CHAPITRE XI

LA BATAILLE

Les habitants de la loge pas encore revenus de la stupeur où les avait plongés l'apparition du Chien-Flamboyant, quand un grand tumulte d'hommes, de chiens et de chevaux se fit entendre au dehors.

—C'est Molodun qui arrive! s'écria l'Aigle-Gris. Que chacun des guerriers se prépare à marcher contre l'ennemi!

Renolunc secoua la tête d'un air sombre en disant:

—Les présages sont mauvais. Scoucoumé est irrité contre nous. Déjà la confection du bouclier sacré a été suivie d'une tempête de sinistre augure. La venue de l'Esprit du feu n'annonce rien de bon non plus.

—J'ai rendu à Molodun son arc de dent de narval; nous sommes sûrs de la victoire, répondit l'Aigle-Gris.

—Mon père est libre de le penser, mais moi je crois le contraire, repartit le Castor-Industrieux à voix basse et de façon à n'être entendu que par le vieillard; les Manitous ne sont pas apaisés. La dernière expédition de la Roche-Rouge nous a coûté plus de deux fois cent guerriers. A peine nous en reste-t-il deux fois cent à conduire contre les Chinouks…

—Et nos alliés!…

—Nos alliés périront comme nous. Il faudrait faire un sacrifice à
Scoucoumé.

—Mais nous n'avons plus d'esclaves!

—Et cette face blanche! fit Renolunc en désignant du regard Merellum, qui réfléchissait aux mystérieuses paroles du nègre.

—Cette face blanche! Jamais, mon fils, jamais, tant que ta soeur Lioura, ma fille, vivra! Si par malheur nous sommes vaincus, ce sera le moyen d'arrêter les Chinouks par leurs auxiliaires les Clallomes. Leur dévouement à cette squaw m'est connu. Ils consentiront à tout pour la ravoir.

Avant que Renolunc eût répliqué, Molodun parut dans la hutte.

Il était vêtu d'une longue robe de buffle, le poil tourné en dehors et serrée à la taille par une corde de crin. Des mitas et des mocassins élégamment brodés couvraient ses pieds et ses jambes. Sur son épaule se balançaient son laineux arc en dent de narval et un carquois de peau de loup marin, renfermant une douzaine de flèches, toutes empoisonnées. Un couteau à scalper était passé à sa ceinture, et un tomahawk pendait par un cordeau à son poignet. Une profusion de plumes multicolores ornait sa chevelure. Son visage, sa poitrine et ses bras étaient bigarrés de peintures.

Son premier coup d'oeil, en entrant, fut adressé à Merellum.

Un jeune homme lui présenta alors l'albino qui lui était propre et dont personne autre que lui n'avait le droit de se servir.

Il s'assit, reçut des mains de l'Aigle-Gris un calumet qu'il fuma lentement en silence pendant plusieurs minutes, et dit:

—J'ai l'oreille ouverte au discours de mes frères.

—Sois donc le bienvenu dans la loge, mon fils, répliqua le vieillard.

—Amènes-tu les alliés? demanda Renolunc.

—Oui, Molodun amène deux fois cinquante guerriers, choisis parmi les meilleurs des Voila-Voilas; deux fois quarante Arcs-Plats; deux fois vingt Indiens-de-Sang et deux fois soixante Serpents.

—Ah! dit l'Aigle-Gris, avec tous ces braves nous n'aurons pas de peine à écraser nos ennemis et à leur reprendre ma pauvre Lioura.

Le Renard-Noir essaya de dissimuler une grimace, mais son mouvement n'échappa point au Castor-Industrieux.

—Je suis certain, dit-il, que mon frère est de mon avis. Il pense que
Lioura a été tuée par les Chinouks.

Molodun devina une intention maligne dans cette question indiscrète.

Il répliqua par une interrogation:

—Mes frères ont-ils des nouvelles de l'ennemi?

—Oui, dit l'Aigle-Gris; il doit être à présent près de la Grande-Combe.

