DES DEGRÉS DE COMPARAISON.

Le comparatif s’exprime de différentes manières: au moyen de l’adjectif déterminé en il, précédé de l’article possessif u, souvent changé aujourd’hui en i ou y devant les voyelles. Ex.: U lobol Pedro cexma Luiz, Pierre est plus méchant que Louis (mot à mot: sa méchanceté de Pierre et non de Louis).

Les adverbes azab, paynum, hach, etc., s’emploient dans un sens analogue. Ex.: Azab ou paynum utz (et non yutzul) Pedro cexma Juan, Pierre (est) meilleur que Jean. On dit aussi: Utz Juan paynum yokol Pedro, Jean (est) fort bon au-dessus de Pierre. Aujourd’hui que la langue a subi quelque légère altération, on dit très-bien: Pedro lay hach kaz ema Juan, littéralement: Pierre est fort bon que non Jean. On dira de la même manière: Antonio lay com zakol ema Luiz, Antoine est moins industrieux que non Louis.

Pour former le superlatif, on emploie les mots hach, tipáan, beaucoup, très, fort. Ex.: Lob, mauvais; hach lob, très-mauvais, etc.

Les prépositions tial, oklal, men, menel, par, pour, à; ti, etel, yetel, etum, avec; ti, t’, dans, sont souvent unies aux noms ou pronoms; mais, dans ce dernier cas, ils viennent après les pronoms.