IV

COMMENT M. DE CRILLON INTERPRÉTA L'ARTICLE IV DE LA TREVE.

Cependant, comme la stupéfaction n'est pas de l'attendrissement, comme le silence n'est pas un consentement, quoi qu'en dise le proverbe, les affaires de Pontis ne marchaient pas, et il n'avait d'autre ressource qu'un prompt retour de M. de Crillon.

La Ramée ne put tenir contre la curiosité qui le dévorait.

—Vous connaissez donc M. de Balzac d'Entragues? dit-il.

—Oui, monsieur, répondit Espérance.

Et comme il vit s'éclairer d'une flamme étrange la physionomie de la
Ramée.

—Je le connais vaguement, dit-il.

—Cependant, tous ces détails, que vous semez si familièrement, indiqueraient que vous connaissez dans l'intimité … soit lui … soit …

—Qui? demanda Espérance en attachant un regard assuré sur le visage de la Ramée, qui détourna les yeux comme s'il craignait d'en avoir trop dit.

Evidemment, poursuivit Espérance fort du silence de son ennemi, je parle avec connaissance de cause, et j'ai puisé mes renseignements sur vous à de bonnes sources.

—Vous on avez trop dit pour ne pas achever, monsieur, répliqua le pâle jeune homme. Et ces mêmes détails, fit-il en baissant la voix, ne vous ont pas tous été confiés pour que vous en abusiez comme vous venez de le faire.

Espérance, au lieu de se laisser engager dans cette explication particulière, haussa la voix sur-le-champ, et dit:

—Voyons, un refus ou un acquiescement.

—Je réfléchirai.

-Je vous donne dix minutes.

Ce ton bref et provocateur réveilla l'orgueil de la Ramée qui sur-le-champ s'écria:

—Soit. J'ai réfléchi. Le voleur sera mis à mort, et, quant à nous, nous causerons après.

—Du tout, nous causerons tout de suite. Je suis las de vos fanfaronnades et de vos férocités. Celui que vous appelez le voleur, n'est pour moi qu'un jeune homme affamé; vous demandez sa mort, je demande sa vie, et, comme pour arriver à votre but, vous avez pris tous les chemins, même les moins dignes d'un gentilhomme, à mon tour j'userai de tous les moyens en mon pouvoir. Je vous préviens donc que je vous tiens pour un déloyal et méchant garnement, que tout à l'heure je coucherai sur l'herbe d'un coup d'épée, si Dieu est juste. Et parce que je pourrais avoir mauvaise chance dans ce combat, je veux avant de l'entreprendre vous ôter toute ressource et toute fuite. Si vous me tuez, je veux que vous soyez pendu. Cela m'est très-facile. Écoutez bien!

Il s'approcha de l'oreille de la Ramée.

—Je dirai à ces messieurs, ajouta-t-il tout bas, que l'an dernier, près d'Aumale, vous avez rapporté de l'affût certaine bague qu'assurément vous n'avez pas trouvée sur un lièvre, car c'est un anneau de gentilhomme, et à le bien regarder, on reconnaîtrait les armoiries gravées sur le chaton.

La Ramée fit un mouvement qui trahit toute son inquiétude.

—Et, quand j'aurais rapporté une bague, dit-il, en attachant un regard effaré sur la physionomie calme et sereine d'Espérance, en quoi cela me ferait-il pendre, comme vous dites?

—Si cette bague avait appartenu à quelque seigneur huguenot tué ou plutôt assassiné d'un coup d'arquebuse lorsqu'il passait près d'Aumale dans un chemin creux bordé d'une double haie d'épines….

La Ramée devint livide.

—A la guerre, dit-il, on porte une arquebuse et l'on s'en sert contre les ennemis.

—Fort bien. Mais, lorsqu'on tombe aux mains de ces ennemis, ils vous pendent. Voilà ce que je voulais vous dire.

La Ramée, frissonnant et déconcerté:

—Vous prouveriez alors, dit-il, que j'ai….