—Alors, dit Molodun avec joie, nous avons le temps de danser la danse de la guerre avant de partir. Qu'on dresse un festin dans la loge du conseil!

—Il sera fait suivant tes ordres, mon fils, dit le vieillard.

Mais comme il prononçait ces mots, un Indien tout essoufflé se montra à l'entrée de la loge.

—Les Chinouks! les Chinouks! cria-t-il.

—Où sont-ils? fit le chef.

—A cinq mille pas d'ici, sur la Grande-Rivière. Les jappements de leurs chiens retentissent jusqu'à nous. Que mes frères écoutent! C'est le mugissement du taureau d'Oli-Tahara!

Le meuglement lointain d'un buffle venait effectivement d'éclater.

Les Nez-Percés s'entre-regardèrent avec émoi. Ils ne s'attendaient pas à une attaque aussi soudaine.

Cette impression dura peu toutefois.

—Que mes frères me suivent! cria Molodun.

Et, s'adressant aux femmes:

—Vous garderez la prisonnière, sans la quitter pour aucun motif, et ne laisserez pénétrer personne ici jusqu'à mon retour.

Il s'élança hors de la loge et tous les hommes valides l'accompagnèrent.

Le temps était sombre, le ciel d'un gris inflexible; quelques flocons de neige jouaient dans l'air.

Sur l'emplacement de l'ienhus, cinq à six cents guerriers, armés d'arcs, de flèches, de traits, de couteaux et de massues se tenaient prêts à partir: les uns montés dans des traîneaux d'écorce, tirés par des chiens-loups ou des chevaux, les autres à pied, mais chaussés de raquettes, et tous, hommes et bêtes, en proie à une excitation fébrile, qui s'exprimait par des clameurs effrayantes.

Ils n'avaient ni drapeaux ni pennons, mais des signes particuliers distinguaient les diverses tribus: les Arcs-Plats étaient reconnaissables à leur arme de prédilection; les Voila-Voilas, aux peaux de boeufs encornées dont ils se couvraient la tête; les Serpents, aux reptiles empaillés dont ils s'étaient fait des colliers et des anneaux; les Indiens-de-Sang, qui se prétendent les plus anciens et les plus nobles du désert américain, aux plumes de condor plantées droites dans leurs chevelures; les Nez-Percés, aux ornements de leurs narines; et dans cette foule étrange, démoniaque, où l'horrible s'accouplait au grotesque, on remarquait encore quelques Grosses-Babines, ainsi nommés par les Canadiens-Français, à cause des morceaux d'os ou de bois qu'ils se logent entre la lèvre inférieure et les gencives pour allonger la première.

Quant aux costumes de cette bande, quant aux peintures qui la chamarraient, quant à la physionomie de son ensemble, je renonce à les décrire.

Ma plume est impuissante. La palette d'un peintre n'aurait pas assez de nuances.

Molodun, l'Aigle-Gris et Renolunc sautèrent, dans un traîneau en forme de canot, décoré à son avant d'un hibou, et s'avancèrent vers la place du village, où les principaux chefs des tribus tenaient conseil.

La délibération fut courte. Les moments pressaient; car, à chaque minute, les mugissements du taureau d'Oli-Tahara devenaient plus distincts. Il fut convenu que les Arcs-Plats se porteraient avec les Voila-Voilas sur le bord de la Colombie, et qu'ils le couvriraient d'une ligne de tirailleurs, pendant que les Nez-Percés, avec le reste des alliés, recevraient l'ennemi de front, tout en cherchant à jeter une partie de leurs forces sur l'autre rive du fleuve, afin de tâcher de cerner les Chinouks ou tout au moins de les assaillir en tête et sur les flancs.

Ce plan n'était point maladroit. Et ici je me permettrai de faire observer que certains voyageurs ont avancé trop légèrement que les sauvages de l'Amérique septentrionale n'apportaient ni ordre ni stratégie dans leurs batailles. A peine ces voyageurs admettent-ils que les Peaux-Rouges font usage de tactique, tandis qu'au contraire ils sont fort habiles dans les choses de la guerre, et combinent toujours avec une rare sagacité leurs systèmes d'attaque ou de défense.

