I.—Éloges de Corneille.—Considérations générales sur ses ouvrages et son influence littéraire.

1247. Lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, recueillies et annotées par M. Monmerqué, membre de l'Institut. Nouvelle édition [publiée sous la direction de M. Adolphe Régnier]. Paris, L. Hachette et Cie, 1862. 14 vol. in-8.

Mme de Sévigné parle si souvent de Corneille que ses Lettres devaient nécessairement figurer dans notre Bibliographie. La table de l'excellente édition de M. Régnier contient un relevé détaillé de tous les passages relatifs à Corneille.

1248. Éloge du grand Corneille. A M. l'abbé des Viviers, aumônier du Roi, chanoine de Constance, protonotaire du Saint-Siége. [Par de La Févrerie.]

Extraordinaire du Mercure, avril 1685, pp. 253-285.

1249. Discours prononcez à l'Académie Françoise le 2 Janvier 1685. A Paris, de l'Imprimerie de Pierre le Petit, Premier Imprimeur du Roy & de l'Académie Françoise, rue Saint-Jacques à la Croix d'or. M.DC.LXXXV [1685]. Avec Privilége de Sa Majesté. In-4 de 37 pp. et 1 f. blanc.

Ce recueil contient le Discours de M. [Thomas] de Corneille (pp. 7-16), le Remerciement de Bergeret (17-26) et le célèbre discours de Racine en l'honneur de Corneille (pp. 27-37). Ce beau panégyrique a été reproduit dans toutes les éditions des Œuvres de Racine.

1250. Pierre Corneille, par Charles Perrault.

Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle; Paris, 1696-1700, 2 vol. gr. in-fol., t. Ier, pp. 77-78 (avec un portrait de Corneille gravé par Lubin), et la Haye, 1736, in-12, pp. 162-167.

1251. Éloge de Corneille, par Saint-Évremond.

Nous avons déjà cité une lettre de Corneille qui nous a été conservée par Saint-Évremond (no 237). Voici la liste des passages de cet écrivain relatifs à Corneille; nous citons l'édition de Londres, 1711, 4 vol. in-12:

Corneille est habile à soutenir le caractère des Femmes illustres, II, p. 284; il fait parler les Héros avec toute sorte de bienséance, II, p. 285; son éloge, III, pp. 51-52; admirable lorsqu'il fait parler un Grec ou un Romain, ne se distingue plus des hommes ordinaires lorsqu'il s'exprime pour lui-même, III, p. 57; il a outré le Caractère de Titus, III, p. 125; pourquoi il vint à déplaire à la multitude, III, p. 130; supérieur aux Anciens dans ses Tragédies, III, p. 173; en quoi il a particulièrement excellé; court risque de perdre sa Réputation à la Représentation d'une de ses meilleures Pièces, IV, p. 202; combien il a excellé dans la Tragédie, V, p. 247; a surpassé tous les Anciens, V, p. 255.

1252. Défense du grand Corneille contre le commentateur des Œuvres de M. Boileau-Despréaux [Brossette], par le Père Tournemine.

Imprimée dans les Mémoires de Trévoux, mai 1717; réimprimée, en 1738, sous le seul titre de Défense du grand Corneille, dans les Œuvres diverses de P. Corneille (voy. le no [174]).

1253. Le Cardinal de Richelieu et le grand Corneille, dialogue des morts, par Vauvenargues.

Ouvrage posthume, publié dans le Supplément aux Œuvres complètes de Vauvenargues; Paris, Belin, 1820, in-8.

1254. Dialogues of the Dead, [by George, Lord Lyttelton]. London, 1760. In-8.

Le Dialogue XIVe entre Boileau et Pope contient un bel éloge de Corneille.

1255. Commentaires sur le Théatre de Pierre Corneille, et autres morceaux intéressans, [par Voltaire]. S. l., 1764. 3 vol. in-12.

Édition séparée des notes et commentaires ajoutés par Voltaire à l'édition des Œuvres de Corneille publiée par lui en 1764 (voy. le no [640]). Elle paraît avoir été faite sans sa participation.

1256. Commentaires sur le Théatre de Pierre Corneille, et autres morceaux intéressans, par M. de Voltaire. Amsterdam et Leipsic, 1765. In-12 de 478 et 208 pp.

Réimpression séparée des Commentaires de Voltaire, avec quelques additions.

1257. Commentaires sur Corneille, par Voltaire [avec Préface par Beuchot]. Paris, Didot, 1851. In-18.

1258. Éloge de Pierre Corneille, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté le prix d'Éloquence donné, en 1768, par Mgr le Duc de Harcourt, Gouverneur de Normandie, & Protecteur de l'Académie. Par M. Gaillard, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres et Censeur Royal. A Rouen, Chez Ét. Vinc. Machuel, Imprimeur-Libraire de l'Académie, rue Saint-Lo. vis-à-vis le Palais. Et à Paris chez Saillant, rue S. Jean de Beauvais, 1768. In-8 de 2 ff. et 52 pp., texte encadré.

Réimprimé dans le t. Ier des Mélanges académiques, poétiques, littéraires, philologiques, critiques et historiques de Gaillard; Paris, Agasse, 1806.