—Assassiné le seigneur huguenot? Ce serait difficile. Mais je prouverai que vous avez pris à son doigt l'anneau en question.

—Ah!…

—Oui, et qui plus est, je dirai par quelle personne cet anneau avait été donné au gentilhomme, et à quelle personne vous l'avez rendu. Peut-être alors devinera-t-on pourquoi le gentilhomme a été assassiné; peut-être alors fera-t-on des découvertes dont le résultat vous fera pendre…. Vous voyez que je reviens toujours au même point; donc je suis dans le vrai et j'y reste.

La Ramée, au comble de l'épouvante, se mordait convulsivement les doigts en ravageant sa moustache rousse.

—C'est bien, murmura-t-il d'une voix saccadée après quelques secondes de réflexion. Vous tenez un de mes secrets, je cède, le voleur vivra. Mais, monsieur, après cette concession, si vous n'êtes point un lâche, au lieu de me faire massacrer par tous ces soldats que vous ameutez contre moi, vous me joindrez tout à l'heure au détour du chemin. Je connais un endroit fourré, désert, propre à l'entretien que nous pourrions avoir ensemble, et pour lequel il ne me manque que mon épée. Dix minutes pour l'aller chercher chez moi, et je suis à vos ordres.

—A la bonne heure! répliqua Espérance, apportez votre épée; mais je vous préviens que je me défierai de l'arquebuse, et que j'ai un poitrinal attaché à ma selle.

Avant que la Ramée n'eût pu répondre à cette rude attaque, on entendit à plusieurs reprises prononcer le nom de Crillon.

Et en effet, sous les tilleuls s'avançait, escorté par Rosny et les officiers, l'illustre chevalier, que trois rois successivement avaient surnommé le Brave, et qui n'avait pas de rival en Europe pour la vaillance, l'adresse et la générosité.

Crillon avait alors cinquante-deux ans: il était robuste et portait haut sa tête, petite en égard aux vastes proportions de son corps. Sans le feu qui jaillissait de ses yeux largement fendus, on l'eût pris, avec son épaisse moustache grise, les fraîches couleurs et l'embonpoint de ses joues, pour quelque honnête quartenier bourgeois encadré dans le hausse-col d'un colonel. Mais cette moustache se hérissait-elle, ces joues venaient-elles à frémir au vent de la bataille, apparaissait Crillon, et, de ce corps trapu, s'élançaient comme autant de ressorts, les muscles devenus élégants, nobles, irrésistibles: une flamme divine immatérialisait toute cette argile, et de la gaîne vulgaire du quartenier bourgeois jaillissait le héros sublime.

Bon nombre de gardes suivaient à distance leur chef vénéré. Celui-ci se faisait raconter par Rosny la scène de l'accusation et l'acharnement de l'accusateur.

—Où est l'inculpé? demanda-t-il.

—C'est moi, monsieur, répliqua piteusement Pontis.

—Ah! c'est toi; tu débutes mal, cadet dauphinois. Fouler le pauvre peuple, c'est défendu.

—Monsieur, j'avais faim, et ce n'est pas le pauvre peuple que je mettais à contribution, mais un riche gentilhomme qui eût dû m'offrir à dîner.

—Ah! où est-il, ce gentilhomme? demanda Crillon.

Rosny lui montra du doigt la Ramée près de qui se tenait Espérance.

—Lequel des deux? ajouta Crillon.

—Pas moi, dit Espérance en se reculant.

—Ah!… c'est monsieur…

Et Crillon toisa l'accusateur avec cette froide autorité devant laquelle tout orgueil plie et se tait.

—Que lui a-t-on pris?

—De la volaille, dit Pontis.

—Et une grange a été brûlée, dit brusquement Rosny.

—Pour laquelle ce généreux seigneur a offert de donner cent pistoles, s'écria Pontis avec précipitation comme s'il eût voulu empêcher son colonel de suivre une idée défavorable.

