XX.—PIÈCES DE VERS EN L'HONNEUR DE CORNEILLE.


1477. Petri Cornelii Epicedium.

Vers latins insérés dans Ægidii Menagii Miscellanea (Parisiis, apud Aug. Courbé, 1652, in-4), pp. 17-20.

Ménage nous fait connaître en ces termes à quelle occasion il composa ces vers:

«Hos versus scripsi quum falso nobis nuntiatum fuisset Cornelium, quo die uxorem duxerat, diem suum ex peripneumonia obiisse: nam vivit Cornelius et precor vivat.»

La pièce, écrite en distiques assez médiocres, nous fournit des détails précieux pour la biographie de Corneille. On y voit que le poëte avait écrit Horace et Cinna lorsqu'il contracta mariage. Ce renseignement est d'autant plus intéressant que l'on ignore la date exacte du mariage.

Voici un échantillon des vers de Ménage:

Vita fugit, sed fama manet tua, maxime vatum,

Sæcla feres Clarii munere longa Dei.

Donec Apollineo gaudebit scena cothurno,

Ignes dicentur, pulchra Chimena, tui....

Nec tu, crudelis Medea, taceberis unquam,

Non Graia inferior, non minor Ausonia.

Et te, Cinna ferox, fama loquetur anus...

1478. Ad Santolium Victorinum de obitu Petri Cornelii Gallorum omnium qui tragœdias scripserunt Principis. Cal. Oct. 1684. S. l., 1 f. in-8.

On lit au bas: Scripsit ex tempore Leonardus Matthæus et un permis d'imprimer daté du 5 octobre 1684.

Cette pièce est reproduite dans le recueil suivant: Leonardi Matthæi Academici Professoris Poemata (Lutetiæ Parisiorum, ex Officina Christophori Ballard, 1687, in-8), p. 57.

1479. Sur les Ouvrages de l'illustre Pierre Corneille, le premier des Poëtes Dramatiques François. Madrigal.

Poésies diverses, contenant des Contes choisis, Bons Mots, Traits d'histoire et de morale, Madrigaux, Épigrammes, et Sonnets, par M. Baraton (à Paris, chez Jean-Baptiste Delespine, et se vend à Brusselles, chez Lambert Marchant, 1705, pet. in-12), pp. 269 sq.

Voici le madrigal sur Corneille. Nous le croyons peu connu:

Corneille, tout rempli d'un esprit héroïque,

A par un noble effort porté le Dramatique

Plus loin que n'avoit fait toute l'Antiquité:

Le Théatre François, si grand, si magnifique,

Luy doit sa régularité.

Il a le genie admirable

Pour traiter les grands sentimens,

Et dans cet art incomparable

Nul auteur n'a reçu tant d'applaudissemens.

Pour les Heros enfin c'est un excellent Maître.

Mais de l'homme souvent il outre le portrait,

Il le peint comme il devroit être

Et non comme il est en effet.

1480. Épitre a Corneille, au sujet de sa statue qui doit être placée dans la nouvelle salle de spectacle de Rouen, présentée et lue à la séance de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de la même ville, le 8 mars 1775 [par Duval-Sanadon]. S. l. n. d. [Paris, Didot, 1775]. In-8.

1481. Épitre a l'Ombre d'un ami, suivie de deux Odes et de quelques idées sur Corneille [par Dorat]. Paris, Delalain, 1777. In-8.

1482. Épitre a Corneille.

Cette épître, insérée dans le Journal de Paris du 5 février 1779, fut inspirée par la comédie des Muses rivales, dans laquelle la Harpe exaltait Voltaire aux dépens de Corneille. Elle est assez jolie pour que nous en citions quelques vers:

Ma foi, mon vieux et bon Corneille,

Du Parnasse il faut déguerpir:

On a juré de t'en bannir,

Et chaque siècle a sa merveille.

L'admiration de cent ans

Te décernant le rang suprême,

En vain cachoit tes cheveux blancs

Sous le tragique diadème.

. . . . . . . . . . . . . . .

Hier, par un peuple empressé,

Écho d'un très-joli blasphème,

Je t'ai vu bravement chassé

Des états créés par toi-même:

Sur ton trône un autre est placé.

Chef-d'œuvre d'un ciseau magique,

Son buste, couronné de fleurs,

Reproduisoit son air caustique

Aux yeux de ses adorateurs;

Et grâce au zèle fanatique,

Ta pauvre Melpomène antique

N'a qu'à chercher fortune ailleurs.

. . . . . . . . . . . . . . .

Patientons; pour le moment,

Roi détrôné, que peux-tu faire?

L'usurpateur qu'on te préfère

Se voit proclamé hautement

Par la Milice du Parterre:

Mais tout peut tourner autrement,

Et si je fais ta centenaire,

Tu verras que notre engoûment

N'étoit que la fièvre éphémère

Et le rapide mouvement

D'une nation trop légère,

Juste à la fin par sentiment

Si ce n'est point par caractère.

C'est alors que ton front divin

Reprendra l'auguste couronne,

Et que ton rival trop hautain,

Ira s'asseoir au bas du trône,

Ses Commentaires à la main....

Je m'attendris avec Racine,

Je frémis avec Crébillon;

Voltaire, les palmes au front,

Se glisse entre eux à la sourdine.

Tous trois ont droit à nos regretz;

Mais, quoique leur mérite brille

Même à côté de tes succès,

Mon choix, n'en déplaise aux cadets,

Est pour l'ainé de la famille.

1483. Lettre du Chevalier de Laurés aux Messieurs qui doivent concourir cette année pour le Prix de Poësie de l'Académie Française, Suivie d'une Réponse de Corneille [par le Chevalier de Cubières]. A Amsterdam. Et se trouve à Paris, Chez Valleyre l'aîné, rue de la vieille Boucherie. M.DCC.LXXIX [1779]. In-8 de 40 pp.

La Réponse de Corneille parut d'abord dans le Journal de Paris du 8 février 1779. En voici quelques fragments:

Grand merci, cher Parisien,

De ton Epître enchanteresse;

Dans le séjour Elisien

On l'a remise à son adresse;

J'ai lu deux fois ce joli rien.

Tu m'apprends que sur mon théâtre,

D'un nouveau Roi qu'on idolâtre

Le buste vient d'être placé.

Je connais ce nouveau Monarque:

Grâces aux bontés de la Parque,

Ici nous l'avons embrassé.