C'est dans sa séance du 5 août 1765 que l'Académie de Rouen mit au concours l'éloge de Corneille. Gabriel-Henri Gaillard, qui remporta le prix, était né en 1726 à Hotel, ou Ostel, en Laonnois; il fut membre de l'Académie des Inscriptions (1760) et de l'Académie Française (1771).

1259. Éloge de P. Corneille, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté l'accessit du prix d'éloquence donné, en 1768, par Monseigneur le Duc de Harcourt, gouverneur de Normandie et protecteur de l'Académie, par M*** [P.-Sylvain Bailly]. Rouen, Machuel, et Paris, Saillant, 1768. In-8.

Réimprimé depuis avec quelques changements dans les Éloges de Charles V, de Molière, de Corneille, de l'abbé de La Caille et de Leibnitz, avec des notes; Berlin et Paris, Delalain, 1770, in-8; et dans les Discours et Mémoires, par l'auteur de l'Histoire de l'Astronomie; Paris, Debure l'aîné, 1790. 2 vol. in-8.

1260. Éloge de Corneille. Pièce qui a concouru au prix de l'Académie de Rouen en 1768, Par M. l'abbé de Langeac.—Sperare nefas sit vatibus ultra (Vida).—A Paris, Chez Le Jay, Libraire, quai de Gêvres, au Grand Corneille, M.DCC.LXVIII [1768]. In-8 de 42 pp. et 1 f. blanc.

Le titre porte la marque du libraire Le Jay, représentant un portrait de Corneille, entouré du vers fameux de l'Excuse à Ariste:

Je ne dois qu'à moi seul toute ma renommée.

1261. Éloge de P. Corneille, par M. L*** de L*** [l'abbé de la Serre].

Nouveaux Discours académiques; Nîmes, Gaude, 1768, in 12.

1262. Éloge de P. Corneille, qui a concouru à l'Académie de Rouen, en 1768, par M. Bitaubé. Berlin, G.-J. Decker, 1769. In-8.

1263. Éloge de Corneille, avec des notes. Paris, Delalain, 1770. In-8.

1264. Discours abrégé sur le grand Corneille.

Publié dans l'Almanach littéraire, ou Étrennes d'Apollon; Paris, veuve Duchesne, 1777, in-12, pp. 1-38.

1265. Portrait de Corneille, par Dorat.

Ce portrait a été inséré dans les Mélanges littéraires, ou Journal des Dames, dédié à la Reine, par M. Dorat, t. Ve, 1778, in-12, 3e cahier, pp. 385 sqq. Il a été reproduit dans le Coup d'œil sur la littérature, ou Collection de différens ouvrages tant en prose qu'en vers, en deux parties; Amsterdam, et se trouve à Paris, chez P.-F. Gueffier, 1780, 2 vol. in-8.

1266. Éloge de Pierre Corneille, par Lesuire, 1781.

Mentionné dans le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, t. Ve (1781-1793), p. 28.

1267. Idées sur Corneille, par M. Grimod de La Reynière.

Se trouvent dans Peu de chose, hommage à l'Académie de Lyon; Neufchâtel et Paris, 1788, in-8.

1268. Corneille, par La Harpe.

Lycée, ou Cours de littérature ancienne et moderne; Paris, Agasse, 1799-1805, 19 vol. in-8, etc. Voy., dans la dernière édition (Paris, Didier et Lefèvre, 1834, 2 vol. gr. in-8 à 2 col.), le t. Ier, pp. 467-500.

1269. Eloge de Pierre Corneille, discours qui a remporté le prix d'éloquence décerné par la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut, dans sa séance du 6 avril 1808; par Mrie J.-J. Victorin Fabre. Paris, Baudouin, 1808. In-8 de 100 pp.

1270. Eloge de Pierre Corneille, discours qui a remporté le prix d'éloquence décerné par la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut; par Mrie J.-J. Victorin Fabre. Seconde édition, suivie de notes revues et augmentées. Paris, Baudouin, 1808. In-8.

M. Dussault a consacré à cet Éloge un compte-rendu reproduit dans ses Annales littéraires, ou Choix chronologique des principaux articles de littérature insérés par M. Dussault, dans le Journal des Débats, depuis 1800 jusqu'à 1817 (Paris, Maradan, 1818, 4 vol. in-8), t. IIIe, pp. 84-90.

1271. Eloge de Pierre Corneille, discours qui a obtenu l'Accessit au jugement de la Classe de la langue et de la littérature françaises; par L.-S. Auger. A Paris, chez Xhrouet, Deterville, Petit, 1808. In-8 de 2 ff. et 56 pp.

1272. Éloge de Pierre Corneille, qui a obtenu la première mention honorable au jugement de la Classe de la littérature et de la langue françaises; par René de Chazet. Paris, Le Normant, 1808. In-8.

1273. Éloge de Pierre Corneille, discours qui a concouru pour le prix d'éloquence proposé à la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut; par M. G. D. L. B*** [Gudin de la Brenellerie]. Paris, Patris, 1808. In-8.

