XXIV
DROIT DE CHASSE
Quand Espérance rentra chez lui, croyant surprendre son monde, il fut surpris lui-même, on l'attendait. Un avis envoyé deux heures avant était parvenu au maître d'hôtel qui, sur-le-champ, passant, ainsi que toute la maison, d'une vive inquiétude à une joie immodérée, avait préparé le service comme si le maître n'eût fait qu'une absence ordinaire et rentrait pour dîner.
À cette prévenance du donneur d'avis, Espérance reconnut bien sa libératrice, qui ne voulait pas l'exposer aux hasards d'un retour en plein désordre.
C'était bien la même femme qui venait de lui promettre une vigilance de tous les moments, et qui, avant de promettre, avait déjà tenu parole.
Il remercia ses gens de leur intérêt, de leur empressement, se laissa soigner, adorer, et s'assit devant un admirable repas, auquel il ne toucha que des yeux, parce que, à chaque bouchée, le coeur gonflé de sa secrète joie, contrariait par ses bonds et ses battements fous, les volontés de l'estomac. Doux supplice de l'inanition, bien connu de la jeunesse amoureuse, ces Tantales mourant de faim et de bonheur tout à la fois!
Quel homme ne se souvient d'avoir, au milieu du festin le plus joyeux, repoussé l'assiette ou reposé le verre, en songeant au baiser promis ou reçu de la maîtresse absente. Quiconque une heure après ou avant le rendez-vous ne sent pas son coeur monter jusqu'à ses lèvres, sera peut-être un heureux convive, mais n'est pas un heureux amant.
Espérance se hâta de rentrer dans son appartement pour dormir, disait-il, mais en réalité, pour songer sans trouble et sans témoins. Son esprit frais et tenace, comme il est à vingt ans, lui répéta fidèlement mot par mot, geste par geste, signe par signe, toute la scène de la prison. Le sourire, l'intonation du: oui, je vous aime!—celle du: comme je vous aimerai! repassèrent à ses yeux et à son oreille. Tout son corps frissonna quand il se rappela la pression des mains de Gabrielle et son ineffable regard dans l'escalier. Quant à cette caresse de l'haleine suave de son amie, quant à la pression chaude des lèvres qui avaient effleuré sa main, ce furent, lorsqu'il se les rappela, lorsqu'il en retrouva la sensation par la mémoire, des élans de bonheur, des extases d'amour, dont Espérance savoura vingt fois de suite la volupté toujours nouvelle.
Désormais, quelle occupation dans sa vie! comme elle serait courte et meublée cette vie, soit par le souvenir, soit par l'espoir! Que de trésors à joindre aux trésors déjà recueillis! Quelle source intarissable de jouissances dans cette idée qu'il avait été choisi par Gabrielle, et que rien ne pourrait interrompre la poétique et chaste communication de ces deux âmes à jamais unies; rien, pas même la distance, pas même les obstacles du vouloir et du pouvoir.
Le sommeil qui suivit ces réflexions fut délicieux et continua le rêve, et le lendemain, au réveil, Espérance se rappelant combien il allait être heureux, se figura qu'il vivait pour la première fois, et que jusque-là il n'avait fait que végéter.
Une surprise bien douce encore l'attendait au sortir de sa chambre. Pontis vint l'embrasser avec l'effusion d'un coeur dévoué. Puis, ce fut le tour de Crillon, qui avait été averti par Gabrielle, et à peine revenu de son expédition, avait voulu revoir celui qu'il appelait l'infortuné prisonnier.
Jamais gaieté pareille ne s'était assise au foyer d'un simple mortel. Espérance rayonnait. Pontis fit remarquer au chevalier sa bonne mine et sa faconde intarissable. Pontis trouvait sublime la démarche de Gabrielle. Crillon soutenait qu'elle n'était que due. Espérance souriait, et disait oui à l'un et à l'autre.