Mais dis-moi donc pour quelle cause,

Quand mon front est toujours serein,

De la nouvelle apothéose

Vois-tu la pompe avec chagrin?

Moi, je fus toujours un bon homme,

Dans mes Préfaces qu'on renomme

J'ai moi-même de mes défauts

Offert une liste assez ample,

Et n'ai pas cru qu'à mes rivaux

La gloire dût fermer son temple.

. . . . . . . . . . . . . . . . .

Dans ma centenaire tu veux,

Me rendant ma vieille couronne,

Faire asseoir au bas de mon trône

L'Auteur si cher à mes neveux;

Prends garde à ce que tu vas faire:

Dans ces bosquets délicieux

Il vient de descendre naguère,

Et moi, déjà je suis bien vieux.

Près de la Seine et de l'Averne,

Le mérite le plus moderne

N'est pas celui qu'on voit la mieux.

Quoi qu'il arrive, j'ai des yeux,

Et si par hasard ton audace

Aux marches de mon trône place

L'Auteur de tant d'écrits vantés,

Vengeant l'affront fait à sa cendre,

Moi, je te jure de descendre

Pour le placer à mes côtés.

1484. La Centenaire du grand Corneille, par le comte Imbert de La Platrière.

Offerte par l'auteur à l'Académie de Rouen dans la séance du 17 février 1784.

1485. Hommage aux manes de Corneille et de Voltaire, présenté à l'Institut national, par Marie-Victoire-Hortense Frescarode. [Paris, Baudouin, 1798.] In-8.

1486. Hommage au grand Corneille, par M. Guilbert.

Vers lus à la Société des Sciences, Lettres et Arts de Rouen, dans sa séance du 10 messidor an X (29 juin 1802).?]

1487. Deuxième Hommage au grand Corneille, par Guilbert.

Imprimé à un petit nombre d'exemplaires, sans date.

1488. Épitre a Corneille, par Ls F., membre de la Société des Sciences et Arts de Rennes.—On sent, en le lisant, qu'il ne puisait l'élévation de son génie que dans son âme. Voltaire.—A Paris, Chez les principaux libraires, et à Rennes, chez Mlle Godfroy Libraire, rue Impériale, [à Rennes, de l'Imprimerie de J. Robiquet], juillet 1806. In-8 de 16 pp.

1489. Les Bonnes Femmes, ou le Ménage des deux Corneille, par Ducis.

Cette pièce a été imprimée dans le Recueil de poésies diverses, mélanges par Ducis (Paris, 1809, in-8), et dans toutes les éditions de ses Œuvres, notamment dans celle de Paris, Nepveu, 1809, t. IIIe, pp. 231-239.

1490. Corneille et Racine, par T. Deyeux. Creavit unus, imitarunt omnes. A Paris, de l'Imprimerie de Duminil-Lesueur, rue de La Harpe, no 78, M.DCCC.IX [1809]. In-8 de 15 pp.

L'épigraphe dit assez quelles sont les sympathies du poëte. Voici en effet son début:

Je préfère aux accords d'une douce harmonie

Les élans spontanés d'un sublime génie;

Langage recherché d'un auteur langoureux,

Qui, dans un joli vers, s'admire et se contemple;

Melpomène et Vénus n'ont point le même temple;

Et l'on doit avant soi consulter la raison

Pour présenter l'encens ou verser le poison.

O Corneille, ô grand homme, ô sublime tragique!

On pourra contre toi soulever la critique;

Ce dont on est jaloux, on veut le dénigrer,

Et l'on blâme celui qu'on ne peut imiter.

On t'oppose Racine! Eh! faire un parallèle

N'est-ce pas comparer la copie au modèle?...

1491. Épitre a M. Raynouard, de l'Académie Française, sur Corneille et Racine, par M. Viennet, couronnée au Jeux floraux, en 1810.

Se trouve dans Êpîtres et Poésies, suivies du Palme de Parga, par M. J.-P.-G. Viennet (Paris, Ladvocat, 1821, in-8).

1492. Discours en vers en l'Honneur de Corneille, récité sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1811.

Le Journal de Rouen du 1er juillet 1811 dit que ce Discours est de l'auteur du Parleur contrarié (A.-J. de Launay-Vassary).

1493. Hommage de la Neustrie au grand Corneille, poëme héroïlyrique, présenté et lu à la séance du vendredi 9 août 1811, de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres et Arts de Rouen; par D. [Duval] Sanadon, membre non résident de ladite Académie. Paris, Béchet et Nepveu, 1821. In-8.

1494. Dithyrambe sur Pierre Corneille, par M. Léon Thiessé.

Cité dans le Bulletin de la Société d'émulation de Rouen, année 1814, p. 21.

1495. Épître a Corneille, par M***, envoyée au concours de 1822, pour le prix de poésie proposé en 1821 par l'Académie de Rouen.

Pièce mentionnée dans le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1822, p. 102.

1496. Hommage au grand Corneille, par P. de B...tte.

Inséré dans le Journal de Rouen du 29 juin 1822.

1497. Éloge de Pierre Corneille, discours en vers composé pour le Théâtre du Havre, par Louvet (du Calvados); prononcé le mardi 29 juin 1824, jour anniversaire de la fête de Saint-Pierre, par M. Paul, artiste du Théâtre. Au Havre, chez Chapelle, [Caen, imprimerie de F. Poisson], 1824. In-8 de 10 pp. et 1 f., pap. vélin.

Il y a une erreur d'un f. dans la pagination, en sorte que la p. 10 est chiffrée 12.

1498. Stances pour l'anniversaire de la naissance de P. Corneille, lues au Théâtre-Français, le 6 juin 1829, [par M. Buzoni]. Paris, Barba, libraire, au Palais-Royal, [Imprimerie de Gaultier-Laguionie], 1829. In-8 de 7 pp.

Ces stances furent lues par M. Lafon, après la représentation de Cinna, La soirée était donnée au bénéfice d'un descendant de Corneille.

1499. Corneille, ode, par M. Belmontet.

Cette ode avait été présentée à la Comédie-Française pour y être lue le 6 juin 1829, mais l'administration donna la préférence aux Stances de M. Buzoni. Les vers de M. Belmontet ont été insérés dans le Voleur du 10 juin 1829.

1500. Discours en l'honneur de Pierre Corneille, par M. Casimir Delavigne, de l'Académie Française. Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, no 20, 1829. In-8 de 13 pp. et 1 f.