1274. Éloge de Corneille, par M. A. J. [Jay]. Paris, Léopold Collin, juillet, 1808. In-8.

1275. Éloge de Pierre Corneille, par un jeune Français [Jules Porthmann]. Paris, Martinet, 1808. In-8.

1276. Éloge de Corneille [par de Montyon]. Londres, de l'imprimerie de P. da Ponte [s. d., mais vers 1808]. In-8 de 2 ff. et 43 pp., sans f. de titre.

«Il paraît, dit une Note de l'Éditeur placée à la première page, que, par des considérations étrangères à la littérature, cet Éloge de Corneille n'a point été admis au concours ouvert par l'Institut national. La comparaison de cet ouvrage avec ceux qui ont obtenu le suffrage de l'Institut national peut faire connaître lequel l'a mieux mérité.»

1277. Le Prononcé, ou La Prééminence poétique du grand Corneille, par F. L. Darrangon. A Paris, Chez Hénée, impr.-libr., rue et en face l'Église St.-Severin, no 6; Delaunay, librairie au Palais royal, Galerie de Bois; Dabris, Palais du Tribunat. M.D.CCC.VIII [1808]. In-8 de 1 f. pour le faux-titre et 29 pp.

1278. Le Journal de l'Empire, l'Institut et l'Éloge de Corneille, traités tous trois comme ils le méritent. Première Lettre au public impartial, par J. de Rochelines. Paris, Imprimerie de Brasseur aîné, 1808. In-8.

Cette lettre n'a pas eu la suite annoncée.

1279. Éloge de P. Corneille, proposé pour prix d'éloquence en 1808; par F. A. Guinaud. Paris, Le Normant, 1822. In-8.

1280. Corneille. Von August von Schlegel.

Vorlesungen über dramatische Kunst und Literatur (Heidelberg, 1809, 2 vol. in-8, et 1817, 3 vol. in-8).

Cours de littérature dramatique, traduit en français par Mme Necker de Saussure Paris, 1814, 3 vol. in-8).

1281. Discours qui a obtenu une médaille d'or de 300 fr. à la séance de la Société d'émulation de Rouen du 2 juin 1813, sur cette question: Quelle a été l'influence du grand Corneille sur la littérature française et sur le caractère national; par M. A. Thorel de Saint-Martin. Rouen, Baudry, 1813. In-8 de 44 pp.

1282. Corneille. Von Friedrich von Schlegel.

Voy. Geschichte der alten und neuen Literatur (Wien, 1815, 2 vol. in-8) Histoire de la Littérature ancienne et moderne, traduite de l'allemand par Duckett (Paris, 1829, 2 vol. in-8).

1283. Corneille. By Henry Hallam.

Voy. Introduction to the Literature of Europe, fourth Edition (London, 1854, 3 vol. in-8), t. IIIe, pp. 68-75.

Cet ouvrage parut pour la première fois en 1827; il en existe une traduction française.

1284. Corneille, par M. P. A., de Rouen.

Revue de Rouen, 1834, 2e semestre, pp. 277-283.

1285. Réflexions sur Rouen et sur Corneille, par M. Mary-Lafon.

Précis des travaux de l'Académie de Rouen, 1835, pp. 106 sqq.

1286. Corneille, par M. Sainte-Beuve.

Portraits littéraires (Paris, 1844, 2 vol. in-12), t. Ier.

M. Sainte-Beuve a, en outre, longuement parlé de Corneille dans son Histoire de Port-Royal, t. Ier, et dans ses Nouveaux Lundis, t. VIIe (Paris, 1867, in-12).

1287. Discours sur P. Corneille, prononcé à la Faculté des Lettres, par M. Saint-Marc Girardin.

Journal des Débats, 10 janvier 1852.

1288. Corneille, par M. Géruzez.

Histoire de la Littérature française, du moyen âge aux temps modernes (Paris, 1852, in-8), pp. 278-294.

1289. Corneille, par Désiré Nisard.

Histoire de la Littérature française, t. IIe, 2e édit. (Paris, 1854, in-8), pp. 107-166.

1290. Faculté des lettres. Cours de poésie française (12 décembre 1861). M. Charles Caboche chargé de la suppléance de M. Saint-Marc Girardin. Paris, Imprimerie de P.-A. Bourdier et Cie, 1862. In-8 de 30 pp. et 1 f. blanc.

Leçon d'ouverture sur Corneille.

1291. Corneille et ses Contemporains, discours prononcé à l'ouverture du cours de poésie française, le 17 décembre 1863, par M. Saint-René Taillandier, Professeur de littérature française à la Faculté des lettres de Montpellier, chargé de suppléer M. Saint-Marc Girardin. Paris, librairie Germer-Baillière, 1864. In-8 de 28 pp., y compris le titre.

1292. Étude sur Corneille, par Alexis Doinat. Paris, 1867. In-8.

On lit au verso du faux-titre: «Cette étude ne se trouve pas dans le commerce de la librairie.»

1293. Le Génie normand dans les lettres et dans les arts. Malherbe et Corneille. Discours prononcé devant la Société libre d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l'Eure (section de Bernay), par Albert de Broglie, de l'Académie Française. Paris, Douniol, 1869. In-8 de 21 pp.

