SON, SA, SES.

Locut. vic.Il étudia sa maladie, et rechercha son origine.
Locut. corr.Il étudia sa maladie, et en rechercha l’origine.

C’est une règle reconnue par tous les grammairiens anciens et modernes, et par tous nos bons auteurs, que l’adjectif possessif son, sa, ses, leur, leurs, ne doit pas être employé comme qualificatif d’un nom de choses ou d’animaux, lorsqu’il est possible de le remplacer par le relatif en, qui a plus d’élégance et donne souvent plus de clarté à la phrase. Dans les exemples suivans, il faut donc substituer le pronom relatif en à l’adjectif son, sa, ses. Quand on parle du loup, on voit sa queue.—Ce drap est beau, mais sa couleur est vilaine.—J’aime la couleur de cette pierre, mais son grain me paraît un peu gros.—Le Rhin est large, ses eaux sont rapides. Dites: On en voit la queue; la couleur en est vilaine; le grain m’en paraît un peu gros; les eaux en sont rapides.

«Si l’on disait: le soin qu’on apporte au travail empêche de sentir sa fatigue; ceux qui introduisirent ces cérémonies connaissent bien leur fort et leur faible; sa et leur seraient équivoques: veut-on parler de sa propre fatigue ou de celle du travail, de celle que cause le travail? Est-ce le faible et le fort de ceux qui introduisent ces cérémonies, ou bien de ces cérémonies mêmes?

«Comme ou veut mettre la fatigue en rapport de possession avec le travail, et le fort et le faible avec les cérémonies, pour éviter l’équivoque, on prend un autre tour et l’on dit: Le soin qu’on apporte au travail empêche d’en sentir la fatigue. Ceux qui introduisirent ces cérémonies en connaissaient bien le fort et le faible.» (Manuel des amateurs de la langue française.)