Au verso du faux titre, on lit ce qui suit:

«Ce Discours, composé par M. Casimir Delavigne, à l'occasion de la Souscription ouverte par la Société libre d'émulation de Rouen, pour élever un monument à la gloire du grand Corneille, a été prononcé par M. Lafon, sociétaire du Théâtre-Français, le 19 septembre 1829, jour de la représentation solennelle donnée par M. Paul Dutreih, directeur du Théâtre des Arts de Rouen, au profit de la Souscription.

Cette représentation se composait:

De la tragédie de Cinna, dans laquelle M. Lafon remplissait le rôle d'Auguste, et madame Valmonzey, sociétaire du Théâtre-Français, celui d'Émilie;

«Et du Nouveau Seigneur de Village, opéra de M. Boïeldieu.

«M. Adolphe Nourrit fils, premier sujet de l'Académie Royale de Musique, a contribué à l'éclat de cette représentation en chantant une cantate extraite des Adieux à Rome, Messénienne de M. Casimir Delavigne.»

Ce discours se vendait au profit de la souscription.

1501. Corneille, stances par M. Adolphe Dumas, récitées sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1833.

Les stances de M. Dumas furent récitées au théâtre de Rouen, sans que le public demandât même le nom de l'auteur. Celui-ci voulut protester contre le jugement défavorable de ses concitoyens et publia ses vers sous son nom dans la Revue de Rouen de juillet 1833, pp. 18 sqq.

1502. Corneille, vers par M. Borssat, comédien, récités sur le Théâtre des Arts, le 29 juin 1833.

Imprimés dans la Revue de Rouen de juillet 1833, pp. 23 sqq., à la suite de la pièce précédente.

1503. Rapport sur le prix de poésie fait à la Société libre d'Émulation, par M. d'Aviaud. [Rouen, 1832]. In-8 de 10 pp. et 1 f. blanc.

Extrait des Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen, 1833, pp. 96-105.

1504. Sujet du prix proposé pour 1834.

Extrait des Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen, 1833.

1505. Rapport de M. Deville a la Société libre d'Emulation sur les six pièces de vers reçues pour le concours.

Extrait des Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen, 1831, pp. 131-139.

«Le 6 juin 1830, la Société d'Émulation avait proposé une médaille d'or de 300 fr. à l'auteur de la meilleure pièce de vers sur la statue qui devait être érigée au grand Corneille, par souscription, dans la ville de Rouen. Cette pièce devait se composer d'au moins 200 vers.—Le même sujet remis au concours en 1831, 1832 et 1833, ne fut décerné [sic] qu'en 1834.» Ballin.

1506. Rapport sur le concours pour le prix de poésie, proposé par la Société libre d'Émulation de Rouen; lu à la séance publique du 6 juin, par M. Deville. [Rouen, 1834], In-8 de 31 pp.

Trente pièces avaient été présentées, dont un tiers avait mérité une attention particulière.

1507. Dithyrambe sur la statue de Pierre Corneille, par Tre Wains-Desfontaines, d'Alençon. Pièce couronnée par la Société libre d'Émulation de Rouen, dans sa Séance publique du 6 juin 1834, et revue par l'auteur.—Tout un peuple a voué ce bronze à ta mémoire. Victor Hugo. Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, no 20, 1834. In-8 de 19 pp., pap. vélin.

Le titre porte un petit fleuron représentant une aigle qui tient dans ses serres une médaille à l'effigie de Corneille.

1508. Vers sur l'hommage qui va être rendu au Grand Corneille, par l'érection d'une statue sur une des Places publiques de Rouen, au moyen d'une souscription. [Par Deniéport],—Cette pièce a obtenu la première mention honorable après le Prix unique décerné par la Société d'Émulation de Rouen, au Concours de 1834.—L'Intitulé est le programme. Rouen, Imprimé chez Nicétas Périaux, rue de la Viconté, 55, 1834. In-8 de 15 pp.

1509. L'Inauguration de la statue de Corneille, pièce qui a obtenu la deuxième mention honorable à la Société d'Émulation de Rouen, dans la séance du 6 juin 1834, par P. Legagneur. Coutances, imp. de Tanquerey, 1834. In-8.

1510. Épitre S. l. n. d. [Douai, 1834]. In-8 de 8 pp.

Voici le commencement de cette pièce qui paraît extraite de quelque journal:

Rouen, je te salue!... imposante cité.

Ton front peut être fier d'une immortalité.

Aux yeux de l'avenir étale la couronne

Que tressa Melpomène et qu'elle t'abandonne.

Sois autant que peut l'être en ses bras caressans

Une mère jalouse adorant ses enfans;

Parmi tes citoyens cite Pierre Corneille.

La France applaudira comme nous ta merveille....

1511. Hommage a la mémoire de P. Corneille, sujet de poésie mis au concours par la Société libre d'Émulation de Rouen, ville natale du poëte, par M. L.-J. Dublar, de l'Académie de Douai. Paris, Delaunay, 1834. In-8.

Cette pièce, que nous n'avons pas vue nous-même, est, croyons-nous, une simple réimpression de la précédente.

1512. Hommage au Grand Corneille, par Théodore Lebreton, de Rouen, ouvrier imprimeur en indienne.—Dans ces murs, hors des murs, tout parle de sa gloire. Corneille. Horace.—Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roy, rue des Carmes, n°20, 1834. In-8 de 24 pp.

Les vers de M. Lebreton ne sont pas plus mauvais que ceux des autres poëtes qui prirent part au même concours. L'auteur rappelle avec assez d'à-propos, dans sa préface, l'exemple d'un autre artisan-poëte, Me Adam, menuisier de Nîmes, à qui Corneille lui-même ne dédaigna pas d'adresser quelques vers.

1513. Inauguration de la statue du Grand Corneille, à Rouen, le 12 octobre 1834, par M. Dumersan.

Extrait de la Revue du Théâtre, t. IIe, 1834, pp. 40 sqq.

1514. Sur L'inauguration de la statue de Pierre Corneille, sur le Pont d'Orléans, avec un Mot sur la nouvelle école scénique; par Th. R*** [Ruffin]. Rouen, Imprimerie de Nicétas Périaux, rue de la Vicomté, 55, 1834. In-8 de 2 ff. et 16 pp.

1515. Hommage a P. Corneille (à l'occasion de la statue qui doit lui être érigée à Rouen), par Paul-James Duboc (de Rouen). Paris, Chez J. Ledoyen, Libraire, Galerie d'Orléans, Palais-Royal, [Imprimerie de Petit, rue Saint-Denis, 380], 1834. In-8 de 15 pp.