Extrait du Correspondant.

1294. Le Génie de Corneille, par D. Bancel. Réunion publique du Châtelet. Paris, Degorge-Cadot, [impr. Rochette], 1869. Gr. in-18 de v et 28 pp. (50 cent.)

Bibliothèque libérale.

M. Bancel, entraîné par les préoccupations du moment, a fait moins une conférence littéraire qu'un discours politique.

1295. Rozhled ve Dramatĕ francouském. Podává Frantiśek Zákrejs. Corneille.

Études sur le drame français, insérées par M. Fr. Zákrejs dans l'Osvĕta, listy pro rozhled v umĕni, vĕdĕ a politice, ročník II (v Praze, 1872, in-8), pp. 734-747; 830-840.

Les deux articles relatifs à Corneille contiennent des analyses et des extraits de ses principales pièces.

1296. La Tragédie en France. Tragiques et Tragédiens, par Jean Morel.

Revue de France, 3e année, t. Ve (Paris, 1873, in-8), pp. 507-533.

Cet article, écrit à propos de la reprise solennelle du Cid faite par le Théâtre-Français, en 1872, est spécialement consacré à Corneille.

1297. Discours [sur P. Corneille], prononcé par M. Ligneau, Professeur de Sixième, à la distribution des prix aux élèves du Lycée Corneille, le 6 août 1873. [Paris, 1873]. In-8 de 16 pp.

Extrait du palmarès du Lycée Corneille.

1298. Discours prononcé [à la distribution des prix du Lycée Corneille], par M. Caboche, inspecteur général de l'Université. [Paris, 1873]. In-8 de 6 pp. et 1 f. blanc.

Extrait du palmarès du lycée Corneille; les 3 ff. de texte sont paginés de 18 à 22.

Ce discours de circonstance est une réponse au précédent.

II.—Particularités de la vie littéraire de Corneille. Sa langue et ses théories littéraires; sa bibliographie.

1299. Lettre sur les Vers irréguliers; détails sur Corneille, Molière, etc.

Voy. cette lettre dans le Recueil de pièces curieuses (Amsterdam, Adrian Moetjens, 1694, in-12), t. IIIe, p. 330.

1300. Dissertation sur quelques passages de Sénèque et de Corneille, lue à la séance publique de la Société littéraire d'Arras, le 14 avril 1764, par M. Denis. Arras, 1764. In-12.

1301. Richelieu et les cinq Auteurs, scènes historiques par B. G.

Imprimées dans la Gironde, Revue de Bordeaux, t. Ier (1833, in-4), pp. 180 sqq.

1302. Corneille, imitateur des Espagnols, par Adolphe de Puibusque.

Histoire comparée des littératures espagnole et française (Paris, 1843, 2 vol. in-8), t. IIe, pp. 84-161.

1303. L'Hotel de Rambouillet et Corneille, par M. Henri Martin.

Revue indépendante du 25 juin 1845.

1304. Anecdotes littéraires sur Pierre Corneille, ou Examen de quelques plagiats qui lui sont généralement imputés par ses divers commentateurs français, en particulier par Voltaire; par M. Viguier, inspecteur général de l'Université. Rouen, de l'Imprimerie de A. Péron, 1846. In-8 de 69 pp. et 1 f. pour la table.

Mémoire lu à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, séances des 22 et 29 mai 1846.

Extrait de la Revue de Rouen et de la Normandie, 1846.

1305. P. Corneille dans ses rapports avec le drame espagnol, par Philarète Chasles.

Études sur l'Espagne et sur les influences de la littérature espagnole en France et en Italie (Paris, Amyot, 1847, in-12), pp. 447-461.

1306. Renseignements relatifs a Pierre Corneille, principalement en ce qui concerne l'Académie de Rouen; par M. A.-G. Ballin, archiviste. Lecture faite à la séance du 1er août 1848.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1848, pp. 261-294.

L'auteur de ce travail a relevé sur les registres de l'Académie toutes les séances qui ont été consacrées en tout ou en partie à Pierre Corneille. A la suite de cette notice, se trouve un Catalogue par ordre chronologique de divers opuscules concernant Pierre Corneille, la plupart composés par des Rouennais et publiés à Rouen; complément à la Bibliographie placée à la suite de l'Histoire de sa vie, par M. Jules Taschereau.

1307. Notes relatives a Corneille, lues à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, par M. Ballin. S. l. n. d. In-8 de 5 pp. et 1 f. blanc.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1850.

Cette communication comprend seulement la description d'un exemplaire de l'Imitation appartenant à M. Thomas, de Rouen, et du recueil de vers latins du P. de la Rue, dans lequel est réimprimé le sonnet: Au Roy, sur la Conqueste de la Franche-Comté (voy. le no [216]).

1308. Essai sur les théories dramatiques de Corneille, d'après ses discours et ses examens. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris, par J.-A. Lisle, bachelier ès-sciences, licencié ès-lettres et en droit. Paris, A. Durand, [impr. W. Remquet et Cie], 1852. In-8 de 126 pp. et 1 f.

