NOTES :
[1]Voir [appendice II,] la nomenclature des objets emportés.
[2]Titre religieux (imam).
[3]Matelots indigènes.
[4]Cotonnade teinte à l’indigo, fabriquée exclusivement à Pondichéry et à Chandernagor.
[5]Soldats indigènes.
[6]Caste de chanteurs et de musiciens.
[7]Vêtement en cotonnade, sorte de blouse ample.
[8]800 cauries font 1 ba, 80 cauries font 1 kémé, 1600 cauries ou 2 ba valent 5 francs en argent.
[9]Il y a en permanence dans les deux villages, y compris le transit : 30 charges de kolas de 25 kilogrammes, 50 barres de sel, 120 captifs de tout âge et des deux sexes, une trentaine d’ânes, 10 à 15 bœufs porteurs, et un chiffre variable de chevaux à vendre (de 3 à 10).
[10]Espèces d’arbres dont il est parlé plus loin.
[11]Voir pour renseignements complémentaires le [chapitre Kong.]
[12]Ouvriers en bois d’origine peule.
[13]Rek est un mot wolof que Diawé croit français ; il veut dire : « sans hésitation, sans restriction ».
[14]Notes sur les croyances et pratiques religieuses des Bammana, par le docteur Tautain, ex-médecin de la mission Gallieni. (Bulletin de la Société d’Anthropologie, 1880.)
[15]Comme on peut s’en assurer, ces renseignements, quoique vagues, sont empreints d’exactitude. Je les laisse subsister pour que l’on puisse comparer.
[16]Dans tous les manuscrits le nom est resté en blanc.
[17]Depuis j’ai appris que ce village est abandonné ; il est situé à quelques kilomètres au nord de Tiola.
[18]Posidonius, ap. Athenæus lib. IV. cap. 13.
[19]Voir le [chapitre de Fourou] pour leurs diamou (nom de famille ou de tribu) et pour les idiomes qu’ils parlent.
[20]Voir [page 103.]
[21]La population totale des États de Samory s’élève à 280000 habitants ; quant à ses pays de protectorat, ils n’ont fourni que des contingents très faibles pendant cette guerre. Le Ouorodougou n’a pas fourni un homme et le Toma non plus.
[22]Sorte de tubercule, ayant le goût d’un mauvais navet.
[23]Sofa ou soufa, comme l’a dit le docteur Tautain, veut dire textuellement père du cheval, palefrenier. En principe ils n’avaient que cette fonction, mais par la suite on a étendu cette appellation à tout ce qui porte un fusil.
[24]J’ai vu un griot parcourir une ruine avec un piston d’enfant (jouet qui se vend 1 à 2 francs dans un bazar).
[25]Depuis, c’est-à-dire vers le 20 octobre, Tiéba s’était même emparé du diassa de Baffa et en avait exterminé la garnison.
[26]Sikasso est le nom par lequel les Mandé désignent le village, les Sénoufo le nomment Sikokana : so veut dire, en mandé, « village », et kana veut dire la même chose en sénoufo.
[27]J’ai vainement demandé depuis où était situé ce pays, personne ne le connaît ni n’en a entendu parler.
[28]Les patates et ignames en purée, mangées avec cette sauce, sont très bonnes ; c’est un plat recommandable pour l’estomac européen.
[29]Lenguésoro porte aussi le nom de Lensoro et Sorydianebara.
[30]Kouroudougou ne veut pas dire, comme son étymologie semble l’indiquer : pays des pierres ou des montagnes. Ce sont ses habitants qui portent le nom de « Kourou ».
[31]On apporte du Gantiédougou beaucoup de citrons à Tiong-i. Je les achetai toujours sur ce marché à raison de 1 caurie pièce, ce qui met le prix à 30 centimes le cent.
[32]Étant à Ouolosébougou, un brave Kouloubali de Nobougou (État de Ségou) vint près de ma case et offrit quelques cauries à un de mes hommes, lui demandant en échange de voir le toubab (Européen). Mon ânier lui dit que cela ne coûtait rien et qu’il allait lui faire voir le blanc tout de suite ; le Kouloubali demanda alors mon nom et on lui répondit, pour lui faire une farce : « C’est un Diara ».
J’avais entendu ce dialogue et je fis entrer cet homme ; il me salua par le mot Diara. Je me prêtai de bonne grâce à cette petite fumisterie et lui répondis par le mbati allongé de rigueur. Ce brave homme a dû répéter cela sur le marché, et ce diamou m’est resté ; beaucoup d’indigènes se figurent que c’est réellement mon nom.
Dans tout le Soudan, quand on connaît le diamou (nom de tribu) d’un individu, il suffit de le prononcer pour le saluer. Ainsi, un Sidibé rencontrant et voulant saluer un Konaté lui dira simplement : « Konaté », à quoi le Konaté répond : « Mbati, Sidibé ».
[33]C’est cet incident qui donna naissance au bruit de ma mort, qui fut colporté par les noirs avec un tel luxe de détails qu’il parvint à nos postes du Soudan français et en France, où cette fausse nouvelle plongea ma mère dans un cruel deuil de six mois.
[34]Depuis ma rentrée en France, j’ai eu l’occasion de revoir cette plante dans une exposition horticole. C’est le safran indien, le curcuma de la Martinique. L’orthographe indigène est سورن ; n’est il pas curieux qu’en écrivant safran سڢرن on y trouve les mêmes radicaux, avec cette différence que le point du fa a été omis et a ainsi donné naissance à un oua ?
On peut faire la même réflexion pour ڧڢ, café, et ڧو, caoua : là aussi il manque un simple point diacritique pour identifier les deux noms.
[35]Habituellement, avant de vendre de l’or, les marchands le font tremper pendant quelque temps dans la terre humide afin d’en augmenter le poids.
[36]Cette anomalie ne peut s’expliquer que par la configuration très boisée de la région traversée par le cours supérieur du Bagoé. Il roule ses eaux pendant 200 kilomètres au milieu d’une végétation des plus épaisses. Ces terrains boisés absorbent et retiennent facilement les eaux des pluies, qu’ils ne laissent échapper que d’une façon lente et continue. Le cours de la rivière est par suite régularisé, de sorte que son débit, tout en étant considérable pendant la saison pluvieuse, se maintient plus longtemps à un étiage élevé et ne diminue que lentement. Il en résulte que la branche orientale du Niger est moins considérable que le bras principal dans lequel elle se jette à Mopti.
