besoin avancer. | |
| Dès qu'il pénètre sur
le terrain battu, le
tirailleur se porte
à l'attaque par
bonds exécutés à
la course. | Quand tirailleur y
a venir place où
y a balles trop, où
y a moyen gagner
blessé, gagné tué,
lui y a besoin
faire bon manière
pour avancer: lui
y a besoin courir
vite, vite, faire
couchez-vous, courir
vite, vite, faire
couchez-vous. | Gagner: traduit
souvent le verbe
avoir, mais sert
également à indiquer
qu'un événement
quelconque
est survenu. Ex.:
«Moi y a gagné
caporal».
J'ai été nommé caporal.
«Lui y a gagné
mort».
Il est mort.
«Moi y a gagné
blessé».
J'ai été blessé. |
| —— | —— | —— |
| Le tirailleur étant à
genou se porte en
avant au commandement
de:
En Avant.
Marche. | Tirailleur y en a à
genou, y a faire
en avant quand
chef y a commandé:
En Avant.
Marche. | Tirailleur y en a
à genou:
Le tirailleur qui est
à genou. |
| Au commandement
de: En Avant! décharger,
s'il y a
lieu, fermer la cartouchière,
saisir
l'arme avec la main
droite entre la
hausse et la boîte
de culasse, le canon
un peu plus
élevé que la crosse.
Saisir le fourreau
de la baïonnette
avec la main gauche,
le bras allongé;
porter le
pied gauche un
demi-pas en avant,
tout le poids du
corps portant sur
la jambe fléchie,
la jambe droite
prête à donner
l'impulsion pour le
mouvement. | Quant chef y a commandé
En avant:
Si fusil y a chargé
tirailleur y a besoin
décharger.
Fermer cartouchière,
prendre
fusil main droite,
moitié hausse-boîte
de culasse.
Incliner un peu fusil,
canon en haut
un peu, la crosse
en bas un peu.
Prendre fourreau
baïonnette main
gauche, bras allongé.
Porter pied gauche
moitié pas (ou
demi pas) en
avant; tout le
corps y a lourd
sur jambe gauche
fléchie; jambe
droite y a paré
pour pousser le
corps quand y a
content partir. | Moitié = milieu, au
milieu, demi, centre,
etc…
Jarret tendu,
Bras allongé,
Jambe fléchie.
Expressions qu'il
convient de garder
sans changement:
reviennent
toujours dans
l'école du soldat.
Demi: aussi employé
que moitié,
à cause des commandements
«demi à droite» et «demi
à gauche».
«Y a lourd» ou encore
«Y a appuyé».
Le corps: pour le
corps et les parties
du corps, le
substantif ne forme
généralement
qu'un seul mot
avec l'article. |
| —— | —— | —— |
| Au commandement
de «Marche!»
s'élancer droit devant
soi au pas de
course, l'arme à
la main, en conservant
toujours
les yeux fixés sur
le but en s'efforçant
de se maintenir
à hauteur des
camarades les plus
avancés et en observant
de ne pas
gêner leur mouvement. | Quand chef y a
commandé «Marche!»
tirailleur y
a besoin partir
droit en avant;
courir vite, vite,
pas de course,
l'arme à la main;
Mirer toujours point
de direction.
Toujours marcher
aligné avec son
camarades y en a
premiers;
Toujours y a faire
manière y a pas
arrêter son camarades. | «Pas de course» =
à maintenir sans
changement comme
tous les commandements
réglementaires.
Même observation
pour «l'arme à la
main».
Même observation
pour «point de
direction». |
| —— | —— | —— |
| Etant couché, le tirailleur
se porte
en avant au commandement
de: En
avant, marche! | Tirailleur y en a
couché y a faire
en avant quand
chef y a commandé:
En avant,
Marche! | Y en a: qui est…
Même manière =
comme. |
| Au commandement
de: «En avant»,
décharger l'arme
et la saisir comme
il est dit ci-dessus.
Prendre appui des
deux mains sur le
sol, l'arme à plat.
Ramener la jambe
droite en avant, le
genou complètement
fléchi.