Renolunc, le Castor-Industrieux, avait eu l'idée de ce plan, qui fut aussitôt mis à exécution.

Les traîneaux des Arcs-Plats commencèrent à défiler.

Chacun était monté par six ou huit hommes, et mené par une quinzaine de chiens, de chaque côté desquels se tenait un Indien en raquettes, qui devait les suivre à la course, stimuler on refréner leur ardeur, avec un fouet muni d'un aiguillon.

Les hommes avaient leurs arcs bandés, leurs flèches ajustées.

Ils étaient prêts à tirer.

Mais aucun coup ne devait être porté, aucun cri proféré avant que Molodun, le chef de l'expédition, n'eût donné le signal en sonnant d'une trompe qu'il avait jadis enlevée à un chasseur blanc.

Le départ s'opéra donc au milieu d'un silence relatif.

Arrivés devant le rio Columbia, Molodun et l'élite de ses guerriers étant descendus des traîneaux mirent leurs raquettes. Une partie des véhicules fut rangée comme un rempart devant le village et confiée à la garde des chiens, l'autre s'élança à fond de train sur la glace pour gagner la rive septentrionale du fleuve, pendant que le chef déployait sa bande en ligne droite afin de masquer le passage de la troupe chargée d'entourer les Chinouks.

Ceux-ci se montraient déjà derrière les bourdigneaux, amoncellement de glaçons dont la Colombie était hérissée.

A cet endroit, elle est fort resserrée et n'a pas plus d'un demi-mille de largeur.

Des côtes assez escarpées la bordent au nord; mais au sud elle se trouve presque de niveau avec la plaine.

Les Chinouks, qui avaient espéré tomber à l'improviste sur les Nez-Percés, ne les eurent pas plutôt aperçus qu'ils lâchèrent le houp de guerre. Un son rauque, parti de la trompe de Molodun, et instantanément suivi de vociférations sans nom, riposta à cette provocation.

L'air fut obscurci par une grêle de flèches.

L'engagement commença, à travers un tourbillon de neige et des clameurs à épouvanter les plus farouches animaux. Rien d'humain, rien qui puisse emprunter à la nature un point de comparaison dans tous ces cris, chassés, croisés, froissés, heurtés, confondus, qui, pour appartenir à la race bestiale entière, n'appartenaient à aucun animal en particulier.

Il y eut bientôt un inénarrable mélange d'hommes, de chiens, de chevaux, de choses.

On se frappait avec les armes, avec les poings, avec les pieds, avec tout. Les massues résonnaient sur les crânes comme sur des enclumes. Le sang coulait à flots. Il sillonnait la glace en ruisseaux pourpres. La mêlée augmentait. Les cadavres s'exhaussaient les uns sur les autres et formaient des monceaux, des barrières que les combattants s'opposaient comme des boucliers.

La neige, soulevée par les pattes des chiens, par la pointe des raquettes, par les ricochets des flèches, volait en nuages au-dessus des deux armées; et plus haut, les hérauts de la mort, les vautours, passant et repassant en essaims, sonnaient le glas des victimes.

Au loin, dans la campagne, se montraient furtivement les loups blancs, ces autres courtisans des grandes tueries. On voyait leurs museaux rouges se profiler aux angles des bois; on entendait leur jappement continu qui, sinistre accompagnement, semblait servir de basse au hourvari général, tandis que, d'intervalle en intervalle, un mugissement prolongé dominait toutes ces voix échauffées par de brûlants appétits.

C'était Tonnerre, le taureau d'Oli-Tahara, réclamant le droit de faire sa partie dans l'horrible concert.

Et on le voyait bondir au milieu de la multitude, rejetant derrière lui des fragments de glace concassée sous ses sabots, et exhalant par ses naseaux en feu une épaisse fumée.