[37]Dans les environs de Dôre, à l’époque du passage de Barth, 5000 cauries valaient 5 fr. 50.
[38]La guinée noire se vend ici (kémé dourou) 1 franc la coudée de 50 centimètres ; le calicot blanc (kémé ouoro) 1 fr. 20 la même coudée.
[39]Ces amulettes ont la vertu, disent les Siène-ré, de donner beaucoup d’enfants.
[40]Le Follona et non Foulouna, comme l’a écrit Barth, est un pays presque exclusivement peuplé de Siène-ré et de colonies dioula ; on n’y trouve pas de Foulbé, comme l’aurait pu faire supposer le mot Foulouna. Follona veut dire en siène-ré, chefs ici ou chefs dedans ; on l’appelle aussi Follokan et Folloklou (pays des chefs ou du chef).
[41]J’ignore si Fan est un nom propre ou si c’est seulement le titre par lequel on désignait le père de Tiéba. En tout cas, aujourd’hui encore le titre du souverain du Follona est fan follo.
[42]Les Tagoua font partie de la grande famille mandé et sont établis en grand nombre à Ngokho. Tatoués comme les Siène-ré, ils parlent soit le mandé, soit le siène-ré. Leurs noms de tribus sont Bamma, Traouré, Konné, Diarabasou ou Diarasouba ; il y en a qui sont musulmans, et d’autres fétichistes, ils ne diffèrent en rien des autres Mandé que je connais.
[43]De Léra, quand le chemin Sandergou est praticable, on met dix jours pour aller à Kong. Les principales étapes sont : Léra, Sandergou, Niandakhara, Dionkoso, campement sur la rive gauche du Comoë, Kapi, Lenguékoro, Kong.
[44]Cette nouvelle était fausse.
[45]La fonction de siratigui paraît être de création très ancienne et s’est maintenue dans cette partie des régions mandé jusqu’à nos jours. On avait donné comme étymologie que siratigui voulait dire « celui qui perçoit l’impôt » ; ici ce n’est pas absolument le cas. Dans cette région les siratigui sont sous les ordres des chefs qui commandent aux frontières ; ce sont eux qui ouvrent les communications avec les pays voisins et qui sont envoyés pour régler les questions de captifs évadés, etc. Par leurs relations avec les chefs des environs, ils sont connus et leurs hommes également. Accompagné par eux, les voyages sont plus faciles : leurs hommes sont de véritables sauf-conduits.
[46]La végétation est ici en avance de deux mois sur Niélé ; le néré, qui était seulement en fleur là-bas, est ici à maturité ; les cé sont déjà mûrs, tandis qu’à Bammako ils ne mûrissent qu’en juin et juillet.
[47]Quelques Sénégalais pensent que toubab vient du mot toubabé (l’homme qui porte un pantalon). Les Toucouleurs disent toubaco, de toubanké (également homme à pantalon). Mon avis est que ce mot n’est autre chose que l’altération du mot arabe thébib (médecin), car nous avons tous la réputation de professer la médecine, et il n’y a pas de jour où l’Européen qui voyage ne soit sollicité par le noir pour obtenir un remède quelconque.
[48]Cet arbre semble être le korgam de Barth. Ce voyageur le signale à son passage dans le Gourma, en quittant Say pour se rendre dans l’Aribinda et le Libtako.
[49]Voir chapitres [IX] et [X.]
[50]D’après une règle phonétique en pratique dans toutes ces régions, le g devant a ou o se dit b, et le k se prononce p. Ainsi Kong se dit Pon. Pour bien le prononcer il faut brusquement ouvrir la bouche. L’étymologie de Kong semble être « tête » (capitale) en mandé-dioula ; en soso, Kong veut dire : « bien habité ».
[51]Kokosou veut dire « village derrière le ruisseau ».
[52]Marrabasou veut dire « village des Haoussa, village des teinturiers » (car par ici les Haoussa exercent eux seuls cette profession).
[53]Grande mosquée.
[54]Les gens de Kong disent que Kong est plus grand et plus peuplé que Djenné ; les gens de Djenné eux-mêmes l’affirment. Caillié estimait la population de Djenné à 8 ou 10000 habitants. Le chiffre que je cite ne doit donc guère s’écarter de la vérité.
[55]Chemin de Moïse, chemin de Jésus, chemin de Mahomet.
[56]Petits pains d’épice faits avec du mil, du miel, des piments.
[57]Ces graines proviennent d’une plante ayant beaucoup de ressemblance avec celle qui produit la feuille à emballer les kola ; elles sont rondes, noires, très dures et de la grosseur des baies de genièvre ou de petits pois.
[58]Tout ce qui est en soie est appelé hanniki à Kong.
[59]Dans chaque quartier il y a un ou deux hommes sachant faire les burnous et vivant exclusivement de ce métier.
[60]Le mot daba vient d’un instrument aratoire dont on ne peut se servir que des deux mains (des 10 doigts).
[61]Mokho veut dire « homme ».
[62]Ponguisé veut dire « étoffe de Kong », et dadji « crachat » (de la couleur rouge du jus de kola).
[63]Dans toute la région de Kong, l’arbre à cé et l’arbre à néré restent stériles ; la limite de culture maximum sud est par 9° 30′ ; plus au sud, l’arbre pousse encore, mais ne donne plus de fruits. La vraie zone de culture pour ces deux arbres est comprise entre 9° 30′ et 12°.
[64]Le tintoulou est la graisse extraite du sarcocarpe fibreux qui enveloppe l’amande du palmier à huile.
[65]Le tingolotoulou (nté koulou toulou, l’huile du noyau du palmier) est l’huile extraite de la noisette du palmier à huile. (Voir le [chapitre XV.])
[66]A raison de 28000 cauries pour un âne (56 fr. l’un) et 46000 pour les deux bœufs, dont un était en très mauvais état (46 fr. pièce).
