IV
Ah! voilà comme elles sont, les vieilles bêtes littéraires!
Et celles qui ont fait elles-mêmes des ouvrages,—dans leur temps,—pièces ou volumes!
De ce qu’on ne les joue plus, ou de ce qu’on ne les réimprime plus, tout va de mal en pis, l’art est perdu, un abîme est sous nos pieds.
Deux d’entre elles s’abordent dans la cour de l’Institut,—considérée comme passage.
—Comprenez-vous quelque chose à ce qui s’écrit aujourd’hui? demande le père d’un Asdrubal quelconque à l’auteur d’un recueil d’Apologues et d’Héroïdes.
—Moi! s’écrie avec indignation l’interpellé; est-ce que je lis un seul mot de la littérature actuelle? Je me crèverais les yeux plutôt que de les souiller par ces rapsodies!
—Cependant, il est bon de se tenir au courant...
—Allons donc! est-ce que je ne sais pas à L’AVANCE, tout ce que ces messieurs peuvent dire!!!
Et l’on parle de la critique parfois étourdie des jeunes gens.
Comment qualifier alors la critique aveugle des vieilles bêtes?