Le corps légèrement
détaché du sol, et
se tenir prêt à
s'élancer en avant. | Quand chef y a
commandé:
En avant!
Faire «décharger»,
prendre fusil même
manière quand y
en a à genou.
Appuyer deux mains
la terre, l'arme à
plat;
Ramener jambe
droite en avant,
genou droit bien
fléchi;
Le corps y a pas
touché terre; tout
y a besoin paré
pour courir en
avant. | Appuyer ou, plus
souvent, «puyer»
est très employé.
«L'arme à plat», à
maintenir sans
changement parce
que revenant souvent
dans l'Ecole
du soldat, arrive
à être considéré
presque comme
un commandement
réglementaire. |
| —— | —— | —— |
| Au commandement
de «Marche», procéder
comme dans
la position à genou. | Quand chef y a
commandé «Marche!»
faire même
chose (ou même
manière) quand y
en a genou. | Même chose = comme. |
| —— | —— | —— |
| Le tirailleur s'arrête
au commandement
de: «Section,
Halte!»
Au commandement
de: «Halte!», se
jeter à terre le
plus rapidement
possible, dans la
position couchée,
se redresser légèrement
pour voir
le but et le terrain
en avant.
Se porter ensuite en
rampant sur l'alignement
des camarades
si on ne
s'y trouve déjà. | Tirailleur y arrêter
quand chef y a
commandé:
Section, halte!
Quand chef y a
commandé Halte!
tirailleur y a besoin
faire «couchez-vous»
vite,
vite, même chose
lui y a tombé, lever
un peu son
tête y a moyen
mirer lebut (où ça
lui y a besoin tirer).
Y a moyen mirer
terre en avant, y
a moyen mirer
place en avant.
Quand tirailleur y
arrêté, si lui y a
pas faire aligné
avec son camarades,
lui y a besoin
faire manière
«marche rampante»
pour y aligner
lui avec son
camarades. | Y arrêter: l'a de y
a s'élide devant
l'a de «arrêter».
Remarquer également
qu'on ne dira
pas «tirailleur arrêter».
Quand le verbe français
commence
par une voyelle,
on le fait généralement
précéder
de y (a) même au
présent.
Se trouver par terre
aussi vite que s'il
était tombé.
Le but est encore
un de ces mots
que les tirailleurs
ont appris avec
l'article.
Y arrêté même remarque
que plus
haut au sujet de
l'élision.
Ne pas craindre les
répétitions, au
contraire. |
| —— | —— | —— |
| Quand il est arrêté,
le tirailleur prend
la position qui
permet le mieux
de voir l'objectif
et le point à viser.
Cette condition essentielle
remplie,
il cherche à appuyer
le corps et
le fusil pour exécuter
un tir plus
ajusté, et enfin à
s'abriter des coups
et des vues.
Ici le règlement envisage
l'utilisation
des divers abris
(levée de terre,
parapet, sillon,
fossé, etc…). Cette
partie n'a pas besoin
d'être traduite.
Rien ne vaut
une bonne théorie
pratique. Au lieu
de parler aux
hommes, l'instructeur
n'aura qu'à
utiliser devant eux
et faire utiliser
ensuite par eux
successivement
(les levées de
terre, les parapets,
les fossés, etc…).
Faire apprendre et
prononcer distinctement
par les
hommes les noms
des abris ou couverts
que l'on peut
trouver au cours
des divers exercices. | Quand tirailleur y a
arrêté, lui y a besoin
prendre position
y en a bon
pour mirer le but,
position y en a
bon pour mirer
place lui y en a
content viser.
Ça y en a dire… y
a besoin faire bien
bien. Quand tirailleur
y a moyen
bien bien mirer,
lui y a besoin
faire manière appuyer
le corps, lui
y a besoin faire
manière appuyer
fusil.
Si lui y a faire bien
manière appuyer
le corps, appuyer
fusil, lui y a moyen
bien tirer.
Si lui y a pas faire
bien manière appuyer
le corps, si
lui y a pas faire
bien manière appuyer
fusil, lui y
a pas bien tirer.
