HOLLANDE.

Locut. vic.On a reçu des nouvelles d’Hollande.
Locut. corr.On a reçu des nouvelles de Hollande.

Ne dites pas, avec les agens de change, des ducats d’Hollande; ni avec les épiciers, du fromage d’Hollande; ni avec les marchands de toile, de la toile d’Hollande. Quelques grammairiens autorisent, il est vrai, cette prononciation; mais ces grammairiens n’ont certainement pas pesé leur opinion, ou bien peut-être ont-ils voulu, dans ce cas, déférer à l’usage, qui, comme nous venons de le faire voir, est un peu en faveur de ces exceptions. Le principe est excellent, et ce n’est certes pas nous qui le combattrons. Notre observation n’a pour but que d’en blâmer ici l’application, parce qu’elle est absurde, et que l’absurde doit être attaqué partout où il se trouve. MM. Laveaux et Ch. Nodier veulent l’aspiration du h dans ce mot. Comme personne ne dit l’Hollande, nous pensons qu’il serait ridicule de vouloir que ce mot, qui n’a jamais qu’une seule signification, pût, selon les phrases, avoir deux prononciations. Soyons conséquens dans nos opinions, c’est le meilleur moyen de leur donner du poids.