NOTES

[1] Voir plus haut Relacion de las Cosas de Yucatan, page 96.

[2] Francisco Gabriel de San-Bonaventura écrivit un Arte de el idioma maya, imprimé à Mexico en 1580, in-8ᵒ. L’ouvrage de Beltran porte le titre suivant: Arte de el idioma maya, reducido a succinctas reglas y semi-lexicon Yucateco, Mexico, por Bernardo de Hogal, 1746, 4ᵒ.

[3] Gramatica Yucateca, por el P. Fr. Joaquin Ruz, formada para la instruccion de los indigenas, sobre el compendio de D. Diego Narciso Herranz y Quiros, Merida de Yucatan, por Rafael Pedrera, 1844, in-12.

[4] La lettre h, dans les ouvrages modernes, où elle est précédée de la lettre t, est toujours barrée par le haut, pour indiquer un son différent du th anglais; nous n’en avons pas mis ici, n’en voyant pas la nécessité: il suffit de savoir que ce th a un son qu’on ne peut apprendre que par l’usage.

[5] La lettre é à la fin des noms est un signe du vocatif, comme dans plusieurs autres langues de l’Amérique.

[6] Ce que nous avons dit pour la langue quiché et ses dialectes, nous le répétons ici pour le maya, où le son x ou ix exprime le féminin, exactement comme le she anglais. Ce même son, placé devant certains noms de choses ou d’animaux, en modifie aussi la qualité dans un sens d’infériorité. Voir ma Grammaire de la langue quiché, pages 4 et 5.

[7] Ainsi ixok, femme, dans le quiché, indique le sexe de l’animal; coh, lion, ixok-coh, lionne; de même encore en anglais a she-lion, une lionne.

[8] Dans le quiché, le pluriel se forme généralement par l’addition des voyelles, ab, ib, etc.

[9] C’est ainsi que dans la grammaire et les sermons du père Joaquin Ruz, l’adjectif, par une corruption espagnole et contraire au génie de la langue maya et des langues congénères, se trouve le plus souvent après le nom qu’il qualifie.

[10] Très-commune encore dans les sermons de Ruz.

[11] On peut remarquer encore ici la ressemblance qui existe entre la formation du verbe réfléchi et du verbe passif.

[12] Voir ma Grammaire de la langue quichée, page 95.

[13] On peut voir dans la même Grammaire quichée, page 42, ce qui se dit au sujet de ca, verbe substantif être qu’on retrouve dans le quiché, dans le nahuatl ou mexicain, dans le quichua, etc.

[14] Rambles in Yucatan, p. 244.

[15] Ce qui montre combien ces distinctions de Ruz sont vaines, c’est qu’après avoir établi par exemple que la première conjugaison fait l’infinitif en al, et la seconde en ic, donne précisément à celle-ci, en la conjuguant, la même terminaison en al, et fait l’infinitif zahtáal.

[16] Dans Ruz les pronoms personnels du prétérit défini sont ceux de la première classe ci-dessus comme dans l’indicatif présent de cambezic, à l’exception toutefois de la troisième personne singulière et plurielle qui est letile, letileoob, au lieu de lay et de loob.

[17] La finale i dans naci paraît n’être qu’une forme de pronom de la troisième personne transformée de u en i, comme on le voit par l’y qui précède actuellement un grand nombre de mots commençant par une voyelle, et qui n’est autre chose que le pronom ou l’article possessif u, devenu partie intégrante du mot auquel il est joint.

[18] Ɔoc, ɔoci, ɔooc ou ɔooci signifient ici une chose finie, terminée; ils appartiennent probablement à un verbe ayant ce sens. Ainsi en disant ten ɔoc u yantali, c’est comme si l’on disait, je finis l’ayant ou mon avoir, etc.

[19] Taan u zahtic, craignant et mot à mot, actuellement ou présentement sa crainte.

[20] Le monosyllabe hi semble lui-même être un ancien verbe avoir comme le hab ou habi du quiché; ce qui expliquerait parfaitement le verbe dans ce cas: ten yan hi, je ai eu; hi serait donc le passé de , autre présent qu’on retrouve aussi dans la grammaire de Ruz pour exprimer le futur du verbe binel, aller. Ainsi, au lieu de dire bin, binel, j’irai, il dit là ten he in binel, j’irai, et mot à mot j’ai mon aller: or, l’infinitif de ce verbe ne serait autre que hal qui, suivant Beltran, sert à composer les verbes exprimant identification d’une personne ou d’une chose avec une autre, ainsi qu’on le verra plus loin.

[21] Les voyelles doubles aa, ee, oo, qui ne sont que a, e ou o, longs, deviennent souvent brèves en composition; c’est ce que le lecteur ne devra jamais oublier en lisant des livres en langue maya.

[22] Voir son exposé du la grammaire de Beltran dans le vol. I. des Transactions of the American Ethnological Society, New-York, 1845.

[23] Grammaire de la langue quichée, page 109.

[24] Grammaire de la langue quichée, page 119.

[25] Il y a dans cette traduction de l’oraison dominicale une abondance d’articles et de propositions qui n’existe pas dans celle qui fut composée au commencement de la domination espagnole, plus simple, mais bien plus énergique et plus conforme à l’ancien génie maya.

[26] En espagnol il y a: Dios te salve, Maria, qui est bien moins expressif et moins vrai que Ave Maria; Ruz a suivi l’espagnol dans sa traduction, mettant le mot Dios pour Dieu, gracia pour grâce et orail pour heure. Il est remarquable et curieux à la fois d’observer combien, en Amérique, les Espagnols qui se donnent pour si parfaitement catholiques, ont modifié à leur manière et souvent altéré les prières si simples et si belles de l’Église catholique romaine.


VOCABULAIRE
MAYA-FRANÇAIS
D’APRÈS
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