Cette thèse est dédiée à M. A. Bixio, ancien représentant du peuple.

1309. Molière musicien; notes sur les Œuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Regnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue française; par Castil-Blaze. Paris, Castil-Blaze, rue Buffault, 9, 1852. 2 vol. in-8.

L'auteur parle en particulier du Menteur (t. Ier, pp. 36-44).

1310. Note sur un Exemplaire du Théatre de Corneille, avec envoi d'auteur aux Jésuites, par M. A. de Bougy.

Athenæum français du 22 décembre 1855, p. 1114.

L'exemplaire dont il est ici question appartient à la Bibliothèque de l'Université; il porte la dédicace suivante qui jette un jour précieux sur les relations de Corneille avec ses anciens maîtres:

Patribus Societatis Jesu

Colendissimis præceptoribus suis

Grati animi pignus.

D. D. Petrus Corneille.

Ces quatre lignes sont suivies de ces vers empruntés à Juvénal:

Dii, majorum umbris tenuem, et sine pondere terram,

Qui præceptorem sancti voluere parentis

Esse loco.

1311. Les Commencements de P. Corneille, par A. Hatzfeld. Grenoble, Imprimerie de Prudhomme, 1857. In-8.

1312. Des Principes de Corneille sur l'art dramatique. Thèse de doctorat, présentée à la Faculté des lettres de Dijon, par B. Duparay. Lyon, Vingtrinier, 1857. In-8.

1313. La Vérité chez Corneille, démontrée par l'analyse de ses principaux personnages, par Alexandre Lecœur. Paris, L. Hachette, 1860. In-18.

1314. De la Langue de Corneille, par Ch. Marty-Laveaux.—Il est constant qu'il y a des préceptes puisqu'il y a un art, mais il n'est pas constant quels ils sont. (Corneille. Discours de l'utilité et des parties du poëme dramatique.) Extrait de la Bibliothèque de l'École des Chartes (5e série, t. II). Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, rue Pierre-Sarrazin, 14, [Imprimerie de Ad. Lainé et J. Havard], 1861. In-8 de 2 ff. et 48 pp.

Ce mémoire est l'introduction d'un vaste glossaire de Corneille, auquel l'Académie française a décerné un prix de 3,000 francs dans sa séance du 25 août 1859. M. Marty-Laveaux a publié le glossaire à la fin de sa grande édition des Œuvres de Corneille; l'introduction, qui ne rentrait pas dans le cadre de cette édition, est un morceau très-intéressant, qui peut y être joint.

1315. Le Grand Corneille Historien, par Ernest Desjardins. Paris, Didier et Cie, 1861. In-8 de 2 ff. et 352 pp.

Réunion d'articles publiés en feuilleton dans le Moniteur universel de 1860.

«J'ai voulu montrer, dit l'auteur, que Corneille est aussi grand historien que grand poëte.» Pour soutenir cette thèse, M. Desjardins examine successivement les treize pièces de Corneille relatives à l'histoire romaine, depuis Horace jusqu'à Attila (il passe sous silence Pulchérie). Il montre que ces pièces forment un vaste tableau de l'histoire de Rome, depuis son origine jusqu'à l'invasion des Barbares, et que, par une remarquable intuition, le poëte a saisi l'esprit des Romains et de leurs institutions avec autant de vérité que l'ont pu faire les grands historiens modernes, aidés des plus récentes découvertes.

Voy. sur cet ouvrage les articles critiques insérés dans le Figaro du 30 juin 1861 (par M. Jouvin); dans la Revue des Deux-Mondes du 15 juillet 1861 (par M. E. Lataye); dans la Correspondance littéraire, 5e année (1860-1861), pp. 436-439 (par M. G. Vattier); dans le Journal général de l'instruction publique du 4 janvier 1862; dans le Journal des Débats du 23 avril 1862 (par M. Louis Passy), dans le Constitutionnel du 27 février 1862 (par M. Sainte-Beuve).

1316. Le Grand Corneille Historien, par Ernest Desjardins. Deuxième édition. Paris, Didier et Cie, 1861. In-12 de 8 ff. et 352 pp.

Même édition que la précédente, tirée dans un format plus petit.

1317. Un Mot d'Horace cité par Corneille.

Un lecteur de la Correspondance littéraire demande, par la voie de ce journal, la source à laquelle Corneille a puisé une citation attribuée par lui à Horace dans l'avis Au Lecteur qui précède l'édition des Œuvres données en 1648: «Je dirois la mesme chose de la liaison des scenes, si j'osois la nommer une règle, mais, comme je n'en voy rien dans Aristote, que nostre Horace n'en dit que ce petit mot: neu quid HIET, dont la signification peut estre douteuse.....» (Correspondance littéraire, 6e année, 1861-1862, p. 116). M. Dübner répond (ibid., pp. 146 sq.) que l'auteur du Cid a certainement voulu citer ces vers biens connus:

Neu quid medios intercinat actus

Quod non proposito conducat et haereat apte,

mais que sa mémoire l'aura trompé.

