A.
Amarrer. Lier, attacher. Il est probable que les premiers marins attachaient autour du mât ce qui était susceptible de mouvement. Ulysse, qui craignait beaucoup les sirènes, se fit attacher au mât. On l'amarra.
Amurer une voile. Attacher la voile contre le bord, qui est aussi le mur du vaisseau.
Appareiller. Partir, s'en aller. Cette manœuvre se fait avec beaucoup de préparatif ou d'appareil. Tout l'équipage est sur le pont. On lève l'ancre, on déferle les voiles, on hisse les huniers : tout le monde est en mouvement.
Arrimage. Distribution des marchandises dans la cale, faite de manière que rien ne se dérange dans les roulis.
Arriver au vent. Lorsqu'un vaisseau reçoit le vent de côté dans ses voiles, s'il survient un orage imprévu, il obéit pour quelque temps à l'effort du vent, et lui présente sa poupe. Il reçoit alors le vent par son arrière. Il se trouve, par cette manœuvre, dans la direction qui lui est propre. Arriver signifie ici céder et se remettre dans son lieu naturel. Ce mot n'a point de relation avec dériver. Souvent un vaisseau dérive en arrivant.
Artimon. Mât près du timon : il fait venir au vent.
Aumônier. Ecclésiastique qui fait les prières et dit la messe. J'imagine que nos ancêtres étaient fort charitables. Dans leurs courses de guerre, et quelquefois de brigandage, ils menaient avec eux un ecclésiastique chargé de faire les aumônes. Les vaisseaux ont aussi des aumôniers, quoiqu'il n'y ait point de mendians sur leur chemin.