Le début de cette pièce montrera la valeur de l'hommage fait à Corneille:

C'est ici qu'il naquit; c'est ici que l'amour

Dans l'urne des grands noms jeta son nom un jour.

Ah! qui l'eût dit alors qu'un jour?... Dans sa nacelle

Qui vogue lentement sur l'onde et qui chancelle,

Voyez-vous ce pêcheur? Pilote audacieux,

Demain, cherchant au loin d'autres mers, d'autres cieux,

Dana une vaste nef il bravera l'orage;

Puis enfin délivré des dangers du naufrage,

Jettera l'ancre au port qui l'avait vu partir.

Tel Corneille... Quels sons viennent de retentir!

Quels préludes! j'entends les fureurs de Médée...

On voit qu'il ne suffit pas d'être Rouennais pour être poëte.

1516. Le Jour de l'inauguration de la statue de Pierre Corneille a Rouen; Poëme en trois Chants, par J.-C. Defosse, du Grand-Quevilly.—Rendons, amis de la science, Hommage au poëte divin!—Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, n°20, 1834. In-8 de 15 pp.

Une note, placée au verso du faux-titre, porte que la composition typographique a été faite par l'auteur.

1517. L'Apothéose de Pierre Corneille, à Rouen, en 1834. Poëme qui a obtenu la première mention honorable dans la séance publique de l'Académie Française le 27 août 1835. Par P.-A. Vieillard, de Rouen, conservateur à la Bibliothèque de l'Arsenal. Paris, Typographie de Firmin Didot frères, 1835. In-8 de 13 pp. et 1 f. blanc.

1518. A Pierre Corneille, hommage en vers, par M. J.-A. Delérue, récité sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1838.

1519. Strophes en l'honneur de Corneille, par Th. Lebreton, de Rouen, récitées sur le Théâtre des Arts, le 29 juin 1842.

Le 6 juin 1842, la Comédie-Française célébra, pour la première fois, l'anniversaire de la naissance de Pierre-Corneille, par une représentation composée du Cid et du Menteur; on couronna le buste du grand poëte, mais le public se montra fort indifférent à cette solennité littéraire: la recette ne dépassa pas 500 fr.

1520. Épitre a Corneille, par M. Émile Coquatrix, lue à la Séance publique de la Société libre d'Émulation de Rouen le 6 juin 1846. Rouen, Imprimé chez Alfred Péron, 1846. In-8 de 15 pp.

1521. Stances sur la découverte du portrait original de Pierre Corneille d'après Le Brun. Rouen, imprimerie de Péron, 1850. In-8.

Stances signées J.-C. Defosse.

1522. Hommage a Corneille, en vers, par M. Beauvallet, récité par l'auteur sur le Théâtre-Français le 6 juin 1851.

On lit à cette date, sur le registre du Théâtre-Français, la note suivante: On avait annoncé un Hommage à Corneille par M. Théophile Gautier, mais la censure n'a pas permis ce morceau, qui a été remplacé par celui de M. Beauvallet.

1523. Pierre Corneille, pour l'Anniversaire de sa naissance, par Théophile Gautier.

Théophile Gautier.Poésies nouvelles, Émaux et Camées, Théâtre, Poésies diverses (Paris, Charpentier, 1863, in-12), pp. 269-271.

Cette pièce n'a que 64 vers, dont voici les premiers:

Par une rue étroite, au cœur du vieux Paris,

Au milieu des passants, du tumulte et des cris,

La tête dans le ciel et le pied dans la fange,

Cheminait à pas lents une figure étrange;

C'était un grand vieillard sévèrement drapé;

Noble et sainte misère, en son manteau râpé.

Son œil d'aigle, son front argenté vers les tempes,

Rappelaient les fiertés des plus mâles estampes,

Et l'on eût dit à voir ce masque souverain

Une tête romaine à frapper en airain.

Les vers de Gautier devaient être récités sur le Théâtre-Français le 6 juin 1851; mais la censure, avec son intelligence habituelle, crut y voir une attaque contre Louis XIV, qu'elle ne voulut pas tolérer!

1524. La Muse héroïque, ode par M. Théodore de Banville, récitée par Mlle Rachel sur le Théâtre-Français, le 6 juin 1854.

1525. Hommage a Corneille, par M. Philoxène Boyer, récité sur le Théâtre-Français le 6 juin 1855.

1526. Corneille, par M. A. Burtal.

Ces vers, composés pour le 257e anniversaire de la naissance de Corneille, n'ont pas été acceptés par le Théâtre-Français, auquel ils avaient été proposés. Ils ont été insérés dans le journal la Comédie du 7 juin 1863.

1527. Corneille, par M. Méry. Vers récités sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 11 juin 1864, par M. Guichard, pensionnaire de la Comédie-Française.

M. Méry s'est permis dans ses vers quelques fantaisies; on en jugera par le passage suivant:

N'oublions pas aussi dans ce beau jour de fête

Ce qui doubla la gloire acquise au grand poëte;

Remontons à son siècle; alors un écrivain

Travaillait pour l'honneur, en dédaignant le gain.

Barbin, seul précurseur d'un peuple de libraires,

Épuisait le Lutrin après cent exemplaires,

Et des héros romains le puissant créateur

Percevait pour Cinna six francs de droits d'auteur.

1528. A Pierre Corneille, par Albert Glatigny. Vers récités sur le Théâtre-Français le 6 juin 1865 (?), pour l'anniversaire de la naissance de Corneille.

1529. A Corneille, par Marc-André Delpit.

Vers présentés au Théâtre-Français pour un des anniversaires de la naissance de Corneille, mais non récités. On en conserve une copie aux Archives du Théâtre-Français.

1530. Édouard Fournier.—corneille & le Monde. Vers récités sur le Théâtre-Français par Mlles Ponsin et Tordeus, le jeudi 6 juin 1867, pour le 261e anniversaire de la naissance de P. Corneille. [Paris, imprimerie Jouaust, rue Saint-Honoré, 338]. In-8 de 7 pp.

1531. Les Joies de Corneille. L'enquête. Par Émile Coquatrix. Rouen, Imprimerie de Henry Boissel, rue de la Vicomté 55, 1870. In-8 de 15 pp., plus la couverture qui sert de titre.

Prix: 1 fr., au profit des pauvres.