1318. Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du xviie siècle en général, par M. Frédéric Godefroy, auteur de l'Histoire de la littérature française, depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours. Couronné par l'Académie française, en 1859 et en 1861. Paris, Librairie académique Didier et Cie, 1862. 2 vol. in-8.

T. Ier: faux-titre et titre;—dédicace à Mme Godefroy mère;—IV pp. pour la Préface;—CXXIII pp. pour l'Introduction;—404 pp.

T. IIe: 2 ff. pour les titres, 464 pp., 1 f. d'Errata et Addenda et 1 f. blanc.

1319. Corneille précieux, par V. G.

Le Chasseur bibliographique, no 11 (Paris, nov. 1862, in-8), pp. 8-10.

1320. Corneille, poëte comique, par M. Paul Vavasseur; discours de réception prononcé à la séance publique de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen. Rouen, Imprimerie de Boissel, 1864. In-8.

1321. De la Rime, d'après Boileau et Racine, avec des suppléments relatifs a Corneille et a MOLIÈRE, par H. Billet, chef d'institution. Noyon, D. Andrieux, 1864. In-8 de 74 pp.

1322. Note sur Pierre Corneille considéré a tort comme l'auteur du poëme l'Occasion perdue recouverte; lue à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen par Édouard Frère. Rouen, Imprimerie de H. Boissel, successeur de A. Péron, 1854. In-8 de 19 pp.

Tiré à 50 exemplaires.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1862-1863, séance du 5 décembre 1862.

1323. Corneille, Shakespeare et Goethe. Étude sur l'influence anglo-germanique en France au XIXe siècle, par William Reymond. Avec une lettre-préface de M. de Sainte-Beuve [sic]. Berlin, Lüderitz, 1864. In-8.

1324. Corneille et Guillen de Castro.

Littérature et Philosophie, par Émile Ferrière (Paris, Marpon, 1865, in-12), pp. 215-304.

M. Ferrière entreprend «de montrer, pièces en main, que Guillen de Castro, dans la Jeunesse du Cid, ne le cède point à Corneille, au triple point de vue des personnages, du dialogue et de la conduite de la pièce; et qu'il a déployé plus d'invention, en un mot, de génie, dans la conception première du drame».

1325. Une Séance de l'Académie des Palinods en 1640. Discours prononcé, le 7 août 1867, dans la séance solennelle de l'Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Rouen, par Édouard Frère, président. Suivi des Poësies Palinodiques de Jacqueline Pascal, de Pierre, Antoine et Thomas Corneille. Rouen, Auguste Le Brument, et Paris, Tardieu, 1867. In-8 de 2 ff., 49 pp. et 1 f. pour la Table.

Tiré à 125 exemplaires, sur papier vergé.

L'Académie des Palinods était une confrérie qui se réunissait à Rouen le 8 décembre de chaque année pour célébrer l'Immaculée Conception de la Vierge. Elle avait été fondée vers la fin du XVe siècle et avait reçu du pape Léon X des priviléges spéciaux. Les trois frères Corneille composèrent successivement des vers pour les Palinods. Nous avons déjà parlé d'une pièce attribuée à Pierre Corneille par M. Édouard Fournier (Notes sur Corneille, p. VII), pièce qui aurait été lue par le poëte au concours de 1633 (voy. no [1199]). Il est possible que ce fragment soit authentique, mais personne n'a pu dire d'où il a été tiré, et M. Fournier lui-même n'a pu fournir aucun renseignement à ce sujet. En 1640, Jacqueline Pascal remporta le prix pour des strophes composées sous l'inspiration de l'auteur du Cid, et Corneille improvisa pour elle un remercîment. Antoine Corneille, son second frère, né en 1611, chanoine régulier de Saint-Augustin, puis sous-prieur au Prieuré du Mont-aux-Malades, obtint des prix en 1636, 1638, 1639 et 1641; enfin Thomas fut couronné en 1641.

M. Édouard Frère a réuni à la suite de son discours les vers composés par les trois Corneille pour la confrérie rouennaise.

1326. La Gloire des armes chez Corneille, par E. de la Barre Duparcq. Orléans, 1868. In-8 de 13 pp.

Tiré à 200 exemplaires.

1327. Corneille et l'Acteur Mondory, par M. F. Bouquet, professeur au Lycée Impérial et à l'École supérieure des sciences et des lettres de Rouen. Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1869. In-8 de 27 pp.

Extrait de la Revue de Normandie (février-mars 1869), t. IXe, pp. 185-113; 145-161.

1328. Corneille historien.

Article de M. A. Thiénot dans le Constitutionnel du lundi 2 août 1869.

1329. Corneille als Lustspieldichter. Von E. Schmidt.

Archiv für das Studium der neuern Sprachen, t. Le (Braunschweig, 1873, in-8).

III.—Discours, critiques et parallèles relatifs a Corneille et a Racine.

1330. Parallèle de Corneille et de Racine, par M. de Longepierre.

Ce Parallèle, inséré d'abord dans les Jugements des Savants, de Baillet (1686), a été réimprimé dans le Recueil cité ci-après (no 1336).

