CHAPITRE LXVII.

[122] Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, chap. LXXXII, p. 143 à 145.

[123] Les Écossais étaient cependant compris dans ces trêves comme alliés de la France. V. Arch. Nat., sect. hist., J636, nº 21.

[124] Corrèze, arr. Brive, un peu au nord de cette ville, à peu près à égale distance des deux rivières de Corrèze et de Vézère. En 1355, le fils de Guiraud de Ventadour, seigneur de Donzenac, nommé Bernard de Ventadour et châtelain de Beyssac (auj. château de Saint-Augustin, Corrèze, arr. Tulle, c. Corrèze) joua un tour du même genre à Pierre de Mulceone, seigneur de Bar (Corrèze, arr. Tulle, c. Corrèze). Il s’introduisit dans le château de Bar avec seize hommes armés en disant que les Anglais établis à Beaumont (Corrèze, arr. Tulle, c. Seilhac) le poursuivaient et y vola deux mille sommées de blé, soixante lards et six mille cinq cents deniers de bon or à l’ange, au pavillon, à la chaire, à l’agneau, à l’écu (Arch. nat., X2a 6, fos 416 à 424). Le 15 mars 1362, Guiraud de Ventadour, seigneur de Donzenac, prêta serment de fidélité au roi d’Angleterre représenté par Jean Chandos, vicomte de Saint-Sauveur, lieutenant dudit roi; il s’engagea en outre à faire prêter serment à tous ses tenanciers et à rapporter leurs noms à Chandos ou à son sénéchal. V. Bardonnet, Procès-verbal à Jean Chandos des places françaises abandonnées par le traité de Brétigny, Niort, 1870, in-8, p. 115.

[125] Comborn, autrefois siége d’une vicomté, est aujourd’hui un château ruiné de la commune d’Orgnac, Corrèze, arr. Brive, c. Vigeois; ce château est situé sur la rive droite de la Vézère. Le 23 octobre 1363, à Poitiers, en l’église Saint-Maixent, Archambaud, vicomte de Comborn, prêta serment de fidélité, tant en son nom qu’au nom de Marie sa femme, à Édouard, fils aîné du roi d’Angleterre, prince d’Aquitaine et de Galles, duc de Cornouaille et comte de Chester. V. Delpit, Documents français conservés en Angleterre, p. 114.

[126] Ce Bacon est peut-être Jean Bacon, écuyer, fils de Guillaume Bacon, seigneur du Molay (Calvados, arr. Bayeux, c. Balleroy), exécuté pour crime de lèse-majesté, au commencement de l’année 1344. Comme les biens de sa famille avaient été confisqués, Jean Bacon put être plus vivement tenté de refaire sa fortune par le brigandage; et la guerre en Limousin entre les partisans de Jeanne de Penthièvre et ceux de Jeanne de Montfort lui en fournissait l’occasion. Comme il faisait cette guerre de partisan au service ou du moins sous le couvert de la maison de Blois, le roi de France le combla de faveurs.

[127] Croquart figure en effet le premier sur la liste des quinze gens d’armes qui, réunis à sept chevaliers et à huit écuyers, composaient les trente champions du parti anglais.