B.

Bâbord. C'est le bord gauche du vaisseau, lorsqu'on est tourné vers l'avant. Tribord ou stribord est le côté droit.

Banc-de-quart. C'est un banc où s'assied l'officier qui commande le quart.

Bau ou beau. Un vaisseau a différentes largeurs. Elles se mesurent entre les couples, qui sont des courbes dont la carène est formée. Ces pièces sont rares, et les premiers charpentiers ont pu les trouver fort belles. Ils ont pu appeler beaux les espaces compris d'une courbe à l'autre. Le dernier de ces espaces est sur l'avant.

Voilà une étymologie comme celle de la Beauce. Gargantua, qui la trouva belle, s'écria : beau-ce. Gargantua peut fort bien être une allégorie du peuple.

Beaupré ou près du beau. C'est un mât incliné sur l'avant, au-delà et près du dernier beau. C'est par la même raison qu'aux îles les charpentiers appellent benjoin un arbre assez commun, dont le bois joint bien.

Beausoir ou bossoir. Pièce de bois qu'on pose ou qu'on assied sur le dernier bau : c'est là que s'attachent les ancres.

Berne (Pavillon en.) C'est un pavillon qui n'est plus flottant, et qui n'est plus en quelque sorte dans ses honneurs. On l'élève à la moitié de son mât sans le déployer : ce signal ne se fait guère que dans les dangers.

Bord. A été expliqué. On fait des bords ou on louvoie lorsqu'on présente alternativement un des bords du vaisseau au vent : sa route est alors en zigzag ; cette manœuvre ne se fait que quand le vent est contraire.

Bout dehors. C'est un bout de mât ou de vergue, qu'on met dehors à l'extrémité d'une autre vergue.

Bras. Ce sont des cordages qui servent à faire mouvoir les vergues à droite ou à gauche. Ce sont en quelque sorte les bras de l'équipage, qui n'y saurait autrement atteindre.

Brasse. Distance comprise entre les bras étendus d'un homme. Sur mer, elle est fixée à cinq pieds. Je crois avoir observé que les matelots ont les bras plus longs et les épaules plus grosses que les autres hommes. Ils exercent plus leurs bras que leurs jambes.