XIV

De la statue d’Antoine, on en parlait souvent, toujours ; tous les jours.

On racontait qu’elle avait été vue par Laurence, une fille du quartier Latin, une brave fille au doigt tout noir de piqûres d’aiguille, une brave ouvrière qui aimait beaucoup l’amour, et un peu Antoine pour la magie de ses rêves d’artiste et pour ses vingt ans.

Quand elle l’avait vue, la statue était, disait-on, voilée ; emmaillotée de linges humides ; — elle faisait, là-dessous, un effet du diable !

— A qui, Laurence, en as-tu parlé ?

— De quoi ?

— De la statue d’Antoine ?