—Cent pistoles pour des volailles et une grange, c'est fort raisonnable, dit Crillon.

—N'est ce pas, monsieur?

—Tais-toi, cadet. Eh bien! qu'on donne les cent pistoles au plaignant et qu'il remercie.

—Bah! interrompit Rosny, le plaignant veut autre chose.

—Quoi donc?

—Il réclame l'exécution de l'article de la trêve.

—Quelle trêve?

—Il n'y en a qu'une, je pense, dit aigrement la Ramée, qui avait cru prudent jusque-là de garder le silence, et qui, d'après ses conventions avec Espérance, voulait bien céder la vie de Pontis, mais à condition qu'on lui en fît des remercîments.

—Est-ce à moi que vous parlez? demanda Crillon, en dilatant son grand oeil noir qui rayonna sur le malheureux la Ramée.

—Mais oui, monsieur.

—C'est qu'alors on ôte son chapeau, mon maître.

—Pardon, monsieur.

Et la Ramée se découvrit.

—Vous disiez donc, continua Crillon, que ce jeune homme veut autre chose que de l'argent pour ses volailles et pour sa grange?

—Il veut qu'on exécute l'article de la trêve, s'écria Pontis, c'est-à-dire qu'on me passe par les armes.

Crillon fit un soubresaut qui n'annonçait pas un grand respect pour la teneur de l'article.

—Par les armes! dit-il. Pour des poulets!

—Pour des canards, monsieur; et voyez, le prévôt m'avait déjà saisi.

—Qui a ordonné cela? demanda Crillon se retournant d'une pièce.

—Moi, dit Rosny un peu gêné.

—Êtes-vous fou? répliqua Crillon.

—Monsieur, il faut faire respecter la signature du roi.

—Harnibieu! s'écria Crillon, vous voilà bien, vous autres gens de robe, qui vous croyez soldats parce que

vous nous regardez faire la guerre. Donner un homme au prévôt parce qu'il a pris des canards….

—Et brûlé … interrompit Rosny.

—Une grange, nous le savons. Et c'est loi, dit-il à la Ramée, qui réclamais ce châtiment pour mon garde?

—Oui, dit la Ramée, fort ému de ce subit tutoiement de Crillon; mais l'orgueil parla encore plus haut que l'instinct de la conservation.

—Et l'on t'offrait cent pistoles de rançon?

—Oui, continua la Ramée d'un demi-ton plus bas.

—Eh bien! dit Crillon en s'approchant de lui les mains derrière le dos, avec un sourcil hérissé comme sa moustache, je vais te faire une autre proposition, moi, et je gage que tu ne réclameras pas après l'avoir entendue. M. de Rosny, que voilà, est un philosophe, un habile homme en fait de mots et d'articles. Il a eu la patience de t'écouter, à ce qu'il paraît, et vous vous êtes entendus et il t'a prêté mon prévôt, car c'est le mien. Moi, je vais te le donner tout à fait. Regarde un peu la belle branche de tilleul; dans trois minutes tu y vas être accroché, si dans deux tu n'as pas regagné ta tanière.

-Morbleu! s'écria la Ramée épouvanté, je suis gentilhomme, et vous oubliez qu'au-dessus de vous est le roi.

—Le roi? continua Crillon qui ne se possédait plus, le roi? Tu as parlé du roi, ce me semble. Bon, je te ferai couper la langue. Il n'y a de roi ici que Crillon, et le roi ne commande pas aux gardes. Je t'avais donné deux minutes, mon drôle, prends garde, je t'en retire une!

Un geste de la Ramée, une vaine protestation se perdirent dans l'effrayant tumulte qui couvrit ces paroles de Crillon. Les gardes ne se possédaient plus de joie, ils battaient follement des mains et jetaient leurs chapeaux en l'air.

—Une corde, prévôt, continua Crillon, et une bonne!