Il fut très-fort question ce jour-là, non plus de Gabrielle, car Espérance rompit habilement l'entretien chaque fois qu'il errait de ce côté, mais du faux Valois, de la rusée duchesse, et de tout le tracas qui allait résulter encore pour le roi de cette complication nouvelle de la politique.
Après qu'Espérance et Pontis eurent longuement exprimé leur rage contre la Ramée, et admiré cette puissance vivace de l'ennemi qui, toujours terrassé, se relevait toujours, Espérance demanda au chevalier comment il était possible qu'un pareil drôle occasionnât des ennuis au roi.
Le moucheron était-il à ce point le tyran du lion?
—Le roi, répliqua Crillon, en est fort préoccupé.
—Le roi a pourtant la tête bonne, dit Espérance.
—La tête… la tête… murmura Crillon.
—Si mon colonel me permettait de parler, dit Pontis.
—Parle, cadet, mais parle bien.
—Eh! monseigneur, on dit partout que le roi a été blessé à la tête et que le cerveau s'en ressent.
—C'est un peu exagéré, repartit Crillon, mais le roi paraît affaibli de raisonnement, voilà qui est sûr. Croiriez-vous que nous faillîmes nous quereller hier ensemble à propos de cette coquine d'Entragues?
—En vérité! dit Espérance en rougissant.
—Oui. Le roi soutenait que cette fille s'était réellement évanouie au balcon par amour pour lui, et que je la calomniais en prétendant le contraire.
—Vous prétendiez donc le contraire, monsieur? demanda Espérance.
—Oh! dis-je au roi, si j'eusse voulu la faire revenir à elle, je n'avais qu'un mot à dire, un nom à prononcer.
—Vous n'avez rien dit, j'espère, monsieur le chevalier, répondit
Espérance, car ma délicatesse y est engagée.
—Non, je n'ai dit que cela. Le roi a froncé le sourcil, frotté de baume sa lèvre malade et marmonna dans ses dents:
—Chaque fais qu'un pauvre prince est aimé, chacun s'empresse de lui persuader qu'il est….
—Comment? dit Espérance.
—M. le colonel a voulu dire trompé, se hâta d'ajouter Pontis. Mais il est bien dommage que le cher sire ignore ce que M. la Ramée est à Mlle d'Entragues et réciproquement. Car, du caractère qu'a le roi c'est tôt ou tard un commerce qui s'établira. M. le comte d'Auvergne y pousse, toute la famille y pousse et tant pis pour la marquise de Monceaux.
—Un clou chasse l'autre, dit Crillon.
—Monsieur le chevalier, s'écria Espérance, je vous supplie d'être meilleur pour la plus estimable et la plus charmante femme de la cour.
—Il dit cela, parce qu'elle l'a tiré de prison. Mais, malheureux généreux que vous êtes, si elle ne vous y eût pas mis, elle n'aurait pas eu besoin de vous en faire sortir.
—Enfin, permettez-moi de vous faire observer, dit Espérance, qu'entre
Mlle d'Estrées et Mlle d'Entragues, il y a la différence d'un ange à une
furie. Le jour où Mlle d'Entragues régnera sur le roi, je plains la
France.
—Et je plains nous autres, s'écria Pontis, car nous sommes mal notés par là. Tandis que la marquise nous protège, c'est évident, n'est-ce pas, Espérance?
—Encore un mot de ce la Ramée, interrompit le jeune homme. Est-ce qu'il a des partisans, est-ce que son histoire se propage?
—Tous les ligueurs, tous les Espagnols, bon nombre de prêtres ou de moines, et les jésuites surtout le soutiendront.
—C'est un gros parti, murmura Espérance. Mais il faudra combattre.
—À propos de combats, dit tout à coup Crillon, vous savez que le roi en s'éveillant ce matin a songé à vous et parlé de vous.
—Un peu soufflé par Mme la marquise, peut-être bien, dit Pontis, car elle aura voulu raconter ce que tout le monde savait, sa visite au Petit-Châtelet.
—Précisément.