1331. Entretien sur les tragedies de ce temps [par l'abbé de Villiers]. A Paris, chez Michalet, 1675. In-12.

Pièce relative à Corneille et à Racine. Elle est réimprimée dans le Recueil cité plus loin (no 1336).

1332. Parallèle de M. Corneille et de M. Racine, par M. Fontenelle, [1693]. 1 f.

Ce Parallèle a été souvent réimprimé. Le plus ancien recueil où nous l'ayons trouvé, dit M. Taschereau, est le volume intitulé: Voyage de MM. de Bachaumont et de La Chapelle, avec un mélange de pièces fugitives tirées du cabinet de M. de Saint-Évremont (Utrecht, Galma, 1697, in-12).

1333. Dissertation sur les caractères de Corneille et de Racine, contre le jugement de La Bruyère, par M. Tafignon. Paris, 1705. In-12.

Réimprimée dans le Recueil cité plus loin (no 1336), et dans les Œuvres diverses de P. Corneille, édition d'Amsterdam, 1740, in-12 (no 175), pp. XXXI-LX.

Le jugement de La Bruyère se trouve dans le premier chapitre des Caractères.

1334. Dissertation sur les pièces de Corneille et de Racine.

Imprimée dans le Mercure d'octobre 1717, pp. 35-59.

1335. Dispute littéraire sur les Œuvres de Corneille et de Racine. A M. de ***.

Imprimée dans les Amusements du cœur et de l'esprit (Paris, Didot, 1736, in-12), t. IIe, pp. 291-314.

1336. Recueil de Dissertations sur plusieurs Tragédies de Corneille et de Racine, avec des Réflexions pour & contre la Critique des Ouvrages d'esprit, & des Jugemens sur ces Dissertations. A Paris, Chez Gissey, rue de la vieille Boucherie; Bordelet, rue Saint-Jacques, [de l'Imprimerie de Gissey], M.DCC.XL [1740]. Avec Approbation & Privilége du Roi. 2 vol. in-12.

T. Ier: 2 ff. pour le titre et la Table du 1er vol.; 1 f. pour la Table du 2e vol.; cxxvj et 373 pp.; 1 f. qui ne contient que le mot Privilége en réclame; 2 ff. pour le Privilége et 1 f. blanc.

T. IIe: 1 f. de titre et 414 pp.

Le privilége, daté du 9 septembre 1739, est accordé pour six ans à Henry-Simon-Pierre Gissey.

Ce recueil, publié par l'abbé Granet, contient:

1o Préface de Granet, t. Ier, pp. I-CXXIV;

2o Entretien sur les Tragédies de ce temps, par M. l'abbé de Villiers; Paris, 1675, in-12: t. Ier, pp. 1-46;

3o Parallèle de Corneille et de Racine, par M. de Longepierre, dans les Jugemens des Sçavans de Baillet, 1686: t. Ier, pp. 47-69;

4o Dissertation sur les Caractères de Corneille et de Racine contre le Jugement de La Bruyère, par M. Tafignon; Paris, 1705, in-12: t. Ier, pp. 70-98;

5o Le Jugement du Cid, composé par un Bourgeois de Paris, Marguillier de sa paroisse; Paris, 1637, in-8: t. Ier. pp. 99-113;

6o Lettre de M. l'abbé de Boisrobert à M. Mairet: t. Ier, pp. 114-117;

7o Critique de la Sophonisbe de Corneille, tirée de la troisième Partie des Nouvelles Nouvelles, par M. Dauneau de Visé; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 118-133;

8o Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée Sophonisbe, par l'abbé d'Aubignac; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 134-153;

9o Défense de la Sophonisbe de M. Corneille, par M. Dauneau de Visé; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 154-194;

10o Lettre sur les Remarques qu'on a faites sur la Sophonisbe de M. Corneille; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 195-212;

11o Seconde Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée Sertorius, par l'abbé d'Aubignac; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 213-292;

12o Défense du Sertorius de M. Corneille, par M. Dauneau de Visé; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 293-373;

13o Troisième Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée l'Œdipe, par l'abbé d'Aubignac; Paris, 1663, in-12: t. IIe, pp. 1-69;

14o Dissertation sur la Tragédie de Racine, intitulée Alexandre, à Madame Dourneau; par M. de Saint-Évremond; dans les Œuvres de Saint-Évremond, Amsterdam, 1726, in-16: t. IIe, pp. 70-84;

15o La Folle Querelle, ou la Critique d'Andromaque, Comédie de M. de Subligny; Paris, 1668, in-12: t. IIe, pp. 85-187;

16o La Critique de la Bérénice de Racine, par l'abbé de Villars; Paris, 1671, in-12: t. IIe, pp. 188-207;

17o La Critique de la Bérénice de Corneille, par le même; Paris, 1671, in-12: t. IIe, pp. 208-222;

18o Réponse à la Critique de la Bérénice de Racine, par Subligny; Paris, 1671: t. IIe, pp. 223-254;

19o Tite et Titus, ou les Bérénices, Comédie en trois actes; Utrecht, 1673, in-12: t. IIe, pp. 255-312;

20o Remarques sur l'Iphigénie de Racine; Paris, 1675, in-12: t. IIe, pp. 313-350;

21o Dissertation sur les Tragédies de Phèdre et Hippolyte, par Subligny; Paris, 1677, in-12: t. IIe, pp. 351-414.