Tirailleur y a encore
besoin trouver
place, ennemi
y a pas moyen
mirer lui, ennemi
y a pas moyen
blesser lui.
Si tirailleur y a
trouvé place, lui y
a moyen mirer le
but, lui y a moyen
appuyer le corps,
lui y a moyen appuyer
fusil, lui y
a moyen bien tirer.
Ennemi y a pas
moyen mirer lui,
ennemi y a pas
moyen blesser lui.
Ça y a bon plus que
tout.
(On pourrait dire
aussi):
Ça y a bon trop-trop.
(Trope-trope.) | Position bonne pour
(Voir dans première
partie ce
qui a été dit pour
l'adjectif qualificatif).
Place lui y en a content
viser = la
place, le point
qu'il désire viser.
Ce qui vient d'être
dit.
Bien, bien: la répétition
soulignée
par le ton de la
voix indique que
l'on veut insister
sur l'idée exprimée:
ici on traduirait
par «parfaitement
bien!»
Si…, etc…, lorsque
l'on veut insister
sur l'importance
qu'il y a à faire
quelque chose
(condition essentielle,
dit le règlement
V. ci-contre),
il y a intérêt à
opposer comme
cela a été fait ici,
le cas de réalisation
de la condition
au cas de non
réalisation de la
condition.
Faire bien manière:
apporter beaucoup
de soin à.
Bien tirer se dit, mais
cette forme n'est
pas à généraliser.
On ne dira pas
bien marcher mais
marcher bien;
bien manger, mais
manger bien.
Bien tirer est une
de ces expressions
toutes faites
qui sont passées
dans la langue de
nos tirailleurs, ne
formant pour eux
qu'un seul mot.
Quand on a énuméré
beaucoup de conditions,
il est bon
de les récapituler
rapidement en
phrases courtes et
de détacher nettement
de la voix la
phrase: ça y a
bon, ou ça y a
pas bon, suivant
que le résultat est
bon ou mauvais.
Plus-que-tout, après
«y a bon», indique
l'idée de perfection.
Ici on traduirait
par: «Si toutes
ces conditions
sont remplies, vous
avez l'abri idéal.» |
| Quand il est arrêté,
le tirailleur prend
la position qui
permet le mieux
de voir l'objectif
et le point à viser. | Quand tirailleur y a
arrêté, lui y a besoin
prendre position
y en a bon
pour mirer le but,
position y en a
bon pour mirer
place lui y en a
content viser.
Ça y en a dire… y
a besoin faire bien
bien. Quand tirailleur
y a moyen
bien bien mirer,
lui y a besoin
faire manière appuyer
le corps, lui
y a besoin faire
manière appuyer
fusil. | Position bonne pour
(Voir dans première
partie ce
qui a été dit pour
l'adjectif qualificatif).
Place lui y en a content
viser = la
place, le point
qu'il désire viser.
Ce qui vient d'être
dit.
Bien, bien: la répétition
soulignée
par le ton de la
voix indique que
l'on veut insister
sur l'idée exprimée:
ici on traduirait
par «parfaitement
bien!» |
| Cette condition essentielle
remplie,
il cherche à appuyer
le corps et
le fusil pour exécuter
un tir plus
ajusté, et enfin à
s'abriter des coups
et des vues.
Ici le règlement envisage
l'utilisation
des divers abris
(levée de terre,
parapet, sillon,
fossé, etc…). Cette
partie n'a pas besoin
d'être traduite.
Rien ne vaut
une bonne théorie
pratique. Au lieu
de parler aux
hommes, l'instructeur
n'aura qu'à
utiliser devant eux
et faire utiliser
ensuite par eux
successivement
(les levées de
terre, les parapets,
les fossés, etc…). | Si lui y a faire bien
manière appuyer
le corps, appuyer
fusil, lui y a moyen
bien tirer.
Si lui y a pas faire
bien manière appuyer
le corps, si
lui y a pas faire
bien manière appuyer
fusil, lui y
a pas bien tirer.