—Et le roi, qu'a-t-il dit?
—Le roi a paru un peu surpris que vous eussiez eu les honneurs d'une telle intervention; puis il s'est ravisé et a trouvé qu'on n'avait pas assez fait pour vous ôter le mauvais goût de la disgrâce passée.
—Pas assez fait?
—Oui, le roi est généreux en de certains jours. Certes, a-t-il dit, le jeune homme doit être flatté de la protection de madame la marquise, mais cela ne lui retire ni la prison qu'il a faite, ni la laide couleur de cette arrestation imméritée.
—Il a dit imméritée? c'est bien! s'écria Pontis.
—Harnibieu! ai-je dit au roi, voilà comment le meilleur prince du monde fait toujours un peu de mal sans s'en apercevoir.
—Il faut lui pardonner, a répondu Sa Majesté, s'il fait le bien en s'en apercevant. Je m'étais trompé sur ce jeune homme, je lui ferai réparation.
—C'est fort beau! dit le garde.
—C'est noble, en effet, ajouta Espérance.
—C'est juste, dit Crillon.
—Mais je ne vois pas trop pourquoi tout ce récit vous est venu à propos de combats, demanda Espérance au chevalier.
—Voici: c'est que Sa Majesté est capable de vous offrir une compagnie en quelque régiment. Il pousse fort à la culture des officiers, notre grand monarque, et s'il les trouve beaux, braves, riches, il s'en empare. Avis à vous, vous voila prévenu.
—Je le défie bien de m'éblouir, dit Espérance.
—Oh! ne dites pas cela; il est séduisant quand il veut affiler sa langue. Je me souviens que cent fois il nous faisait faire, à nous ses amis, des tours de force avec un seul mot prononcé d'une certaine façon. S'il vous offre une compagnie, vous voilà enrôlé.
—Pas encore, dit Espérance en souriant, d'ailleurs, il n'est pas là pour m'offrir.
—Il n'est pas là, non; mais vous serez bientôt au Louvre, et le moyen de refuser? Oui, vous serez au Louvre. Sa Majesté m'a commandé de vous amener le plus tôt possible, et ce sera aujourd'hui même, s'il vous plaît.
—J'irai donc, dit Espérance avec une secrète joie de rencontrer sitôt une occasion de revoir Gabrielle.
—Quelle chance! si l'on offrait quelque chose à Espérance dans les gardes, dit Pontis, et si j'étais désormais sous ses ordres; le doux service, les beaux congés que j'aurais! quelles aubaines, et qu'on se donnerait de bon temps!
—Là, là, là! dit Crillon, paresseux que tu es; ne prévoyons pas de si loin. Si Espérance entre aux gardes, il sera d'abord sous mes ordres, et je lui défendrai absolument de gâter un drôle comme toi: ta gangrène est déjà bien assez profonde.
—Eh! mais notre palais, il le faudrait donc abandonner? Et nos cuisiniers, et notre cave, et toutes les douceurs de la vie, sambioux! Espérance, pas de faiblesse, au moins; n'accepte pas les honneurs à la place du bonheur! Comment irais-je, si vous étiez mon chef, dans le carrosse de mon chef? Comment dirais-je: toi à celui qui pourrait me mettre aux arrêts? Pas de faiblesse! Espérance.
—Ne crains rien, repartit celui-ci avec un sourire, je me garderai comme du feu de ces tentations d'orgueil. Les honneurs! ah bien oui. Ceci est du foin pour les gens heureux.
—Du vrai foin, répéta Pontis, foenum, en latin.
—Voilà de plaisants philosophes! s'écria le chevalier.
—Désintéressés, monseigneur, comme Aristides et Curius.
