A PARIS
O ville de François Villon et de Verlaine,
Me voilà donc foulant encor tes beaux pavés !
Oublieux des torpeurs de la maison lointaine,
Les soleils du plaisir dans la nuit sont levés !
Je pourrai me mêler à la foule inconnue,
N’être qu’un flot parmi ton océan humain,
Monter le boulevard, descendre l’avenue
Et voir mille beaux yeux passer sur mon chemin.
O Paris, sous tes feux d’électricité blonde,
De toutes tes splendeurs me voilà le témoin ;
Ce soir, j’entends encor battre le cœur du monde !
O solitaires jours que vous me semblez loin !