[67]Il ne se passait pas de jour que je reçusse la visite d’un voisin venant me demander un écrit destiné à donner l’intelligence à ses enfants.
J’avais beau leur représenter que l’efficacité d’un tel remède était difficile à prouver, ils insistaient tellement, que je me vis forcé, à mon grand regret, de me prêter à plusieurs reprises à cette fantaisie.
Je m’en acquittai le plus loyalement possible en écrivant à l’encre sur les tablettes en bois qui leur servent d’ardoises :
« Que Dieu leur donne la lumière. »
La tablette était ensuite bien lavée, et l’encre, mêlée à l’eau qui avait servi au nettoyage de la planchette, était donnée à boire aux petits.
D’autres solliciteurs venaient me demander un écrit préservant des balles et faisant dévier ses propres projectiles, afin que de son côté il n’atteignît personne en guerre.
[68]Cependant, à mon second séjour j’ai cru surprendre dans une conversation qu’il existait ici des documents historiques sur lesquels on transcrivait les événements saillants, documents tenus à jour scrupuleusement.
[69]Kouroudougou ne veut pas dire « pays des pierres ou des montagnes », comme son étymologie pourrait le faire supposer ; Kourou est un nom de peuple.
[70]Cette appellation est absolument impropre. Le mot Bambara est à Kong le synonyme de kafir (infidèle), et comme toutes les peuplades des environs sont fétichistes, ils appellent Bambaradougou tous les pays qui ne sont pas musulmans.
[71]Homme âgé et vénéré.
[72]Note de M. O. Houdas, professeur à l’École des langues orientales, sur l’écriture des gens de Kong :
« L’écriture arabe employée par les gens de Kong est celle dont font usage tous les nègres du Soudan ; elle appartient au genre que j’ai appelé soudani et qui est une des variétés du type maghrebin. Ce qui caractérise ce genre d’écriture, c’est la ressemblance frappante qu’ont conservée bon nombre de lettres avec les caractères correspondants de l’écriture coufique telle qu’elle était usitée vers le IVe siècle de l’hégire. On y retrouve, en effet, la forme rectangulaire des lettres emphatiques qui, dans les autres genres d’écriture, a été remplacée par la figure d’une poire couchée ; les trois lettres djim, ha et kha sont représentées par une ligne brisée au lieu d’une demi-ellipse accompagnée de la partie correspondante de sa normale : le dal et le dzal ont trois branches au lieu de deux, etc.
« Il parait bien difficile, d’après ces observations, de ne point admettre que les gens de Kong, ainsi d’ailleurs que les autres musulmans du Soudan, n’ont pas tiré directement leur écriture du coufique à l’époque où ce dernier caractère était encore usité dans les livres liturgiques, c’est-à-dire au Ve siècle de l’hégire au plus tard. En outre, il est plus que probable que l’introduction de l’écriture arabe et celle de l’islamisme qui l’amenait à sa suite se sont faites directement de Kairouan et non du Maroc ou de l’Algérie, car dans ces deux dernières contrées l’usage du coufique paraît avoir cessé de fort bonne heure pour faire place à une écriture plus élégante et plus cursive. Il serait bien surprenant que les nègres eussent adopté un caractère lourd et disgracieux s’ils avaient eu connaissance d’un type, d’un tracé plus commode et d’une allure plus dégagée. »
[73]Komono veut dire « derrière le Comoé, derrière le fleuve Komo », no est un affixe qui signifie « après ». Nous en avons un autre exemple dans Tagouano, « derrière les Tagoua ». En effet le Tagouano est situé derrière, c’est-à-dire à l’est des Tagoua, qui habitent Ngokho, Mbeng-é et les environs.
[74]Partis le 19 mars, mes deux courriers sont arrivés à Bammako le 20 juin, c’est-à-dire trois mois après. Ils ont reçu partout l’accueil le plus bienveillant ; Pégué, Tiéba et Samory leur ont fait de nombreux cadeaux. Les populations qu’ils ont traversées étaient entièrement gagnées à notre cause. Partout mon passage avait laissé une heureuse impression. Ils ont fait ce voyage sans armes : mes lettres seules leur ont servi de sauf-conduit.
[75]Usage pris aux Mandé musulmans.
[76]Une charge de porteur, femme ou homme, pèse de 25 à 35 kilos.
[77]Les sadioumé sont des échassiers noirs et blancs qui, à l’approche de l’hivernage, viennent nicher sur les gros arbres des villages ; on les appelle vulgairement « oiseaux d’hivernage ».
[78]Pluriel de Peul. Synonymes de Poul, Foulla, Fellata, etc.
[79]Sur les premières éditions de la carte du Dépôt de la guerre, le Borgou était placé dans la région comprise au nord de Djenné entre Sokolo et le Niger.
[80]J’ai appris depuis que c’est Mounéri (frère d’Ahmadou de Ségou).
[81]Beaucoup de musulmans de Kong rendent la liberté à leurs captifs. J’ai eu l’occasion de voir à Kong des gens des deux sexes ayant obtenu la liberté de leurs maîtres. Je ne pense pas cependant qu’il faut attribuer cet acte à la clémence ou à la générosité du propriétaire, je crois plutôt que c’est un signe de pénitence, pour se faire pardonner quelque gros péché, ou encore que c’est suivant les conseils d’un kéniélala, ainsi que cela se passe fréquemment pour les ânes et les ânesses, qui sont exempts de travail et qu’on voit errer dans les villages. Quand un de ces animaux vient boire ou manger dans la calebasse d’une femme sans qu’il y soit convié, le fait est considéré par la brave femme comme une bonne fortune.
Par la suite j’ai appris de la bouche de notables musulmans que la libération des captifs était recommandée par les livres saints. Le Coran en effet contient un paragraphe dans lequel il est dit : « Quand un esclave te demandera sa liberté par écrit, tu la lui donneras, en y ajoutant une partie des biens que le seigneur t’a prodigués. »
J’ai du reste remarqué que tous les esclaves libérés avaient reçu une instruction religieuse assez complète et qu’ils savaient tous lire.
C’est une mesure très louable, puisque l’esclavage ainsi compris n’est qu’une mesure civilisatrice.
