NOTES
I. [Note 1: Cette pièce est beaucoup plus ancienne que les suivantes, et semble antérieure à l'arrivée des Turcs, bien que le mot même de haïdouk paraisse dériver du turc haidoud, brigand. Leur établissement dans les pays Serbes n'a fait que donner une nouvelle impulsion et, quelquefois une direction patriotique à un métier qui là, comme ailleurs, a existé de toute éternité.]
I. [Note 2: Prédrag signifie le très-cher, et Nénad, l'inespéré.]
I. [Note 3: Voyez les notes du n° V, première partie.]
I. [Note 4: Littéralement: «Elle apporte devant lui un doux service,» c'est-à-dire, suivant la coutume encore existante, des confitures, de l'eau-de-vie de prunes et le café, alors inconnu. Ce sont les femmes et surtout les jeunes filles qui, dans les grandes occasions, sont chargées de cet office.]
I. [Note 5: C'est à couvert, en effet, que les haïdouks montrent toute leur bravoure, et la manière de combattre, qui leur est commune avec les Montenégrins, est bien décrite dans une pésima de ceux-ci qui date du siècle dernier.
«….. Les Turcs brûlèrent bien des villages et ne firent pas peu d'esclaves; mais une male fortune leur échut, car ils ne savent pas, eux, se cacher à l'abri d'un arbre ou derrière un rocher, comme le font les Montenégrins. Et le Bosniaque s'écrie: «Arrête, Montenégrin, cœur de souris! Viens nous mesurer en rase campagne, au lieu de te sauver comme une souris dans un tronc d'arbre!» Mais de derrière l'arbre un coup de fusil part, et le Turc tombe frappé d'un côté où il ne s'y attendait pas.» (Piévannia Tzèrno-gorska, etc., chants du Montenégro et de l'Hertzégovine, recueillis par Miloutinovitch, Buda, 1833, p. 180.)
En 1849, après la fin de la guerre de Hongrie, lorsque les débris de la légion polonaise traversèrent un coin de la Serbie pour se rendre à Choumla, ils arrivèrent à l'improviste, à cheval, mais sans armes, sur une clairière de forêt, où s'exerçait une milice de paysans. Fidèles à leur tactique, ceux-ci eurent disparu en un clin d'œil, et à l'abri des arbres environnants firent pleuvoir des balles sur les Polonais, qui eurent quelque peine à faire reconnaître qu'ils étaient désarmés.]
I. [Note 6: Allusion à la vendette qu'il suppose devoir exister désormais entre les deux familles.—A part le motif du voyage du haïdouk et sa fin tragique, cette pièce a beaucoup d'analogie avec une des ballades sur Robin Hood; et le green wood des outlaws est bien la zéléna gora des haïdouks.]
III. [Note 7: Le texte porte, en un seul mot, Djaferbegovitza. Au moyen de la finale ovitza ou itza, on forme ainsi des noms féminins, par exemple, konsoulovitza, la femme du consul, la consulesse, pachinitza, la femme du pacha.]
III. [Note 8: C'est la traduction littérale du mot dragoskoup.]
IV. [Note 9: Ou vinou kief zadobiché, «(quand) ils eurent trouvé le kief dans le vin.» Le mot turc de kief, rendu ici par belle humeur, marque cet état de béatitude où l'on est plongé après un bon dîner, ou en buvant une tasse de café aromatique, alors qu'accroupi sur un divan, on aspire lentement la fumée de son tchibouk. Un Anglais dirait en pareille occasion que: He feels very comfortable.]
VI. [Note 10: Le mot employé ici est bochtchalouk, qui désigne un cadeau fait ordinairement aux gens de noce, et qui se compose d'une chemise, de larges caleçons ou pantalons de dessous et d'une serviette, le tout de fine toile de coton, mêlée de soie, à la mode turque, et de bas de laine épais, à dessins de diverses couleurs.]
VII. [Note 11: Manuel ou Manoïlo. Ce personnage est le héros de plusieurs autres chants.]
VII. [Note 12: Au texte stara planina, la vieille montagne.]
VIII. [Note 13: Bendjelouk, nom turc de quelque plante narcotique.]
VIII. [Note 14: Ces expressions sont fort claires, et cependant M. Vouk remarque que dans les chants populaires, où elles se rencontrent assez fréquemment, elles ne sont jamais comprises dans leur sens figuré. Mais c'est ici le cas de ne pas entendre à demi-mot.]
XII. [Note 15: Littéralement «mais il s'est rendu immobile.»]
XII. [Note 16: Le mot kolo, qui signifie roue, et que l'on peut par conséquent rendre fort exactement par celui de ronde, est le nom générique des danses nationales serbes, qui s'exécutent en rond, bien que, dans quelques-unes, les deux extrémités du rond ne se touchent point. Elles consistent en général dans un mouvement alternatif d'avance et de recul, exécuté au moyen de pas divers, mais le plus souvent d'un caractère monotone. Les deux sexes s'y mêlent librement, les danseurs se tenant soit par la main, soit à l'aide d'un mouchoir noué autour de la ceinture. A défaut de cornemuse (gaïdé) ou de flageolet, ils chantent des rondes spéciales, absolument comme font chez nous les enfants.]