A califourchon sur sa large encolure, la main droite crispée au manche d'un tomahawk; la main gauche à la poignée d'un coutelas, Oli-Tahara pressait ses adversaires avec une indicible ardeur. Partout où il allait, des masses de cadavres marquaient son chemin. Avec ses cornes puissantes, le taureau enfonçait les rangs les plus serrés, baissant la tête jusqu'au ras de la glace, puis la relevant avec deux ou trois hommes éventrés qu'il envoyait ensuite rouler à dix pas sur leurs compagnons glacés d'épouvante. Chaque mouvement du redoutable animal était marqué par la retraite des ennemis. Et pendant ce temps-là, à droite, à gauche, en avant, en arrière, frappait le métis. Ses armes étaient émoussées, mais ses bras ne se lassaient pas. Sa monture et lui étaient rouges de sang. Ils ne cessaient pourtant de semer le carnage autour d'eux.

Quel spectacle que celui-là!

Les voici qui atteignent un parti commandé par l'Aigle-Gris.

Le vieillard aperçoit Oli-Tahara. Ses gens reculent effrayés; mais lui, il ajuste une flèche à son arc, vise; la flèche part, elle siffle. Le chef des Chinouks est blessé, car il pousse un cri.

—Tu périras de ma main, bâtard! dit l'Aigle-Gris en se précipitant sur lui.

Mais le Bois-Brûlé, qui a chancelé une seconde, se redresse. Il brandit son casse-tête; la lourde massue s'abat sur le crâne du Nez-Percé, qui tombe pour ne plus se relever.

Son fils Renolunc le saisit dans ses bras et l'emporte à quelque distance.

A la vue du corps inanimé de son beau-père, Molodun s'exclame:

—Tu viens d'aller vers cette terre où sont, allés nos ancêtres; tu as fini ton voyage ici avant nous; mais nous te vengerons ou nous te suivrons et rejoindrons les groupes heureux que tu rencontreras.

Puis il s'élance au fort de la mêlée, pousse droit au métis.

Renolunc marche à côté de lui.

Devinant leur, intention, plusieurs chefs s'unissent à eux.

Oli-Tahara les voit venir. L'animation de son visage redouble en reconnaissant Molodun. Trois flèches lui sont décochées. Par bonheur, aucune ne l'atteint.

Il va foncer sur les sagamos nez-percés, quand un Chinouk l'avertit que les Clallomes plient, se débandent sur le flanc-gauche et que leurs ennemis tentent une évolution pour les envelopper.

Aussitôt le métis fait volte-face.

Il presse de ses genoux son buffle qui part comme l'éclair.

Les Nez-Percés s'imaginent qu'il fuit. Ils entonnent le chant de la victoire et les Chinouks reculent.

Molodun l'apostrophe:

—Vil rejeton d'une louve, tu n'iras pas loin, et le Renard-Noir t'atteindra dans quelque tanière que tu ailles cacher ta honte.

Mais le Dompteur-de-Buffles ne l'entend pas.

Il poursuit sa course à travers les amas de cadavres et de glaçons. Les Clallomes sont rattrapés, sont ralliés; ils chargent les Nez-Percés qui fléchissent à leur tour, et Oli-Tahara, haletant, le front baigné de sueur, le cerveau en feu, retourne à la rencontre de Molodun.

Loin de calmer son irritation, la blessure qu'il a reçue l'embrase davantage.

Tout ce qui se trouve sur son passage, ennemi ou ami, est renversé. Jamais Tonnerre n'a mieux mérité son nom. La fièvre de son maître s'est inoculée dans ses veines. Il dévore l'espace. La poudre n'est pas plus inflammable, la foudre n'est pas plus prompte.

Les Chinouks, qui avaient commencé à battre en retraite, reviennent à la suite de leur chef.

Une cohue d'hommes, de chiens et de chevaux se foulent, de nouveau sur le théâtre du premier engagement.