[82]Le colonel Archinard, depuis ma rentrée, a placé le territoire du Sâro sous notre protectorat.
[83]Mangha veut dire en poular : grand.
[84]Lakh lalo des Wolof.
[85]Doufiné, en bobo-niéniégué, veut dire « Dieu ».
[86]Les derniers que l’on rencontre en allant vers l’est.
[87]Textuellement : « homme faisant fonction de roi ».
[88]Pays indépendant, situé entre le Ségou et Djenné et placé sous l’autorité des Sonninké les plus influents de la région.
[89]Le couscous est préparé avec du petit mil (sanio) que l’on pile jusqu’à ce qu’il présente des granules grosses comme de la semoule, puis il est cuit à la vapeur dans un chaudron perce de trous qui sert de couvercle à une marmite pleine d’eau. Le couscous, une fois cuit, est séché au soleil et peut se conserver fort longtemps. Pour l’apprêter, il suffit de l’arroser avec un peu d’eau bouillante. Il se mange avec toutes les sauces, à la viande, ou simplement dans du lait frais ou caillé.
[90]Tombo (chenille), foroko (outre, peau de bouc), fani (étoffe : étoffe en outre de chenille).
[91]Le lomas est une broderie particulière, qui veut dire de « trois doigts de largeur ».
[92]Bouche noire.
[93]Comme cette étymologie me paraît hasardée, je la cite comme on-dit ; jusqu’à confirmation, je n’y crois pas.
[94]Peuple du Gourounsi.
[95]A Poura, m’a-t-on dit, les gens ont un peu plus de facilité pour se livrer à l’exploitation de l’or ; les orpailleurs lavent les alluvions d’un ruisseau dans lequel il y a de l’eau encore pendant quelques mois après la fin des pluies.
[96]Les Dafing et les Mossi de Boromo ne prononcent jamais di, ils changent partout cette diphtongue en z : ainsi ils disent Zoula au lieu de Dioula, a man zan au lieu de a man dian (il n’y a pas loin), Zabéré pour Diabéré, etc.
[97]On appelle aussi Gandiari : Diamberma, Zamberma ou Zaberma ; c’est ce dernier nom qui est le nom du pays d’origine de Gandiari et de ses guerriers. Ils viennent de Zaberma, rive gauche du Niger, au nord de Say et du Haoussa.
[98]Il n’a pas donné suite à ses projets de dévastation.
[99]Nom sous lequel on désigne certains ânes d’une robe couleur chair (voir [chapitre Mossi]).
[100]Nom sous lequel on désigne la nuance de certains ânes (voir [chapitre Mossi]).
[101]Mil tout préparé cuit avec de la patate pilée et du piment, que l’on mange en marchant.
[102]« Tu l’obtiendras, louange à Dieu ! Que Dieu te le donne ! Il n’y a pas d’inconvénients. Que Dieu te donne la paix ! » etc.
[103]Le kountan est un arbre ressemblant à un prunier sauvage, il atteint une assez grosse taille. Son fruit est de la grosseur d’une prune d’Europe ; il est blanc et sa chair est visqueuse. Le noyau est très gros, rugueux, réticulé et adhérent à la chair, dont il est excessivement difficile à détacher.
Cet arbre semble être le Chrysobalanus Icaco des Antilles.
Il existe un spécimen de cet arbre dans la cour du poste de Médine (Soudan français).
La boisson qu’on prépare avec cette prune n’est pas fabriquée comme le dolo de mil, de sorgho ou de maïs ; le fruit, fermenté, est cuit et recuit après avoir été séparé de son noyau.
Cette boisson enivre les indigènes : mais pour un Européen il faudrait en boire pendant plusieurs heures pour éprouver de l’ivresse. Il constitue pour lui un puissant laxatif.
Le noyau, séché, est conservé dans les greniers. En temps de disette et pendant les marches quand on ne peut se procurer d’autres vivres, les Gourounga en mangent l’amande.
[104]Le r’ remplace le غ arabe.
[105]Nattes tressées en gros roseaux.
[106]Voir [chapitre X,] t. II, pour les détails sur ses vêtements.
[107]Naba veut dire : roi, maître, chef.
[108]Nabiga veut dire en mossi : enfant de roi.
[109]Sakhaboutenga veut dire en mossi : Pays du to. Sakhabou est le mot mandé to, et tenga correspond à la terminaison mandé : dougou.
[110]Natenga, abréviation de nabatenga, résidence du naba, capitale.
[111]Waghadougou veut dire en mandé : village de la brousse ou, encore, pays des paniers.
[112]Ouor’odor’o, en mossi, veut dire : beaucoup de cases ; ouor’o, beaucoup ; dor’-o, case.
[113]Comme dans tous les pays soudanais que j’ai visités, on ne rapporte jamais la tête des lièvres dans le village : cela porte malheur, paraît-il.
[114]Les Mossi désignent les autres peuples voisins sous des noms particuliers, dont quelques-uns ont déjà été signalés par Barth. Ce voyageur, probablement par suite d’une mauvaise transcription, dit que les Mossi nomment les Haoussa : Sangoro, c’est Zang-ouér’o qu’il faut lire. Il convient aussi d’ajouter à cette nomenclature : les Tombo, qu’ils nomment : Kibga ; les Gourounga (habitants du Gourounsi) ; les Lakhama, qu’ils appellent Nokhorissé. Les Mandé sont appelés Tauréarga et encore Zauréarga ; les Peuls : Tchilmigo ; les Pakhalla : Kouakhallakha, et les Songhay : Marenga.
[115]La lettre r’, que j’aurai souvent l’occasion d’employer, représente un son très répandu dans le langage mossi. Ce son est moins dur que celui du خ arabe, que je représente toujours par kh ; il équivaut au غ arabe ; en commençant il est toujours prononcé avec difficulté par les Européens. Peu à peu l’oreille s’y fait cependant et l’on arrive à le prononcer assez aisément par la suite.
[116]Naba est un titre qui signifie en mossi : maître, seigneur, roi, chef ; pour se distinguer des autres naba, le chef suprême du Mossi porte le titre de naba sanom (roi or) ; il est désigné aussi souvent sous le nom de Mor’o naba (roi des Mor’o, des Mossi). Son prénom est Makha, et son nom de famille Gomma.
