III
UNE BEAUTÉ SERBE[1].
Devant la maison se dansait un merveilleux kolo, ayant pour chef la sœur de Stoïan: et quelle beauté c'est, que Dieu l'en punisse! elle est plus belle que la blanche Vila, ses yeux sont deux pierres précieuses, ses joues deux roses vermeilles, ses sourcils des sangsues marines, ses cils, des ailes d'hirondelle, ses blanches dents sont deux rangées de perles; elle est mince comme un rameau et grande comme un sapin; quand elle danse, on dirait d'un paon qui marche, quand elle parle, c'est comme un pigeon qui roucoule, et quand elle sourit, il semble que le soleil brille…
[Note 1: Extrait d'une pièce héroïque (t. III, n° 35).]