Tirailleur y a encore
besoin trouver
place, ennemi
y a pas moyen
mirer lui, ennemi
y a pas moyen
blesser lui.
Si tirailleur y a
trouvé place, lui y
a moyen mirer le
but, lui y a moyen
appuyer le corps,
lui y a moyen appuyer
fusil, lui y
a moyen bien tirer. | Si…, etc…, lorsque
l'on veut insister
sur l'importance
qu'il y a à faire
quelque chose
(condition essentielle,
dit le règlement
V. ci-contre),
il y a intérêt à
opposer comme
cela a été fait ici,
le cas de réalisation
de la condition
au cas de non
réalisation de la
condition.
Faire bien manière:
apporter beaucoup
de soin à.
Bien tirer se dit, mais
cette forme n'est
pas à généraliser.
On ne dira pas
bien marcher mais
marcher bien;
bien manger, mais
manger bien.
Bien tirer est une
de ces expressions
toutes faites
qui sont passées
dans la langue de
nos tirailleurs, ne
formant pour eux
qu'un seul mot. |
| Faire apprendre et
prononcer distinctement
par les
hommes les noms
des abris ou couverts
que l'on peut
trouver au cours
des divers exercices. | Ennemi y a pas
moyen mirer lui,
ennemi y a pas
moyen blesser lui.
Ça y a bon plus que
tout.
(On pourrait dire
aussi):
Ça y a bon trop-trop.
(Trope-trope.) | Quand on a énuméré
beaucoup de conditions,
il est bon
de les récapituler
rapidement en
phrases courtes et
de détacher nettement
de la voix la
phrase: ça y a
bon, ou ça y a
pas bon, suivant
que le résultat est
bon ou mauvais.
Plus-que-tout, après
«y a bon», indique
l'idée de perfection.
Ici on traduirait
par: «Si toutes
ces conditions
sont remplies, vous
avez l'abri idéal.» |
| —— | —— | —— |
| Exécution du feu. | Comment y a besoin
faire bataille fusil. | Se servir du fusil au
combat. |
| Le feu est exécuté
au commandement
du chef sur un
point nettement désigné
et en visant
le pied du but. | Tirailleur y a moyen
commencer le feu
quand chef y a
commandé «Commencez
le feu».
Tirailleur y a tiré
ça place chef y en
a faire mirer lui
bien bien.
Tirailleur y a tirer
toujours le but en
bas. | Faire mirer lui bien,
bien = lui désigner
très distinct:
Le pied du but: le
but en bas.
Le haut du but: le
but en haut. |
| Le tirailleur s'attache
à bien voir le
point à viser et à
ne pas le perdre
de vue pendant
toute la durée de
l'action.
Il se sert de la cartouchière
de droite
et charge avec
toute la rapidité
possible. | Tirailleur y a faire
bien bien manière
mirer bien ça
place y en a besoin
viser.
Tirailleur y a besoin
mirer toujours
le but; bataille
y a pas fini,
lui y a pas fini
mirer le but.
Tirailleur y a besoin
prendre cartouche
dans cartouchière
droite.
Lui y a besoin charger
vite, vite, vite
trop. | Tant que le combat
ne cesse pas, il
ne doit pas perdre
de vue le but.
Cartouchière droite
et non «cartouchière
y en a
droite», comme le
voudrait la règle
sur les adjectifs
qualificatifs, parce
que droite et gauche
font en quelque
sorte corps
avec les substantifs
qu'ils accompagnent.
L'usage a consacré:
La jambe droite,
La jambe gauche,
Le bras droit,
Le bras gauche,
etc… |
| Tous les arrêts
dans l'exécution
du feu sont utilisés
pour compléter
la cartouchière
de droite, d'abord
avec les cartouches
de la cartouchière
de derrière,
et ensuite
avec celles de la
cartouchière de
gauche. | Toujours quand y
en faire «Cessez
le feu» tirailleur
y a besoin faire
cartouchière droite
plein complète.
