S’AGIR.
| Locut. vic. | Je ne crois pas qu’il ait s’agi de le faire. |
| Locut. corr. | Je ne crois pas qu’il se soit agi de le faire. |
S’agir se conjugue, dans tous ses temps composés, avec être, et non avec avoir, et le pronom personnel se doit toujours être placé devant le verbe auxiliaire. Il s’est agi, il se sera agi, il se serait agi, il se fût agi, qu’il se soit agi, qu’il se fût agi.
Le Ministre de la guerre (à la tribune). «Le ministre ne peut, de son propre mouvement, former ou dissoudre une armée; l’armée est constituée par ordonnance du roi. Lorsqu’il a s’agi de former l’armée du Nord.....» (Rires aux extrémités.)
Une voix du centre. «Il n’y a pas là de quoi rire; on voit bien que M. le ministre veut dire: lorsqu’il s’est agi.»
Le ministre. «Dans ce cas, c’est le gouvernement qui est intervenu; de même lorsqu’il a s’agi...» (Nouveaux rires.)
Une voix à droite. «Ces explications ne sont point d’un bon français.» (Séance de la Ch. des Dép. du 25 fév. 1834. Courrier Français du 26 fév. 1834.)