1532. Anniversaire de la naissance de Corneille.—A Corneille, ode de M. Henri de Bornier, récitée le 6 juin 1871 au Théâtre-Français, par M. Laroche. [Paris, Imp. Paul Dupont, 1871]. In-8 de 4 pp.

Le poëte s'est inspiré des tragiques événements que Paris venait de traverser.

Oui, nous célébrerons ta fête,

Corneille, cette fois surtout,

Puisqu'après l'horrible tempête

Ton théâtre est resté debout.

La flamme voulait cette proie,

Le crime voulait cette joie;

Le voilà sauvé maintenant,

Entre deux palais mis en poudre

Épargné par la double foudre

Du sol en feu, du ciel tonnant!

1533. Corneille, par M. Paul Deroulède. Vers récités sur le Théâtre-Français par M. Coquelin, le jeudi 6 juin 1872, pour le 266e anniversaire de la naissance de Corneille.

Ces vers patriotiques ont été publiés dans le journal l'Événement du 8 juin 1872.

XXI.—PIÈCES DE THÉATRE, SCÈNES DRAMATIQUES ET CANTATES RELATIVES A CORNEILLE.


1534. Corneille aux Champs-Élysées, pièce épisodique pour la centenaire de Corneille, représentée le 4 octobre 1784 au Théâtre-Français.

Nous trouvons, dans la Correspondance littéraire de Grimm (t. XIIe, pp. 253 sqq.), de curieux détails sur cette pièce, que MM. Goizet et Burtal (Dictionnaire universel du Théâtre en France, Vo Corneille) ont confondue avec une des Centenaires de Cubières.

«La révolution centenaire de la mort du grand Corneille a été célébrée sur le Théâtre-Français, comme l'avait été celle de Molière, mais moins heureusement. Les Comédiens avaient cru devoir proposer ce sujet au concours. M. Artaud, auteur de la Centenaire de Molière, jouée dans le temps avec succès, et M. le chevalier de Cubières, connu par quelques jolies pièces fugitives, étaient au nombre de ceux qui avaient bien voulu concourir. Le sénat comique a choisi, parmi onze pièces soumises à son jugement, celle de Corneille aux Champs-Elysées, et il était difficile de faire un plus mauvais choix.

«Thalie et Melpomène se rendent aux Enfers pour célébrer la centenaire de Corneille. Ces deux muses se disputent la gloire de faire les honneurs de ce grand jour. Un faiseur de drames interrompt leur longue discussion. Voltaire lui succède, et les Muses le laissent tête à tête avec Corneille. Il entreprend de justifier le motif qui lui a fait commenter avec tant de sévérité les tragédies du père du Théâtre Français. Corneille agrée cette justification et déclare même qu'il a regardé ce commentaire comme le plus digne hommage que l'auteur de la Henriade pût rendre à l'auteur de Cinna

Le poëte qui avait fait recevoir cette pauvreté était un fort jeune homme nommé Laurent.

1535. Les deux Centenaires de Corneille, pièces en un acte et en vers, représentées à Rouen, Bordeaux, le Havre, Tours, Grenoble, &c., &c. Par M. le Chevalier de Cubières, de l'Académie de Lyon. A Paris, Chez Cailleau, Imprimeur-Libraire rue Gallande, no 64; Bailli, Libraire, rue Saint Honoré, Barrière des Sergens, M.DCC.LXXXV [1785]. In-8 de 80 pp.

Ce volume contient: 1o Réflexions sur le grand Corneille; 2o La Centenaire de Corneille, ou le Triomphe du génie, pièce en un acte, en vers libres, représentée sur les théâtres publics de Rouen et de Bordeaux, le 1er octobre 1784; 3o La Centenaire de Corneille, ou le Génie vengé, pièce en un acte, en vers libres.

Cubières avait envoyé le Triomphe du génie au concours ouvert par les comédiens du Théâtre-Français et s'était vu préférer la pièce de Laurent. C'est alors qu'il la fit représenter en province.

La seconde centenaire ne fut pas représentée. «Celle-ci, dit Grimm, supérieure à la première et plus originale que ne le sont ordinairement les ouvrages de ce genre, a été lue et reçue deux fois par les comédiens; mais elle n'a pu être jouée, parce qu'aucun d'eux n'a voulu se charger du rôle du Faux Goût. Le farceur Dugazon, pour qui il semblait que ce rôle avait été fait, et qui aurait pu y développer toute l'étendue du talent qui le distingue dans le bas comique, s'est refusé aux ordres mêmes de ses supérieurs, et la charge du ridicule d'un rôle dont on pouvait lui faire l'application lui a servi d'excuse.» (Correspondance littéraire de Grimm, t. XIIe, p. 255.)

Les deux Centenaires ont été reproduites dans les Œuvres choisies de C[ubières-] Palmézeaux (Paris, Mme Desmaret, 1810), t. IIe, pp. 1-131.

1536. La Fête séculaire de Corneille, comédie en un acte et en vers. A Paris, Chez Hardouin et Gastey, Libraires de S. A. S. Madame la Duchesse de Chartres, au Palais Royal, nos 13 et 14, Et chez les Marchands de Nouveautés. M.DCC.LXXXV [1785]. In-8 de 27 pp. chiffrées de 3 à 29.

On trouve en face du nom des personnages le nom des acteurs qui devaient représenter la pièce au Théâtre-Français. Elle ne fut pas jouée en 1785, mais nous sommes tenté de croire qu'elle le fut un peu plus tard. Nous avons trouvé, dans la bibliothèque de M. Didot, un exemplaire qui porte de nombreuses corrections, faites par l'auteur en vue de la représentation. La distribution des rôles y a été changée de la manière suivante: Mlle Raucourt (Melpomène), Mlle Contat (Thalie), M. Vanhove (le Temps), M. Molé (Alcipe), M. Fleury (Philiste), M. Naudet (Ariste), M. Dazincourt (Cliton), M. Saint-Phal (un Grec), M. Dumont (un Romain), M. Saint-Prix (Rodrigue).

1537. La Fête de Corneille, comédie en un acte, en prose, par Picard, représentée à Rouen le 29 juin 1800.

Le Journal de Rouen du 13 messidor an VIII nous apprend que cette pièce, jouée le 10 messidor sur le Théâtre des Arts, portait alors le titre de Pierre et Thomas Corneille. C'est sous ce même titre qu'elle fut reprise sur le même théâtre le 29 juin 1812. Le Journal de Rouen, qui avait tu le nom de l'auteur en 1800, nomme Picard dans son numéro du 30 juin 1812.

