XIV
Il est là, le père Martin, seul comme autrefois, seul sans apprenti. Sa femme ne sourit plus. Elle vieillit, vieillit, se parchemine et se voûte. Elle fait la soupe et coud les habits. Son mari tire l’alène. Il ne demande plus rien, ni maison, ni jardinet. Pourtant, parfois, comme en un rêve, il se répète : « Oh ! si j’avais un jour, si, avant de mourir, j’avais une maisonnette ! Un petit jardin ! » — Mais au fond, il en a assez de la vie, de cette vie où les fêtes tournent en jours de malheur !
Il vit par habitude, parce que c’est « comme ça ».