[117]Le Yatenga n’appartient pas à Naba Sanom : le souverain de ce pays est absolument indépendant, il réside à Ouadiougué et entretient des relations amicales avec le Mossi (pour plus de renseignements, voir la fin de ce chapitre).
[118]La mission dont il s’agit est vraisemblablement l’expédition du lieutenant allemand von François, qui remontait du Togo vers Gambakha.
[119]Pendant mon séjour à Oual-Oualé, plus tard j’appris, par des Mossi venant de Waghadougou, que pendant que j’étais chez Naba Sanom, la nouvelle de l’arrivée à Gambakha d’un blanc et de trente hommes armés troubla Naba Sanom ; le bruit se répandit bientôt que j’étais l’avant-garde de cette expédition. On conseilla au naba de me conserver à Waghadougou comme prisonnier en attendant les événements ; mais les musulmans influents, consultés, déclarèrent qu’il fallait me renvoyer et m’empêcher de rallier l’expédition de Gambakha. C’est pourquoi je fus dirigé vers Boukary Naba et le Dafina.
[120]Le gombo est un légume très mucilagineux et bienfaisant par excellence. Il pousse après de longues tiges, a la forme d’une corne d’abondance d’environ cinq à dix centimètres de longueur. L’extérieur est velu et l’intérieur renferme une grande quantité de grains ronds. Les indigènes s’en servent surtout pour les sauces. Ce légume est connu au Brésil, aux Antilles, aux États-Unis et en Turquie. Les Arabes l’appellent mouloukaïa.
[121]Volta Blanche.
[122]Il n’existe aucun centre désigné spécialement par le mot Yatenga, c’est le nom d’un pays assez vaste situé entre le Mossi et le territoire des Tombo. (Voir la fin de ce chapitre.)
[123]Ebn Batouta, qui visita Tombouctou en 1352, dit que la ville était alors principalement habitée par des gens de Mima et des Touareg (Massoufa) qui avaient un chef particulier.
[124]Langue du Mossi.
[125]En fait de cavaliers je n’ai à peu près vu que des gens du naba ; les autres personnages montent modestement une ânesse avec un coussin placé sur la croupe en guise de selle.
[126]Ce poivre est renfermé dans de petites cosses de 7 à 8 centimètres de longueur ; il croît en sol humide dans la zone de végétation dense entre le 8e degré et la mer. La plante est une liane qui se multiplie par boutures.
[127]Le niamakou est une plante à souche vivace ; sa fleur est rouge cramoisi dans le haut et jaune dans le bas ; elle pousse à l’état isolé dans plusieurs régions que j’ai visitées, mais on la tire surtout du voisinage du 8e degré de latitude nord.
Son fruit est une capsule coriace, bosselée, d’une couleur bistre quand elle est séchée. Elle renferme des graines noires un peu aplaties, qui sont mélangées à une pulpe incolore et acide.
Les indigènes pilent la coque avec la graine. La plante me semble n’être autre chose que l’Amomum melegueta.
[128]Les pays du Soudan où l’on trouve les meilleurs chevaux sont, de l’ouest à l’est : le Kingui, le Bakhounou, le Macina, le Yatenga, les pays songhay, le nord du Haoussa. Ce sont des pays de plaine, élevés, sans bas-fonds marécageux. Ils sont compris entre 13° et 18° de latitude nord ; dans toutes ces contrées on abreuve les chevaux aux puits.
[129]Les Chevaux dans les temps historiques et préhistoriques.
[130]On m’a affirmé qu’à Mani on pourrait trouver à acheter une dizaine d’ânes dans une journée.
[131]Sur les 18 ânes que j’ai eus à mon service et dont j’ai fait l’acquisition à Bakel, 2 sont morts à Ouolosébougou au bout de 4 mois de service (crochets non percés) ; 1 laissé au commandant de Bamakou (blessé au pied) ; 2 laissés à Tiong-i (devenus inutiles par suite de suppression de bagages) ; 3 vendus à Kong (10 mois de service) ; 1 vendu à Ouahabou (1 an de service) ; 4 volés dans le Gourounsi (18 mois de service) ; 2 morts à Oual-Oualé (16 mois de service) ; 3 morts à Salaga (18 mois de service). Tous ces animaux ont été constamment exposés aux intempéries et n’ont reçu de mil qu’à partir de Fourou, après 8 mois de service déjà.
[132]Les ânes mossi sont presque tous des sarfatté.
[133]Dans le Haoussa les ânes valent de 25000 à 30000 cauries (du temps de Barth, 5000) ; à Salaga, leur prix varie, actuellement, entre 90000 et 120000 cauries (du temps de Barth, ils valaient de 15 à 20000).
[134]Les Touareg sont aussi appelés Sorgou et Bourdammé par les Mossi. — Sorgou est le nom mandé et veut dire méchant, mauvais ; Bourdammé est le nom sous lequel on désigne les Touareg à Tombouctou.
[135]Ces districts exportent un peu de cotonnade blanche sur Oual-Oualé.
[136]Lounga, mot mossi qui désigne le tam-tam à cordes.
[137]Doudéga, sorte de violon à archet ; instrument peul.
[138]Gangang-o, tam-tam monté sur calebasse.
[139]Ouér’a, flûte.
[140]L’âne à Salaga atteint quelquefois le prix de 90 à 120000 cauries, le captif de 120 à 150000, mais son prix normal est de 40 à 45000.
[141]Le battage et le repassage se font à l’aide d’un tabouret et de deux petits maillets en bois, bien connus des Wolof, qui nomment le tabouret tabarka, et les maillets dom i tabarka (enfants du tabouret).
[142]Ces deux chefs sont morts de maladie ; quelques-uns disent empoisonnés.