Lui y a faire cartouchière
droite
plein complète
premier avec cartouchi
y en a dans
cartouchière derrière,
quand ça
cartouchi y a fini
tirailleur y a faire
cartouchière droite
plein complète
avec cartouchi y
en a dans cartouchière
gauche. | Faire plein complète =
compléter.
Premier = d'abord.
Après = ensuite. |
| Le tirailleur commence
le feu immédiatement
après
le commandement,
vise toujours avec
calme et précision. | Toujours tirailleur y
a commencé le feu
quand chef y a
commandé «Commencez
le feu»,
lui y a pas attendre,
lui y a commencé
le feu tout
de suite.
Tirailleur y a besoin
viser bien; lui y a
pas faire même
chose y a froid,
même chose y a
peur, lui y a visé
tranquille, y a visé
juste. | Commencé le feu:
maintenir l'article
parce que c'est là
un commandement
réglementaire.
Tout de suite: assez
employé en
prononçant «tout-suite».
Trembler (accompagner
la parole
d'une mimique expressive). |
| Dans le feu à volonté,
il tire sans
aucun arrêt jusqu'au
commandement
de «Cessez
le feu», qu'il répète
à ses deux
voisins dès qu'il
l'a entendu. | Quand chef y a
commandé «Feu
à volonté», tirailleur
y a besoin
tirer, tirer, tirer
toujours; lui y a
fini tirer quand
chef y a commandé
«Cessez le
feu!»
Quand tirailleur y a
entendé chef commander
«Cessez le
feu», tout de suite
lui y a besoin répéter
«Cessez le
feu» son camarade
droite et son
camarade gauche. | Répéter: mot très
employé, précisément
parce que
pendant l'instruction
du tireur on
entend toujours le
commandement:
«Répétez! Répétez!» |
| Dans le feu à cartouches
comptées,
il s'attache à ne
pas dépasser le
nombre de cartouches
indiqué. | Quand chef y a
commandé «Feu
de trois cartouches»,
tirailleur y
a besoin tirer trois
cartouches.
Y a pas bon tirer
cartouches deux,
cartouches quatre.
Si chef y a commandé:
«Feu de quatre
cartouches!» tirailleur
y a besoin tirer
cartouches
quatre, y a pas
bon tirer cartouches
trois, cartouches
cinq.
Toujours tirailleur y
a besoin tirer ça
cartouches chef y
en a dire. | Insister de la voix
sur le nombre de
cartouches à tirer. |
| Les tirailleurs doivent
observer la
plus exacte discipline
dans l'exécution
des feux:
c'est à cette condition
seulement
que la section
pourra infliger à
l'ennemi des pertes
qui faciliteront
l'exécution du
mouvement et en
outre diminueront
les périls du combat. | Tirailleur y a besoin
faire bien manière
entendre tout ça
chef y en a commander
quand y
en a faire bataille
fusil; lui y a besoin
obéir tout;
lui y a besoin faire
tout ça règlement
y en a dire.
Si tirailleur y a faire
bon manière même
chose règlement y
a dire section y a
moyen blesser ennemi
trop, tuer
ennemi trop.
Si ennemi y a gagné
blessés trop,
tués trop, section
y a moyen avancer
bien.
Si ennemi y a gagné
blessés trop,
tués trop, section
y a pas gagné
blessés trop, tués
trop. | Tout ce que prescrit
le règlement.
L'exécution du mouvement…
Les périls du combat…
Mettre toujours ces
idées sous une
forme plus concrète. |
| | —— | |
| Emploi de la
baïonnette. | Comment y a besoin
faire manière
baïonnette. | |
| Quand le chef veut
commander l'assaut,
il fait mettre
la baïonnette au
canon et le mouvement
peut s'exécuter
dans toutes
les positions. | Quand chef y a content
faire assaut
lui y a commandé
baïonnette au canon.
Tirailleur y a moyen
mettre baïonnette
canon, si lui y
a debout, si lui y
a pausé, si lui y a
genou, si lui y a
couché.