La lutte se renouvelle avec plus de vigueur et d'acharnement.

De chaque côté, Oli-Tahara, Molodun et Renolunc accomplissent des prodiges de valeur en cherchant à se rapprocher. Mais le dernier est percé d'une flèche, et des grappes de Nez-Percés s'accrochant aux jambes du buffle, l'empêchent d'avancer.

Cependant, ils ne parviennent, pas à le tuer, car, avant le combat, le métis a eu le soin de lui cuirasser le corps avec une peau à l'épreuve du couteau.

Molodun et Oli-Tahara se déchirent des yeux en attendant qu'ils puissent s'étreindre corps à corps.

Et les insultes qu'ils se crachent à la face sont sanglantes comme le supplice réservé par le vainqueur au vaincu.

—Je te scalperai, fils de chienne! je lacérerai ta chair avec mes ongles; je mangerai ton coeur et je ferai de ton crâne une coupe à boire.

—Et moi, je ferai fouetter ta femme par mes esclaves; je l'écorcherai vive, et, avec sa peau, je fabriquerai un tambourin pour mes jeesukaïns.

—Moi, reprit le Renard-Noir, je tiens captive Merellum, la souveraine des Clallomes; je la ferai cuire à petit feu, et je servirai son corps aux coyotes!

—Tu seras scalpé avant que la lune se lève! répliqua Oli-Tahara.

Et, tournant son tomahawk comme une fronde, il le lança tout à coup à la tête de Molodun.

Serré au milieu des siens, et ne pouvant faire usage de ses armes, le Renard-Noir se démenait alors pour se frayer un chemin jusqu'à son adversaire dont il n'était plus éloigné que de quelques pieds.

Le projectile l'atteignit au front. Il éleva convulsivement les bras en l'air et s'affaissa sur lui-même.

Ce coup hardi, mais qui, s'il eût manqué le but, privait son auteur de son meilleur moyen de défense, jeta la terreur parmi les Nez-Percés.

Les Chinouks, au contraire, se répandirent en acclamations triomphales.

Néanmoins, la victoire n'était pas décidée. Les pertes de part et d'autre étaient à peu près égales, et les tirailleurs dispersés sur la rive septentrionale du Columbia, frais et vigoureux, pouvaient, longtemps encore, tenir les Chinouks en échec.

Mais, à ce moment, un craquement effroyable fit tressaillir les assaillis elles assaillants.

Puis, soudain, la glace se partagea en deux; les eaux du fleuve éructèrent avec impétuosité de leur prison hivernale. Des centaines d'individus, morts, blessés et vivants forent précipités dans l'abîme.

Une clameur immense s'éleva vers le ciel et fut redite avec des répercussions déchirantes par les échos de la côte.

Les Nez-Percés eurent plus à souffrir de cet accident que leurs antagonistes, car ils étaient accumulés à l'endroit où la glace se divisa, et ceux qui avaient été dirigés sur le bord septentrional furent séparés du reste de la tribu.

Oli-Tahara tomba dans le gouffre; mais, en tombant, il empoigna Molodun par sa longue chevelure, et soutenu par Tonnerre, qui remontait vigoureusement le courant, il le traîna avec lui jusqu'au rivage.

Là, il le remit, entre les mains de ses guerriers, avec ordre de l'épargner s'il n'avait pas succombé. Profitant ensuite de la consternation où cette catastrophe avait plongé ses ennemis, il pénétra dans le village et se mit à la recherche de Merellum.

Après avoir visité plusieurs loges, il arriva à celle de Molodun. La frayeur y était plus grande encore que dans les cabanes qu'il avait précédemment fouillées.

Mais la Petite-Hirondelle avait disparu; et quand le Dompteur-de-Buffles demanda où elle était, on lui répondit que Chibiabos, l'Esprit du feu, l'avait enlevée.

Peu satisfait de cette réponse, Oli-Tahara se livra à des perquisitions minutieuses.

Elles n'eurent aucun résultat.