La pièce figure dans les Œuvres de Picard (Paris, Barba, 1821), t. VIIIe, pp. 167-216. «Ce n'est point une comédie, dit l'auteur, mais les habitants de Rouen me surent gré de leur offrir leur grand poëte dans l'intérieur de sa famille. Ils aimèrent à se rappeler que Corneille fut bon père, bon mari, bon frère. J'avais rassemblé toutes les anecdotes imprimées ou racontées sur Corneille, et ils me surent gré d'avoir cherché à tourner ces anecdotes à la gloire de mon héros. Est-il vrai que Pierre Corneille demandait des rimes à son frère? je n'en sais rien; mais cette anecdote, vraie ou fausse, me fournit l'occasion de rappeler les quatre fameux vers de la première scène d'Othon. L'introduction du procureur de Domfront me fournit l'occasion de rappeler une particularité bien touchante dans la vie de Corneille. Les deux frères avaient épousé les deux sœurs, et les deux familles n'en faisaient qu'une, tous les biens étaient en commun, et il n'y eut d'inventaire, et de partage qu'à la mort de Pierre Corneille.»

La pièce, essayée à Paris, n'eut pas le succès qu'elle avait obtenue à Rouen.

1538. La Maison de campagne, ou Hommage rendu a Pierre Corneille, divertissement-vaudeville en un acte, par M. Belmont, représenté sur le Théâtre de la République à Rouen, le 10 messidor an IX (29 juin 1801).

1539. Pierre Corneille a Rouen, comédie en un acte, en prose et en vaudevilles, par M. Huilart, représentée sur le Théâtre des Arts à Rouen, le 10 messidor an IX (29 juin 1801).

1540. Le Retour de Melpomène, petit hommage au grand Corneille, divertissement en vers libres, représenté sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 10 messidor an X (29 juin 1802).

1541. Une Matinée des deux Corneilles, comédie-vaudeville anecdotique, en un acte, en prose, représentée sur le Théâtre de la Société olympique le 26 ventôse an XII [17 mars 1804]; par A. Grétry, neveu. Paris, madame Masson, an XII (1804). In-8.

Dans cette pièce, Thomas Corneille se dévoue pour son frère qu'on vient arrêter au nom de Richelieu, mais il est sauvé par un jardinier. L'auteur termine en engageant les spectateurs à ne pas «bayer aux corneilles»!

1542. Les Amours de P. Corneille, comédie en trois actes, en prose, par Laujon.

«Comédie reçue au Théâtre-Français vers 1806, mais qui n'y fut pas représentée. Dans son Esprit du grand Corneille, p. 153, François de Neufchâteau dit de cette pièce: «La mort de l'auteur est cause qu'elle n'a pas été représentée.» Si nous en croyons des personnes en position d'être bien informées, il faudrait retourner cette phrase et dire: «L'auteur est mort parce que sa pièce ne put pas être représentée.»

Voici le fait tel qu'on nous l'a raconté: Laujon, qui mourut âgé de quatre-vingt-quatre ans, présenta cette pièce quelques années avant sa mort. Le comité la trouva très-faible, mais la reçut attendu l'âge de l'auteur, pensant d'ailleurs que sa mort imminente dispenserait de la mettre à l'étude. On fit même mention, par une inconvenance fatale, de cette dernière considération sur le registre de la Comédie, qui n'est consulté ordinairement que par ses sociétaires. Un jour, Laujon vient se plaindre de ce qu'on ne se dispose pas à jouer sa pièce; on lui répond que beaucoup d'autres ouvrages sont reçus avant le sien, et, oubliant la note fatale, on lui donne le registre pour l'en convaincre. Le malheureux vieillard lit l'arrêt de mort porté, en quelque sorte, par les comédiens contre lui, et il ne survécut que peu de jours à ce coup cruel.

«Le Journal de Rouen du 1er juillet 1809 nous apprend que cette pièce fut jouée sur le Théâtre des Arts de cette ville le 29 juin précédent.» Taschereau.

1543. le Mariage du grand Corneille, comédie en un acte, en vers, par M. Goujet, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1808.

1544. Hommage a Corneille, scène lyrique, par M. Goujet, musique de M. Campenhaut, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1809.

1545. Le Mariage de Corneille, comédie en un acte, en vers, représentée sur le Théâtre de l'Impératrice, le 19 octobre 1809; par M. Hiacynthe [Decomberousse].

Pièce tombée.

Voy. Magasin encyclopédique, 1809, t. Ve, p. 375; Mémorial dramatique, 1810, p. 90; Almanach des Muses, année 1810, notice de la fin.

Outre le Mariage du grand Corneille, dont nous avons parlé, M. Goizet (Dictionnaire universel du Théâtre, t. Ier, p. 599) indique une autre pièce intitulée le Mariage de Corneille, par Beaume-Tiste. Il a probablement en vue la pièce portée sous notre no 1462.

1546. Cantate en l'honneur de Corneille, par M. Dutreik, mise en musique par M. Dubarrois, exécutée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 20 juin 1810.

1547. La Maison de Corneille, comédie en un acte, en vers, par M. Goujet, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1810.

1548. Corneille Au Capitole, scènes héroïques [en vers], à l'occasion du rétablissement de S. M. Marie-Louise, impératrice et reine, après la naissance du Roi de Rome, représentées le 21 avril 1811 sur le Théâtre de l'Odéon; par M. J. Aude. Paris, madame Masson, 1811. In-8 de 15 pp.

Les personnages sont Romulus, Lucine et Corneille.

Voy. Magasin encyclopédique, 1811, t. IIe, p. 397.

1549. Cantate en l'honneur de Corneille, paroles et musique de M. Campenhaut, exécutée pour la première fois dans la séance annuelle de la Société d'Émulation de Rouen, le 22 juin 1811, et sur le Théâtre des Arts de la même ville le 29 du même mois.

1550. Les deux Corneille, comédie en un acte, en vers, par M. Goujet, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1811.

1551. Hommage au Grand Corneille, scène par MM. Désaugiers et Gentil, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1815.

1552. La Nièce de Corneille chez Voltaire, comédie anecdotique en un acte et en vaudevilles, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1816.

1553. La Fête de Saint-Pierre, scènes épisodiques mêlées de musique, par M. M***, représentées sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1817.