TABLE DES GRAVURES
| Pages. | |
| La Gironde à Dakar | [5] |
| Le chaland pendant la tornade | [7] |
| Mouça Diawara et Diawé | [11] |
| Passage du Niger | [13] |
| Saba, ntaba, ban | [15] |
| Types de cases bambara | [17] |
| Arrivée de Kali Sidibé à Ouolosébougou | [21] |
| Les trois villages de Ouolosébougou | [24] |
| Marché de Ouolosébougou | [25] |
| Mutilation de trois voleurs | [37] |
| La bonne aventure dans la case d’un kéniélala | [41] |
| Le départ de Ouolosébougou | [45] |
| Vue de Bammako | [47] |
| Écroulement d’un pont sur la Koba | [49] |
| Vue de Ténetou | [53] |
| Plan de Ténetou | [55] |
| Carte de l’emplacement probable de l’ancien Mali | [57] |
| Morts et mourants sur les bords du Baoulé | [61] |
| Dans la ruine de Toula | [67] |
| Vue de Bassa | [76] |
| Rencontre de deux griots | [77] |
| Une rue de Kouroula | [79] |
| Ustensiles employés à Kouroula | [80] |
| Plan de Natinian | [83] |
| Fragment de l’enceinte de Natinian | [83] |
| Arrivée près de l’almamy | [85] |
| Karamokho présentant le bœuf | [91] |
| Un diassa | [93] |
| Le tata de Sikasso | [95] |
| Carte des environs de Sikasso | [97] |
| Intérieur du camp de l’almamy Samory | [101] |
| Un tabala et ses deux porteurs | [105] |
| Mokho missi kou | [107] |
| Types de Bambara et de Foula devant leurs cases | [113] |
| Passage de la rivière sur le faîte des arbres | [115] |
| Singes dans les ruines | [117] |
| Le piroguier mis en joue par le domestique | [119] |
| Sterculia cola ou Sterculia acuminata | [143] |
| Femmes de Samory et leur surveillant | [157] |
| Vue de Bénokhobougoula | [161] |
| Deux femmes du village apportent deux grandes calebasses de fonio | [164] |
| Dans les grandes herbes aux abords de Kouloussa | [167] |
| Ruines de Kouloussa | [168] |
| Les cultures de Tiong-i | [169] |
| Tiong-i | [171] |
| Bivouac de nuit | [181] |
| Dibi, type de cheminée des environs de Tengréla | [183] |
| Basoma fait danser les petits enfants | [185] |
| Vieillard buvant du dolo | [195] |
| Croquis des trois villages de Fourou | [200] |
| Un carrefour de Fourou | [201] |
| Figures dans l’intérieur des cases et lit | [205] |
| Un arbre fétiche | [213] |
| Toumané | [217] |
| Toumané enlevant des captifs | [220] |
| Un enterrement chez les Siène-ré | [223] |
| Le casque de Katon | [225] |
| Vue de Diounanténé | [229] |
| Ruines de l’ancien Niélé | [241] |
| Obligés d’éteindre le feu des herbes | [243] |
| Un togoda | [247] |
| Parkia biglobosa | [249] |
| Niélé | [255] |
| Plan de Ngélé ou Niélé | [256] |
| Hauts fourneaux et forgerons | [261] |
| A Léra | [265] |
| Plan de Léra ou Déra | [267] |
| Indigènes buvant le dolo au marche de Wangolédougou | [271] |
| Ali me présente à Iamory | [273] |
| Femmes et enfants veillant sur les arbres néré | [275] |
| Mosquée de Lokhognilé | [277] |
| Une vue à Lokhognilé | [279] |
| Finsan (Blighia sapida). 1. Rameau florifère. — 2. Coupe du fruit. — 3. Graine avec l’arille noire | [285] |
| Arrivée à Kong | [289] |
| Croquis à vue de la ville de Kong | [294] |
| Une vue de Kong | [295] |
| Une mosquée de Kong | [299] |
| Écoliers chantant une prière dans la cour d’une maison | [301] |
| Costumes et types de Kong | [305] |
| Plantation de kola | [315] |
| Fac-similé du sauf-conduit délivré par les gens de Kong | [331] |
| Grandes cases des Komono | [337] |
| La famille royale de Niambouanbo | [339] |
| Campement d’une caravane dans la brousse | [345] |
| Intérieur d’un village de Dokhosié | [349] |
| Arrivée d’El-Hadj Moussa et types de Dokhosié | [351] |
| Plans de deux habitations du rez-de-chaussée et du premier étage | [359] |
| Habitations et magasins de mil des Tiéfo | [360] |
| Aspect des hauteurs à parois verticales du plateau de Dasoulami et de Bobo-Dioulasou | [361] |
| Des hommes sur les toits s’opposent à l’entrée du capitaine à Dioulasou | [367] |
| Croquis de Sia ou Bobo-Dioulasou | [369] |
| L’heureux loustic | [371] |
| Barre de sel | [376] |
| Promenade des dou | [379] |
| Croquis de Kotédougou | [381] |
| Habitations des Foulbé de Kotédougou | [383] |
| Des femmes m’offrent de l’eau et du dolo | [397] |
| Un marchand mossi | [399] |
| Hommes et femmes bobofing | [401] |
| Sur les toits des habitations bobofing | [405] |
| Croquis de Bondoukoï | [408] |
| Je fus en un clin d’œil entouré par 200 hommes armés | [413] |
| La mosquée de Ouahabou | [417] |
| Les assistants rendant leurs devoirs à Karamokho Mouktar | [419] |
| Sur les bords de la Volta Noire | [431] |
| A la recherche des ânes | [437] |
| La mosquée de Bouganiéna | [443] |
| Soins de propreté | [445] |
| Façon de saluer le naba | [451] |
| Boukary et son escorte | [453] |
| La bénédiction | [457] |
| Résidence de Waghadougou | [461] |
| Réception chez le naba de Waghadougou | [463] |
| Retour des cavaliers ramenant des captifs | [471] |
| Les trois femmes que m’envoie Boukary | [475] |
| Boukary regarde ce qui se passe à Waghadougou | [477] |
| Races de chevaux | [485] |
| Anes | [491] |
| Types et costumes de Mossi | [493] |
TABLE DES CHAPITRES