La Ramée recula écumant de rage devant le prévôt qui faisait siffler la corde demandée.

—Pardon, monsieur, dit alors Espérance au malheureux propriétaire, emportez votre argent, il est à vous.

—J'emporte mieux que l'argent, répliqua la Ramée les dents tellement serrées qu'on l'entendait à peine; j'emporte un souvenir qui vivra longtemps.

—Et notre entretien, monsieur la Ramée, dans ce fameux fourré désert?

—Vous ne perdrez point pour attendre, dit la Ramée.

Et aussitôt il fit retraite, la face tournée vers les gardes, marchant à reculons comme le tigre devant la flamme.

Une immense huée salua son départ. La honte le saisit; c'en était trop depuis une heure.

Poussant un cri sourd, un cri désespéré, un cri de vengeance et de terreur vertigineuse, il s'enfuit en bondissant et disparut.

—Vive M. de Crillon, notre colonel! hurlèrent les deux compagnies dans leur ivresse.

—Oui, dit Crillon, mais qu'on n'y revienne plus! car effectivement ce coquin avait raison; vous êtes tous des drôles à pendre!

Crillon, après avoir abandonné ses deux mains à la foule qui s'empressait pour les lui baiser, se tourna vers Rosny, qui boudait et grommelait dans son coin.

—Ça, dit-il, pas de rancune. Vous voyez que tous vos scrupules sont de trop avec de pareils brigands.

—La loi est la loi, répliqua Rosny, et vous avez tort de vous mettre au-dessus. Les esprits, échauffés par votre faiblesse d'aujourd'hui, ne sauront plus se retenir une autre fois, et au lieu d'un homme qu'il fallait sacrifier à l'exemple, vous en sacrifiez dix.

—Soit, je les sacrifierai. Mais l'occasion sera bonne, tandis qu'aujourd'hui c'eût été une cruauté stérile.

—Monsieur, dit aigrement Rosny, je n'agissais qu'en vue de faire respecter les armes du roi.

—Harnibieu! ne les fais-je point respecter, moi? répondit Crillon avec une vivacité de jeune homme.

—Ce n'est point cela que j'entends, et par grâce, si vous avez des observations à me faire, faites-les-moi en particulier, pour que personne ne soit témoin des différends qui s'élèvent entre les officiers de l'armée royale.

—Mais, mon cher monsieur Rosny, il n'y a point de différend entre nous; je suis prompt et brutal, vous êtes circonspect et lent. Cela seul suffit à nous séparer quelquefois. D'ailleurs, tout se passe en famille, devant nos gens, et je ne vois point de témoin qui nous gêne pour nous embrasser cordialement.

—Excusez-moi, en voici un, répliqua Rosny en désignant Espérance à
Crillon.

—Ce jeune homme, c'est vrai. N'est-ce pas lui qui a offert de payer cent pistoles pour Pontis?

—Lui-même, et regardez avec quelle effusion Pontis lui serre les mains.

—C'est un beau garçon, ajouta Crillon, un ami de Pontis, sans doute?

—Nullement; c'est un étranger qui passait et qui a pris fait et cause pour vos gardes.

—En vérité! il faut que je le remercie.

—Cela lui fera d'autant plus de plaisir que tout à l'heure, en arrivant, c'est vous qu'il cherchait dans le quartier des gardes.

—Il m'a trouvé, alors, dit gaiement Crillon qui s'avança vers Pontis et Espérance.

Ces deux derniers étaient encore en face l'un de l'autre, les mains entrelacées; Pontis, remerciant avec la chaleur d'un coeur généreux qui aime à exagérer le service rendu; Espérance, se défendant avec la simplicité d'une belle âme qui craint d'être trop remerciée.

L'arrivée de Crillon mit fin à cet affectueux débat.

—Monsieur, dit Pontis à son jeune sauveur, je n'ai point terminé avec vous, et cela durera éternellement.