«Le Journal de Rouen nous apprend que cet à-propos avait été précédé de la tragédie de Polyeucte, dans laquelle mademoiselle Caroline Corneille remplissait le rôle de Pauline. Elle avait déjà joué sans succès Chimène du Cid, à la représentation donnée à l'Opéra au bénéfice de sa tante, le 6 juin 1816.» Taschereau.

1554. La Fête de Saint-Pierre, vaudeville en un acte, par M. ***, de Rouen, représenté sur le Théâtre des Arts de cette ville, le 29 juin 1819.

Malgré l'identité des titres, cette pièce n'est pas celle qui avait été représentée en 1817.

1555. Cantate en l'honneur de Corneille, paroles de M. Boché, musique de M. Morin, chef d'orchestre, exécutée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1820.

1556. Le Songe du jeune Corneille, scène en vers, par M. Lepitre, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin et le 1er juillet 1820.

1557. Cantate en l'honneur de Corneille, paroles de M. Verteuil, artiste du Théâtre des Arts, à Rouen, musique de MM. Morin et Cassel; exécutée sur ce théâtre le 29 juin 1821.

1558. La Nièce de Pierre Corneille, vaudeville par M. ***, représenté sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1822.

1559. Le Cid de Corneille, comédie anecdotique en un acte, en vers, par M. ***, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1823.

1560. Pierre et Thomas Corneille, à-propos en un acte et en prose, par MM. Romieu et Monnières [Abel Hugo], représenté pour la première fois sur le second Théâtre-Français, le 6 juin 1823, jour anniversaire de la naissance de P. Corneille. Paris, Baudouin frères, Ponthieu, Barba 1823. In-8 de 32 pp.

1561. Scène lyrique en l'honneur de Corneille, paroles de M. ***, musique de Méhul, exécutée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1823.

1562. La Maison de Corneille, à-propos-vaudeville en un acte, par MM. Tiste et ***, représenté sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1824.

1563. Racine chez Corneille, ou la Lecture de Psyché, comédie en un acte, en vers, par M. Brulebœuf-Letournan, représentée pour la première fois, à Rouen, sur le Théâtre des Arts, le 29 juin 1825. Paris, de la Forest, 1825. In-8 de 55 pp.

1564. Cantate en l'honneur de Corneille, paroles de ***, musique de M. Eugène Walkiers, exécutée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1825.

1565. Le Triomphe du Cid, à-propos anecdotique en un acte, en vers, par M. Ruffîn, représenté sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1827.

1566. La Jeunesse de Corneille, comédie en un acte, par M. ***, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 28 juin 1828.

1567. Cantate en l'honneur de Corneille, par M. Charles, artiste du Théâtre des Arts, à Rouen, exécutée sur ce théâtre le 28 juin 1828.

1568. Corneille à Rouen, comédie en deux actes, en vers, par M. Muret, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1829.

Non imprimé.

1569. L'anniversaire de P. Corneille, intermède représenté sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1834.

1570. Mélite, ou la première Pièce de Corneille, comédie en un acte, en vers, par Marion dit Dumersan, représentée sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1837.

Cette pièce, qui n'a pas été imprimée, est tirée d'une nouvelle publiée, sous le même titre, par Dumersan, dans le Monde dramatique, t. IVe, pp. 337 sqq., no du 6 juin 1837.

1571. Stances en l'honneur de Corneille, par M. J.-A. Delérue, mises en musique et chantées sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1838.

Peut-être ces Stances sont-elles la même pièce que le no 1518.

1572. Corneille et Richelieu, comédie-vaudeville en un acte, par MM. Boulé et Rimbaut, représentée pour la première fois à Paris sur le Théâtre de l'Ambigu-Comique, le 23 février 1839. Paris, E. Michaud, 1839. In-8 de 24 pp.

Musée dramatique, no 138.

1573. Corneille chez le Savetier, scène historique de la vie de P. Corneille, par MM. Beuzeville et Th. Lebreton, représentée sur le Théâtre des Arts, de Rouen, le 29 juin 1841. Rouen, N. Périaux, 1841. Gr. in-8.

«Nous citons, d'après les Renseignements relatifs à Pierre Corneille, de M. Ballin, cette pièce, qui ne figure pas dans la Bibliographie de la France, et n'est pas entrée à la Bibliothèque impériale, sans doute parce qu'elle n'a pas été déposée.» Taschereau.

Cette pièce est imprimée dans la Revue de Rouen (t. XVIIe, 1841, pp. 333 sqq.), dont l'édition que nous citons n'est sans doute qu'un extrait.

1574. Pierre Corneille à la Cour de France, comédie en trois journées, en vers; par Éliacin Jourdain, [1841].

M. Ballin (Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1848, p. 291) cite cette pièce d'après le Journal d'Évreux; il ignore si elle a été imprimée.

1575. Corneille et ses amis, comédie en deux actes et en vers, par MM. Lucien Élie et Lemaire aîné, représentée pour la première fois sur le Théâtre des Arts, de Rouen, le août 1842. Rouen, Imprimerie de Nicétas Périaux, [1842]. In-8.

1576. Corneille et ses voisins, comédie en deux actes et en vers, par MM. Lucien Élie et Lemaire aîné, artiste du Grand-Théâtre de Rouen, représentée pour la première fois sur le Théâtre des Arts, le 27 septembre 1842. Rouen, Édet jeune, 1842. In-8 de 20 pp. à. 2 col.

Seconde édition remaniée de la pièce précédente.

1577. La Jeunesse de Corneille, comédie historique en trois actes et en vers, par M. Émile Coquatrix (de Rouen). Paris, Paul Masgana, [impr. Crapelet], 1844. In-12 de 4 ff. et 80 pp.

Représentée sur le Théâtre de l'Odéon le 6 juin 1844, jour anniversaire de la naissance de Corneille.

1578. Corneille et Rotrou, comédie en un acte et en prose, par MM. de La Boullaye et Cormon, représentée pour la première fois à Paris, sur le Théâtre-Français, le 8 octobre 1845. Paris, Marchant, 1845. In-8 de 12 pp. à 2 col.

Collection du Magasin théâtral.

1579. Corneille chez Poussin, à-propos anecdotique en vers, suivi d'un épilogue, par M. Ferdinand de La Boullaye, représenté pour la première fois à Paris, sur le second Théâtre-Français, le 6 juin 1847, jour anniversaire de la naissance de P. Corneille. Paris, Tresse et Lévy, [1847]. Gr. in-8 de 24 pp.