—Marauds! quand vous ne serez plus jeunes, quand vous perdrez vos cheveux ou ne les pourrez plus perdre, ainsi des dents, quand vous ne ferez plus baisser les yeux à une seule femme, vous verrez si l'ambition ne vous pousse pas. Que faire! dans cette vie, sans cheveux, sans dents et sans amour, si l'on n'avait pas les glorioles et les sonnettes de l'ambition? D'ailleurs je ne sais pas pourquoi ce Pontis parle toujours pour deux. Tu es gueux, cadet, tu es râpé, raflé; tu as pour perspective un lit gratis sur quelque champ de bataille, un de ces lits d'où l'on ne se relève pas, à moins que tu n'ailles retrouver la paille d'avoine de ton castel en poudre. Espérance, au contraire, est riche, reluisant et renté; il a tout ce que tu as et tout ce que tu n'as pas. Parle pour toi seul, cadet.
—Mais non, interrompit Espérance, Pontis, au contraire, a tout ce que j'ai.
—C'est juste, dit le garde.
—Allons donc! aura-t-il l'héritière qui tôt ou tard sera trop heureuse d'épouser Espérance?
—Tard! dit Espérance en riant de si bon coeur, que Pontis fit chorus, et que le chevalier, forcé de les imiter, s'écria:
—Je ne sais ce qu'il y a aujourd'hui dans les yeux du seigneur Espérance, mais on dirait de la flamme vive.
—C'est le contentement, monsieur.
—Harnibieu! le contentement d'avoir été en prison! vous n'êtes pas difficile. Si la prison vous profite ainsi, pourquoi ne demanderions-nous pas au roi qu'il vous en fasse tâter de temps en temps, pour vous remettre en belle humeur? Voilà un chrétien qui m'arrive d'Italie tout blême, tout lugubre; il soupirait à fendre des arbres; il ne parlait que de choses mortuaires; tout à coup on le jette en prison comme un bohème, je me figure qu'il en mourra, vu les dispositions que je lui connaissais à la mélancolie… je n'en ai pas dormi deux jours! et, regardez… le voilà….
Espérance continuait à rire, et Pontis s'en crevait sans savoir pourquoi.
—Quels bélîtres! s'écria le chevalier; on voudrait les égayer qu'on n'y parviendrait pas, et pour une pauvre fois qu'on veut les assombrir, ils rient comme un tas de mouches au soleil. Allons, mordieu! allons au Louvre regarder la moustache grise du roi et sa lèvre fendue. Cela vous fera penser, d'abord à la Ramée qu'on écartèlera quelque jour s'il ne vous a pas dévorés avant, puis au petit serpenteau de Châtel qu'on est en train d'écorcher tout doucement pour extraire de lui quelques bonnes vérités. Vous penserez aussi à votre amie d'Entragues, qui vous veut tant de bien, aux petits couteaux de la mère Touchet, toutes choses gaies, et si vous riez au nez du roi, nous le verrons bien, et le Châtelet est toujours là-bas avec son brave homme de gouverneur…. À propos! il s'appelle du Jardin! Et il était le père de son fils, vous savez ce que je veux dire, Espérance. Riez encore de celui-là si vous voulez!
Les deux jeunes gens se calmèrent pour faire plaisir à Crillon, et l'on partit pour le Louvre où Pontis vit bien que l'égalité est une fiction sur cette terre, car, il resta dehors tandis que ses deux compagnons entraient dans le cabinet du roi.
Espérance eut lieu d'être satisfait de sa visite. Henri, tout en le caressant beaucoup, ne lui fit aucune ovation publique. L'attirant à part:
—L'affaire, lui dit-il avec son aimable sourire, s'est passée entre nous, qu'elle reste entre nous. On ne sait pas que vous avez été jeté dans les fers par Henri le tyran, ne l'apprenons pas au monde. Il faudrait aussi lui dire, à ce monde bavard et curieux, que le roi s'est conduit comme un écolier, que l'écolier s'est conduit en roi. Or, ma royauté n'est pas assez solide pour affronter de tels chocs. Demeurons bons amis, jeune homme. J'ai eu besoin de vous, et vous m'eussiez rendu un grand service sans le démon familier des femmes qui trahit toujours les maris. Cependant, votre bonne volonté comptera pour le fait. Ainsi demandez-moi ce que vous voudrez, pourvu que je puisse vous l'accorder, c'est acquis. Es-tu content, Crillon?