| [Chapitre I.] — But et objet de la mission. — Préparatifs de départ. — Séjour à Saint-Louis. — Formation du convoi à Bakel et à Kayes. — Lettres de recommandation du colonel Gallieni. — Rencontre d’anciens serviteurs. — Séjour à Bammako. — Passage du Niger. — En route pour les États de Samory. — Arrivée à Ouolosébougou. — Entrevue avec Kali. — Misère des habitants. — Le marché de Ouolosébougou. — Difficulté de se renseigner. — Quelques mots sur les dioula et les marchands. — Passage d’un convoi de ravitaillement. — Mutilation de voleurs. — Du diala ou caïlcédra. — Dispositions malveillantes des gens de Samory. — Le kéniélala. — Nouvelle entrevue avec Kali. — Retour à Bammako. — Arrivée du courrier de Samory. — Retour à Ouolosébougou. — En route pour Ténetou. — L’arbre à beurre. — Visite à El-Hadj Mahmadou Lamine. — Le marché. — Les voyages d’El-Hadj. — Renseignements sur Mali. — Un peu d’histoire. — El-Hadj me donne deux lettres de recommandation. — Arrivée sur les bords du Baoulé. — Deuxième lettre de Samory. — Départ pour Sikasso | 1 |
| [Chapitre II.] — Départ pour Sikasso, les ruines et les chemins encombrés de cadavres. — Passage du Banifing. — Ruines de Sékana. — Rencontre d’un convoi de ravitaillement. — Le Ménako. — Arrivée sur les bords du Bagoé. — Une lettre de Samory. — Kourila et les Siène-ré ou Sénoufo. — Industrie et mœurs des Siène-ré. — Siège de Natinian. — Arrivée au camp de Samory. — De la façon de voyager des Soudanais. — Portrait de Samory et son entourage. — Musulmans peu scrupuleux. — Familiarité de Samory et de son fils. — Le camp de Samory. — Les palanquements et le blocus. — Garnison des diassa ou palanquements. — Effectifs et personnel non combattant. — Du ravitaillement en vivres, en poudre. — Vente d’esclaves. — Organisation des troupes. — Dénominations et grades. — Des insignes de commandement, des sonneries et des batteries, des pavillons et emblèmes. — Le Mokho missi kou. — Les cris de guerre. — Pourparlers avec Samory. — Sotte vanité de Samory. — Situation des armées belligérantes. — Autographe de Karamokho. — Samory essaye de me garder devant Sikasso. — Sottes réflexions de Karamokho. — Je réussis à quitter le camp. — Route de retour sur Tiola-Saniéna et passage de la rivière de Tiékorobougou. — Arrivée à Komina. — Sur les bords du Bagoé. — Nous nous emparons par ruse d’une pirogue. — Arrivée sur les bords du Baniégué et entrée à Bénokhobougoula | 65 |
| [Chapitre III.] — Limites, superficie, population, système orographique et hydrographique, productions, description des diverses régions qui constituent le domaine de Samory. — I. Région entre Niger et Milo. — II. Régions situées au nord du Ouassoulou. — III. Région située à l’ouest du Ouassoulou. — IV. Le Ouassoulou, grande route commerciale qui le traverse. — V. Provinces au sud du Ouassoulou ; un peu d’histoire. — VI. Provinces situées à l’est du Ouassoulou. — Ganadougou. — Provinces siène-ré ou sénoufo. — Le groupe sud Folou, Kabadougou, etc. — Itinéraires et région entre le Ganadougou et le Ségou. — VII. Provinces placées sous le protectorat de Samory — Le Toukoro, le Gankouna, le Toma. — Demba, mon esclave toma libéré, sa passion pour la viande de chien. — Le Ouorodougou et sa division territoriale. — Les chemins qui mènent au marché à kolas. — Quelques mots sur les Lô et le commerce du kola. — Le courtage dans cette région. — Difficulté de pénétrer dans cette région. — Histoire de Samory. — Version de la cour. — Ma version. — Les débuts de la fortune de l’almamy. — Résumé succinct de ses conquêtes par ordre chronologique. — De la façon dont son pays est administré. — L’esclavage est florissant chez lui. — Son pays est à peu près ruiné. — Causes de la dépopulation. — Pourquoi il y a lieu de protéger les confédérations et de supprimer les grands États nègres | 121 |
| [Chapitre IV.] — Séjour à Bénokhobougoula. — Cadeau à Samory et à ses femmes. — Le harem de l’almamy. — Le Baniégué. — Du tabac. — Nouvelles de la colonne : difficultés à se ravitailler. — Je me décide à quitter Bénokhobougoula. — Lettre à Samory. — Départ sans guide. — Égaré dans une ruine. — Arrivée sur les bords du Banifing. — Ouarakana et Caillié ; traces d’éléphants. — Tiong-i. — Départ pour Tengréla. — Accueil peu encourageant à Tintchinémé. — Conversation avec un Mossi. — Des poisons. — Menaces du chef de Tengréla. — Pourquoi l’on me nomme Diara. — Retraite de nuit sur Gongoro. — Position difficile de Tiong-i. — Population de Tiong-i. — Chasse aux iguanes. — Les Haoussa. — On cultive le safran indien. — Retour d’un courrier envoyé à Bammako. — Mort de ma mule. — Pourparlers avec Fourou. — Nouvelles de la colonne. — Industrie de Tiong-i. — Départ pour Fourou. — Le dolo, superstition de mon hôte. — Comment les noirs appliquent les préceptes et maximes. — Arrivée sur les bords du Bagoé. — Des termites comestibles. — Fourou, description de la ville, de ses fortifications. — Le culte des morts. — Les Soubakha. — Industrie. — Défiance de quelques habitants. — Le marché. — Nouveaux comestibles. — Histoire de Fourou. — Les habitants cachent leurs richesses. — Concours de beauté. — Du Peul et de l’élevage. — Le bois sacré. — Famine chez Samory. — Excursions aux environs. — Je réussis à me faire conduire chez Pégué, chef de Niélé (Follona) | 155 |
| [Chapitre V.] — Départ de Fourou. — Les frontières de Samory. — Enterrement siène-ré. — Dioumanténé. — En route pour Niélé. — Un incident de route. — Tiéba et son histoire. — Ses États. — Ngokho. — Un peu d’histoire ancienne. — Itinéraires. — Les ruines du vieux Niélé. — Le baobab. — Je tombe malade. — Séjour au Togoda. — Vêtements et mœurs des Siène-ré. — Cadeaux à Pégué. — Pégué et les sorciers. — Histoire du Follona de Pégué. — Niélé et son marché. — Départ pour le pays de Kong. — Oumalokho. — Un musulman qui m’attendait. — Arrivée à Léra. — Les Mbouin(g). — Arrivée chez Iamory. — Lokhognilé. — Les Karaboro. — Les Dokhosié. — Le Comoé. — Arrivée chez Dakhaba. — En vue de Kong | 219 |
