VIII

Et il sourit, le brave Martin, parce qu’il travaille et qu’il espère. Il est honnête, et l’on vient chez lui de bien loin. Il entasse de jolis écus, dans de vieilles bottes suspendues au plafond de son grenier. Tape, marteau ; coule, fontaine ; les petits ruisseaux, eh ! eh ! eh ! font, dit-on, les grandes rivières ; petit à petit, pan, pan, pan, l’oiseau fait son nid… Eh, eh, eh ! Et maintenant il arrive qu’en passant devant l’échoppe, on entend rire le père Martin. Il rit tout seul, à son joli rêve, à son jardinet, à sa maisonnette, construite où il sait bien : à l’un des bouts du village, un peu loin, oui, un peu loin de la grand’route, où les hommes marchent, où les souliers s’usent.