—Espérance l'est-il? demanda le chevalier.
—Je suis comblé, répondit le jeune homme en fléchissant le genou.
—Allons, demandez, mon beau confident, s'écria le roi, pourvu que ce ne soit pas de l'argent!
—Eh! sire, il vous en prêtera si vous voulez, dit Crillon.
—Peste! je n'ai garde de refuser, répliqua le roi. Mais que veut-il 2
—Rien, sire, que l'honneur de vos bonnes grâces.
—C'est trop peu, dit Henri, un peu gêné de n'avoir rien à offrir.
Espérance sentit cette nuance avec son exquise délicatesse.
—Sire, dit-il, je suis grand chasseur, et n'ai pas présentement de terres.
—Vous aimeriez à chasser sur les miennes? dit Henri.
—De temps en temps, sire, avec l'agrément de Votre Majesté.
—C'est accordé, répliqua le roi, sans voir que derrière la tapisserie, un divin profil, visible pour Espérance tout seul, venait d'apporter au jeune homme le sourire promis à défaut de la parole.
Le sourire était malicieux à faire le désespoir d'un lutin. Car Gabrielle avait entendu cette autorisation donnée à Espérance de chasser sur les terres du roi. Craignant de rire au point d'être découverte, et de rougir si elle était aperçue, Gabrielle aima mieux disparaître, et la vision échappa aux regards avides d'Espérance.
L'audience était finie, Crillon emmena son protégé.
—Maintenant, dit-il, vous voilà commensal du roi. Le droit de chasse dans les bois de Sa Majesté vous ouvre les maisons royales en tout temps.
—Ah! dit Espérance avec une feinte naïveté; en tout temps?
—Oui, que le roi y soit ou n'y soit pas. C'est un privilège que n'ont pas toujours les princes du sang. Il vous plairait courir un cerf la nuit, aux lanternes, que le roi ne vous en empêcherait pas.
—J'userai, répondit Espérance avec un soupir, et tâcherai de n'abuser jamais.
Je verrai Gabrielle quand je voudrai, pensa-t-il, sans même qu'elle le sache. Je la verrai sans que nul puisse croire que je la cherche… Allons, c'est un vrai bonheur.
Au sortir du cabinet royal, Crillon et le jeune homme se quittèrent. Pontis reprit son compagnon, et le voyant aussi radieux qu'à l'arrivée:
—Puisque tu es dans une bonne veine, dit-il, joue quitte ou double.
—Qu'est-ce à dire?
—Amusons-nous.
—Soit. Mais comment?
—J'ai une idée. Donne une fête pour inaugurer ton palais. Nous y recevrons tous les bons compagnons et toutes les aimables femmes de Paris; il faut se faire un cercle, sambioux!
—Oh! oh! tant de monde….
—Crois-moi, Espérance, répandons-nous un peu, je te conterai pourquoi.
—Conte.
—C'est mon tour de garde et je n'ai pas le temps aujourd'hui, mais fais préparer un bon déjeuner demain et je veux t'en raconter de belles.
—C'est conclu.
Espérance rentra chez lui par le chemin le plus long, lentement, à petits pas, incapable de contenir son ivresse s'il n'eût pas respiré le grand air pendant deux longues heures.
Dans son vestibule il aperçut, attachée à la taille de marbre et broutant des fleurs dans une corbeille, une charmante biche portant collier de cuir de Cordoue avec une plaque d'argent sur laquelle était gravée cette inscription: Chasse du roi.
Ses gens lui annoncèrent orgueilleusement que c'était un présent qui venait d'arriver du Louvre.
—Encore Gabrielle! tant d'esprit avec tant d'âme, murmura-t-il, dans une si parfaite beauté. Oh! mon Dieu, est-ce que je ne suis pas trop heureux!