1580. Éloge de Pierre Corneille, sa vie et ses ouvrages. Monologue historique en un acte, en vers, dédié à la ville de Rouen; suivi d'une Apothéose et d'une Marche triomphale, par Louis Crevel de Charlemagne (de Rouen). Représenté pour la première fois sur le Théâtre des Arts, de Rouen, le 6 juin 1851. Prix: 1 fr. 50 net. A Paris, chez l'Auteur, rue de Castiglione, 10; Blanchet, Tresse, E. Challiot; à Rouen, chez Auguste le Brument, Berdalle de La Pommeraye, 1851. In-8 de 27 pp.

1581. La Muse de Corneille, à-propos joué sur le Théâtre impérial de l'Odéon, pour l'anniversaire de la naissance de Corneille, le 6 juin 1854, par Henri de Bornier. Paris, Michel Lévy frères, 1854. In-12 de 8 pp., plus la couverture, qui sert de titre.

1582. Corneille a la Butte Saint-Roch, comédie en un acte, en vers, représentée au Théâtre-Français le vendredi 6 juin 1862; précédée de Notes sur la vie de Corneille, d'après des documents nouveaux, par Édouard Fournier. Avec une vignette de M. Aug. Racinet, et un plan de la Butte Saint-Roch au temps de Corneille. Paris, E. Dentu, 1862. In-12 de 4 ff. prélim., clvj et 80 pp., fig.

Édition imprimée par Jouaust, sur papier de Hollande, avec les caractères elzéviriens de Jannet. La vignette de Racinet, assez grossièrement gravée sur bois, est imprimée sur l'un des ff. prélim., en face du titre. Le plan de la Butte Saint-Roch est placé, en guise de fleuron, au bas de la p. clvj. Il est également fort mal gravé.

Les pp. i-clvj sont occupées par les notes sur Corneille (voy. le no [1199]).

1583. Au Pays des Ames, scène dramatique, en vers, par Louis Ratisbonne.

Comédie-Française, 6 juin 1870.

1584. Corneille, scène dramatique en un acte, en vers, par Fleury.

Cette pièce, dont l'auteur est professeur dans une maison d'éducation de Paris, a été représentée dans plusieurs institutions de jeunes gens. Elle a été jouée notamment, le 30 juin 1875, par les élèves de l'institution Cibot-Mellin.

1585. Le Ménage de Corneille, comédie en un acte, en vers, par MM. Eugène Vignon et Henri Cantel.

Cette pièce, présentée à la Comédie française, a été imprimée en épreuves par M. Chamerot, au mois d'août 1875, mais les auteurs ont renoncé à l'idée de la faire paraître et ont fait distribuer les formes, avant la mise en pages.

FIN.

TABLE DES DIVISIONS
Préface [v]
Additions et corrections[xiij]
I.Éditions des pièces de théatre de Corneille, publiées par lui-même[1]
II.Pièces de théatre écrites par divers auteurs, avec la collaboration de Corneille[116]
III.Éditions collectives du théatre de Corneille, publiées par lui-même[126]
IVÉditions des ouvrages de piété de Corneille, publiéespar lui-même[152]
V.Œuvres diverses de Corneille.
I. Ouvrages en prose ou en vers, publiés séparément de son vivant ou après sa mort[176]
II. Ouvrages ou Recueils divers contenant des pièces de Corneille, en prose ou en vers[193]
VI.Ouvrages attribués a Corneille.
I. Ouvrages publiés séparément[228]
II. Recueils contenant des pièces de vers attribués à Corneille[232]
VII.Éditions des pièces de théatre de Corneille, publiées de son vivant, mais sans sa participation, en France et en Hollande[236]
VIII.Éditions collectives du théatre de Corneille, publiées de son vivant, mais sans sa participation, en France et en Hollande[268]
IX.Éditions des ouvrages de piété de Corneille, publiées de son vivant, mais sans sa participation, en France et en Hollande[273]
X.Éditions des pièces de théatre de Corneille, publiées depuis sa mort jusqu'à nos jours[277]
XI.Éditions des Œuvres de Corneille, publiées depuis sa mort jusqu'à nos jours.
I. Œuvres complètes[302]
II. Œuvres choisies[315]
XII.Éditions des ouvrages de piété de Corneille, publiées depuis sa mort jusqu'à nos jours[327]
XIII. Extraits des ouvrages de Corneille.
I. Extraits des ouvrages de Corneille en général[331]
II. Extraits particuliers de l'Imitation de Jésus-Christ[336]
XIV.Pièces de Corneille remaniées ou retouchées par divers auteurs[338]
XV.Traductions ou Imitations des ouvrages de Corneille, en diverses langues.
I. Traductions en latin[343]
II. Traductions en italien[343]
III. Traductions en espagnol[352]
IV. Traductions en portugais[355]
V. Traduction en roumain[356]
VI. Traductions en anglais[357]
VII. Traductions en néerlandais[362]
VIII. Traductions en allemand[396]
IX. Traductions en danois[403]
X. Traductions en suédois[404]
XI. Traductions en russe[405]
XII. Traduction en serbe[406]
XIII. Traductions en polonais[407]
XIV. Traductions en grec[409]
XV. Traductions en arménien[409]
XVI. Traductions en magyar[410]
XVI.Opéras et Ballets, tirés des pièces de Corneille[411]
XVII.Histoire de Corneille et de sa famille.
I. Biographie de Corneille[435]
II. Documents biographiques divers.—Notices relatives à des faits particuliers de la vie de Corneille et aux maisons qu'il a habitées[438]
III. Notices sur les portraits de Corneille[442]
IV. Pièces relatives au monument de Corneille, à Rouen[443]
V. Notices sur la famille de Corneille et sur ses descendants[444]

XVIII.
Discours, Éloges, Critiques, Parallèles, relatifs à Corneille.
I. Éloges de Corneille.—Considérations générales sur ses ouvrages et son influence littéraire[450]
II. Particularités de la vie littéraire de Corneille; sa langue et ses théories littéraires; sa bibliographie[457]
III. Discours, critiques et parallèles relatifs à Corneille et à Racine[462]
XIX.Dissertations, Critiques, Pièces de théatre et Parodies, relatives aux ouvrages séparés de Corneille[466]
XX.Pièces de vers en l'honneur de Corneille[499]
XXI.Pièces de théatre, Scènes dramatiques et Cantates, relatives à Corneille[510]

FIN DE LA TABLE DES DIVISIONS.