| [Chapitre VI.] — Avantages et inconvénients des déguisements pour l’explorateur. — Entrée à Kong. — Réception des autorités. — Curiosité de la population. — Je suis obligé de parler en public pour dissiper les craintes que mon arrivée avait éveillées. — Bienveillance des Ouattara. — Discours des chefs. — Description de la ville. — Division administrative et répartition du pouvoir. — Mosquées. — Population. — Esprit tolérant des musulmans. — Le commerce à Kong. — Mœurs, divertissements, costumes masculins et féminins. — La numération des Mandé de Kong. — Crédit, valeur de l’or, de l’argent et des cauries. — Le kola me rend de grands services ; ses propriétés. — Limites de culture du kola. — Bénéfices que réalisent les marchands. — Du sel. — Des différents objets de commerce. — Lieux d’importation et d’exportation. — Le marché. — Achat d’un cheval et articles d’Europe que j’ai vendus. — Objets d’Europe qu’on m’a demandés. — Desiderata de Kong. — Superstition. — Avenir commercial de Kong. — Histoire de Kong. — Tableau généalogique de la famille régnante. — Rôle de l’imam. — Dispositions pour le départ. — Choix d’une route et d’un itinéraire vers le Mossi. — Comment je me procurai des informations géographiques. — Fac-similé et texte du sauf-conduit délivré par les autorités de Kong. — Départ et composition de la mission | 287 |
| [Chapitre VII.] — Départ de Kong. — Flore des Komono. — Troisième traversée du Comoé. — Séjour dans la capitale des Komono. — Départ d’un courrier pour la France. — Comment les noirs de Kong connaissent le général Faidherbe. — En route pour le pays des Dokhosié. — Coutumes des Komono. — Arrivée chez les Dokhosié. — Hostilité de Sidardougou. — Accueil d’El-Hadj Moussa. — Arrivée à Dissiné. — Quelques mots sur les Dokhosié. — Arrivée chez les Tiéfo. — Vie accidentée des marchands. — Ascension de la montagne de Dioulasou. — Superstition des habitants. — Le vin de palme et les cultures. — Arrivée à Dasoulami. — Entrée à Bobo-Dioulasou. — Description de la ville. — Le marché. — Commerce sur la route. — Importance commerciale de Dioulasou. — Statistique. — Difficulté de voyager. — Arrivée à Kotédougou. — Désordre géologique. — Les dou. — Apparition des Foulbé. — Choix d’une route vers le Mossi. — Renseignements sur Djenné. — Peuplades de cette région. — Les Dafing. — Prospérité des Mandé ; décadence de l’élément peul. — Quelques mots sur les Foulbé ; leur origine | 335 |
| [Chapitre VIII.] — Second sauf-conduit. — Arrivée chez Sélélou. — Les Bobo-Dioula. — Quelques observations sur la phonétique. — Satéré. — Un jeu bien innocent. — Des Bobo en général et de leurs diverses fractions. — Habitations de transition. — Ils étaient troglodytes il n’y a pas bien longtemps. — Arrivée à Bossola. — Chasse à courre et pêche. — Départ pour Bondoukoï. — Rencontre du premier mulet. — Foulbé. — Un ami gênant. — Les collines du Niéniégué. — Caravanes. — Quelques mots sur Wouidi. — Arrivée à Yaho. — Difficultés avec les guides. — Bangassi. — Traces de terrains aurifères. — Arrivée à Ouahabou. — La mosquée. — Audience chez Karamokho Mouktar. — Choix d’une route vers le Mossi. — Réflexions sur les Dafing. — Industrie de la soie. — Des teintures. — Quelques mots sur les Niéniégué et les Bobo-Oulé. — Je renvoie un domestique. — Départ pour Boromo (colonie mossi). — Passage de la Volta Noire, chasse au caïman et à l’antilope. — Entrée dans le Gourounsi. — Habitations bizarres. — Départ de Diabéré, nous nous égarons pendant la nuit. — Arrivée à Ladio. — On me vole trois ânes. — Poursuites et vaines recherches sur les frontières du Kipirsi. — Nos soupçons se portent sur un malheureux que mes hommes veulent exécuter. — Départ de Ladio dans de pénibles conditions. — On ne nous attaque pas, mais la population est partout sur pied. — J’exécute un indigène. — Arrivée à Dallou. — Colonies mossi. — Bouganiéna. — Arrivée chez Boukary Naba. — Quelques mots sur la partie du Gourounsi que je viens de traverser ; sur les Nonouma et leurs mœurs. — Soins de propreté bizarres aux enfants. — Le dolo fait avec le kountan (prunier sauvage). — Les Somono. — Les Kipirsi | 395 |
| [Chapitre IX.] — Chez Boukary Naba. — Manque d’interprètes. — Curieuses coutumes de la cour du Mossi. — Préparatifs pour une fête. — On attend l’apparition du croissant. — La fête à Sakhaboutenga. — On me confie à Isaka. — En route pour Waghadougou. — Séjour dans la capitale du Mossi. — Une audience chez Naba Sanom. — Difficultés avec Naba Sanom. — On me signifie de partir. — Retour chez Boukary Naba. — Nouvel accueil bienveillant. — Une rafle d’esclaves. — Boukary Naba veut me faire épouser trois jeunes femmes. — Mariage de mes hommes. — Retour à Bouganiéna. — Difficultés pour trouver des guides. — Géographie et état politique du Mossi. — Quelques itinéraires. — Flore et faune. — Chevaux. — Médication vétérinaire. — Anes. — Notes ethnographiques. — Costumes, richesse, état social. — Aliments. — Étoffes en usage dans le Mossi. — Guerres de Gandiari et des Songhay dans le Gourounsi. — Quelques mots sur le Yatenga | 449 |
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