—Bien! s'écria le mestre de camp, bien, cadet! j'aime les gens qui contractent de pareilles dettes et qui les payent. Va-t'en!

Et il lui asséna sur l'épaule une caresse de cent livres pesant.

Pontis plia sous le double fardeau du respect et de ce poing mythologique; il adressa un dernier sourire à Espérance et rejoignit ses camarades.

—Quant à vous, monsieur dit Crillon à Espérance, je vous remercie pour mes gardes. Harnibieu! vous me plaisez. Ce que vous voulez me dire serait-il une demande que je pusse vous accorder?

—Non, monsieur.

—Tant pis. Qu'est-ce donc, je vous prie?

—Monsieur, rien que de fort simple: je vous apporte une lettre.

—Donnez, dit Crillon avec bienveillance, celui qui m'écrit a choisi un agréable messager. De quelle part, s'il vous plaît?

—Il me paraît que c'est de la part de ma mère.

A cette réponse, empreinte d'une incertitude qui la rendait si singulière, Crillon arrêta sur le jeune homme un regard étonné.

—Comment, il paraît, dit-il, n'en êtes-vous pas certain?

—Ma foi non, monsieur; mais lisez, et vous en saurez autant que moi, peut-être plus.

Ces mots, prononcés avec une grâce enjouée, achevèrent d'intéresser
Crillon, qui prit la lettre des mains d'Espérance.

Elle était cachetée d'une large cire noire, empreinte d'une devise arabe. On eût dit le type d'une de ces vieilles pièces orientales sur lesquelles les califes faisaient frapper un précepte du Koran ou un éloge de leurs vertus.

La lettre était contenue dans une enveloppe de parchemin d'Italie. Il s'en exhalait un vague parfum noble et sévère comme celui de l'encens ou du cinnamome.

Espérance se recula modestement, tandis que Crillon déchirait l'enveloppe. Mais, si peu curieux qu'il voulût être, il fut frappé de l'expression du visage de Crillon, dès la lecture des premières lignes. Ce fut d'abord de la surprise, puis une attention si profonde qu'elle ressemblait à de la stupeur.

Puis, à mesure qu'il lisait, le vieux guerrier baissait la tête. Il pâlit enfin, appuya sa tête sur sa main et poussa un soupir semblable à un gémissement.

On eût dit le passage d'une nuée noire sur un vallon doré de la Lombardie. Tout s'était assombri sur cette sereine et affable physionomie du chevalier.

Crillon releva comme avec effort sa main qui avait fléchi sous le poids de cette lettre si légère. Il la relut encore, puis encore, et toujours avec une émotion qui dégénérait en trouble, en anxiété.

—Monsieur, balbutia-t-il en fixant sur le jeune homme un regard mal assuré, cette lettre me surprend, je l'avoue, elle me frappe. Je chercherais en vain à vous le dissimuler.

—Ah! monsieur, dit vivement Espérance, si la commission vous est désagréable, ne m'en veuillez pas. Dieu m'est témoin que si je l'ai acceptée, c'est malgré moi.

—Je ne vous accuse pas, jeune homme, tant s'en faut, repartit Crillon avec la même bienveillance; mais j'ai besoin de comprendre tout à fait les choses, un peu obscures pour moi, qui sont renfermées dans cette lettre, et je vous demanderai….

—Vous vous adressez bien mal, monsieur, car j'ai reçu une lettre aussi, moi, et je ne l'ai pas comprise le moins du monde. Si vous voulez m'aider pour la mienne, je tâcherai de vous aider pour la vôtre.

—Très-volontiers, jeune homme, dit Crillon d'une voix émue. Causons bien franchement surtout … n'est-ce pas? Vous êtes avec un ami, monsieur, tirons à l'écart, je vous prie, pour que nul ne nous entende.

En disant ces mots, Crillon entraîna le jeune homme par la main, et le conduisit à son quartier, d'où il renvoya tout le monde.

—Je fais de l'effet, pensa Espérance; j'en fais trop.