Tirailleur y a moyen
faire baïonnette
canon dans tous
positions. | |
| Pour mettre la
baïonnette dans la
position couchée,
déposer le fusil
sur le sol le long
du corps, soulever
légèrement le haut
du corps en s'appuyant
sur la main
gauche, tirer la
baïonnette avec
la main droite, se
recoucher, reprendre
le fusil et fixer
la baïonnette au
canon. | Quand tirailleur y
en a faire «Couchez-vous»,
si lui
y a content faire
baïonnette au canon
(poser) mettre
fusil à terre couché
même chose
le corps, tout près
le corps, lever un
peu un peu la poitrine,
le corps y
appuyé la main
gauche; tirer
baïonnette la main
droite; coucher
encore; prendre
encore fusil, faire
baïonnette au canon. | Pour l'instruction il
sera bon d'exécuter
lentement en
parlant chacun des
mouvements indiqués. |
| Au commandement
de: «En avant, à
la baïonnette»,
s'élancer sur l'adversaire
le plus
proche et l'aborder
en appliquant
les principes du
combat à la baïonnette. | Quand chef y a
commandé: «En
avant, à la baïonnette»,
tirailleur y
a besoin courir attaquer
ennemi y
en a tout près premier:
tirailleur y
a besoin faire manière
escrime à la
baïonnette. | |
| —— | —— | |
| Emploi de l'outil. | Comment y a besoin
faire manière outil
portatif. | |
| Pendant le combat,
l'outil est porté
au ceinturon. | Quand tirailleur y a
faire bataille toujours
lui y a besoin
porter outil
ceinturon. | |
| Dans l'attaque
comme dans la
défense, le tirailleur
l'utilise sur
l'ordre des officiers
pour ouvrir
des passages dans
les haies ou à travers
les diverses
clôtures, pour
aménager rapidement
les abris
naturels du sol,
pour dégager le
champ de tir et
créer des abris
individuels en
terre. | Toujours quand tirailleur
y attaquer
ennemi, toujours
quand ennemi y
attaquer tirailleurs,
tirailleur y
a besoin faire manière
outil quand
officier y a dire
lui faire petit la
route dans haies,
dans murs, dans
tout ça y en pas
moyen pas moyen
passer.
Tirailleur y a
moyen faire manière
outil quand
lui y a content
arranger vite abris
y en a trouvés.
Tirailleur y a besoin
faire manière
outil quand lui y
a content casser
tout ça y en a pas
laisser lui tirer
bien.
Tirailleur y a besoin
faire manière
outil quand lui y
content faire abri
dans ça place lui
y en en pas trouvé
abri. | Montrer aux tirailleurs
divers abris
susceptibles d'être
aménagés. |
| Pour travailler sous
le feu, le tirailleur
dépose son sac en
avant de lui dans
la direction de
l'ennemi, de manière
à s'en faire
un couvert, le fusil
à coté du sac.
Il se couche sur le
côté gauche au
point même où il
doit travailler, et
creuse le sol avec
l'outil tenu de la
main droite.
Les terres sont jetées
en avant, en
observant d'augmenter
l'épaisseur
du parapet en
même temps que
sa hauteur.
Quand les circonstances
le permettent,
le tirailleur
prend la position
à genou et travaille
avec les
deux mains. | Quand tirailleur y a
besoin travailler
dans ça place où
ennemi y en à tirer,
lui y a besoin
mettre son barda
en avant lui, direction
ennemi.
Barda y a faire couvert
pour lui.
Tirailleur y a besoin
placer fusil tout
près son barda.
Tirailleur y a besoin
faire couché (sur)
côté gauche dans
ça place lui y en
en a besoin travailler;
lui y a faire
trou avec outil y
en a tenir la main
droite.
Tirailleur y a besoin
jeter terre en
avant; lui y a besoin
faire manière
pour parapet y a
venir large quand
y a venir haut.
S'il y a moyen, tirailleur
y a faire
à genou, y a travailler
avec son
la main deux. | Où peut s'employer
ou se supprimer.
Abris et couverts
sont des mots que
les tirailleurs doivent
connaître.
Sur peut se supprimer
sans inconvénient.
Tenir ou garder.
Avec peut s'employer ou non. |