L'abbé Granet dit, dans sa Préface, qu'il a formé le dessein de donner une histoire critique des principales disputes élevées en France, depuis le commencement du XVIIe siècle, en matière d'éloquence, de poésie, d'histoire et de tout ce qui a rapport aux belles-lettres. «Ce dessein m'a obligé, ajoute-t-il, de rassembler une infinité de petits écrits qui sont devenus fort rares, et dont une partie a formé les deux volumes que je publie, parce qu'ils m'ont paru renfermer des détails curieux, concernant le Théâtre-François, et retracer en partie le progrès du goût en fait de Poésie dramatique.

«Il n'en est point des critiques des pièces de Théâtre comme des critiques de la plupart des autres ouvrages. Un homme de lettres examine dans son cabinet un livre nouveau; il en démêle tous les rapports, les beautés et les défauts; ce n'est, à proprement parler, que l'ouvrage de son esprit; mais une pièce de théâtre qui a été représentée plusieurs fois essuye la critique du parterre et du public; cette critique vole de bouche en bouche, et l'auteur qui, dans un écrit imprimé, s'érige en censeur de la pièce, ne manque pas de profiter de ces observations; ainsi il est en partie l'écho du public, dont il atteste le goût aux siècles à venir.

«Des personnes zélées pour la gloire de Corneille et de Racine, opposeront peut-être qu'un pareil Recueil ne sçauroit être honorable à leur mémoire, et qu'il vaudroit mieux laisser périr de pareils écrits. Mais, outre que dans quelques-uns ils sont défendus, il y en a d'autres où leurs beautés et leurs défauts sont équitablement pesés. Je ne vois pas que des ouvrages faits contre ces deux grands Poëtes puissent jamais nuire à leur réputation; ils ne servent qu'à faire connoître la manière dont on a apprécié leurs productions, auxquelles je conviens qu'en bien des choses on a dans la suite rendu plus de justice, parce que le goût s'est épuré et que l'intelligence des beautés dramatiques est devenue plus lumineuse.»

1337. Lettre sur Corneille et sur Racine, par M. l'abbé Simon [Louis-Benoît]. S. l., 1758. In-12.

1338. Parallèle des trois principaux Poëtes tragiques françois, Corneille, Racine et Crébillon, précédé d'un abrégé de leurs vies et d'un catalogue raisonné de leurs ouvrages, avec plusieurs Extraits des Observations faites par les meilleurs juges sur le caractère particulier de chacun d'eux... [par Fontanelle, Vauvenargues, Gaillard, etc., etc.] Paris, Saillant, 1765. In-12.

1339. Dissertation sur Corneille et Racine, suivie d'une Épître en vers [par Durosoi]. Londres et Paris, Lacombe, 1773. In-8.

1340. Observations sur Racine et incidemment sur Corneille.

Mélanges académiques, de Gaillard, t. IIIe, pp. 320-402.

1341. Sur Corneille et Racine.

Fragment en prose inséré sans nom d'auteur dans les Quatre Saisons du Parnasse, publiées par Fayolle; 2e année, Printemps (Paris, Mondelet, 1806, in-12), pp. 229-234.

1342. Corneille, Racine et leur époque, par M. Auguste de Lavallery.

Essor, préludes philosophiques et littéraires, t. Ier, 2e livr. (Paris, 20 septembre 1833, in-8), pp. 33-42.

1343. Corneille, Racine et Molière. Deux cours sur la poésie dramatique française au XVIIe siècle par Eugène Rambert, ancien professeur à l'Académie de Lausanne, professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich. Lausanne, A. Delafontaine, Libraire-Éditeur, 1861. In-8 de 516 pp. et 1 f. d'Errata.

1344. Corneille et Racine ont-ils fait parler l'antiquité?

Littérature et Philosophie par Émile Ferrière (Paris, Marpon, 1865, in-12), pp. 31-58.

M. Ferrière prend ça et là quelques vers de Corneille et de Racine, qui expriment des sentiments tout modernes, et se hâte de conclure que ni l'un ni l'autre n'ont su faire parler l'antiquité. Mais les vers que cite M. Ferrière sont tous empruntés à des scènes d'amour, c'est-à-dire aux scènes où les auteurs n'ont pas voulu s'écarter du goût raffiné de leur siècle; il serait facile de leur en opposer d'autres, tels que les discours politiques de Cinna, de Nicomède et de Britannicus. La conclusion du critique est donc fausse, en ce qu'elle est trop absolue.

1345. Observationes grammaticae et lexicologicae de lingua Corneliana et Raciniana.—Remarques grammaticales et lexicologiques sur la langue de Corneille et celle de Racine. Dissertatio philologica quam die VII mensis decembris A. MDCCCLXXI publice defendet Petrus Aretz Rhenanus. Bonnae, formis I. F. Carthausii. In-8 de 46 pp. et 1 f.