N

Nasus. Nares.

Nasus, le nez, partie saillante du visage, ῥίν ; nares, les fosses nasales ou narines, organe actif du sens de l’odorat, μυϰτῆρες.

Navigium. Navis. Celox. Lembus. Liburna. Scapha. Cymba. Linter.

Navigium est le terme général, comme bâtiment ; navis, véritable vaisseau destiné à de longues traversées ; celox, lembus et liburna, bateaux qu’on peut équiper et armer en guerre ; scapha, cymba et linter, canots ou nacelles destinés à de courtes excursions et à un simple trajet d’un bord à l’autre scapha et cymba, larges, en forme de chaloupe ; linter, long et effilé, en forme de pirogue.

Necessarius. Propinquus. Cognatus. Consanguineus. Affinis.

1. Necessarius, toute personne à laquelle on est lié par un rapport durable, par des relations d’affaires en qualité de collega, de patronus, de cliens, ou par des relations privées en qualité de familiaris, d’amicus, comme προσήϰοντες ; propinquus, toute personne à laquelle on tient par des rapports de famille, parent quelconque, comme ἀγχιστεῖς et ἔται : c’est le terme générique qui comprend, outre le cognatus et le consanguineus ou parents par le sang, l’affinis ou parent par mariage ou alliance, comme ϰηδεστής.

2. Cognatio, la parenté par le sang entre membres de la famille, comme σύναιμος ; consanguinitas, celle de nations qui appartiennent à la même race, comme συγγενής. Cæs. B. G. VII, 32. “Hominem summæ potentiæ et magnæ cognationis.” “Personnage très-puissant et de grande famille.” Comparez avec I, 11. “Ambarii necessarii et consanguinei Æduorum.” “Les Ambarriens attachés aux Éduens et de même race qu’eux.”

Necesse est. Oportet. Opus est. Debere.

1. Necesse est exprime une exigence de la nature et de la nécessité, comme ἀνάγϰη ἐστίν ; oportet, une exigence de la morale et de l’honneur, comme χρή ; opus est, de la prudence, comme δεῖ. Cic. Orat. II, 25. “Jure omnia defenduntur quæ sunt ejus generis, ut aut oportuerit, aut licuerit, aut necesse fuerit.” “On excuse tous les faits de ce genre en se rejetant sur une obligation morale, sur une liberté consacrée par l’usage ou sur la nécessité.” Att. IV, 6. “Si loquor de republica quod oportet, insanus, si quod opus est, servus existimor.” “Si je parle honneur à propos des affaires publiques, je passe pour un insensé ; si je parle prudence, je passe pour un esclave.” Sen. Ep. 94. “Emo non quod opus est, sed quod necesse est ; quod non opus est, asse carum est.” “Je ne fais point tous les achats qu’exigerait la prudence, mais seulement ceux qu’exige la nécessité ; pour une acquisition que la prudence ne commande pas, c’est trop d’une pièce de cuivre.” Sall. Jug. 31. “Nihil vi, nihil secessione opus est ; necesse est suomet ipsi more præcipites eant.” “La prudence n’exige de vous ni violence ni retraite sur le mont sacré ; il faut de toute nécessité que leur propre conduite les entraîne à leur perte.”

2. Oportet exprime le droit que les autres exercent sur nous au nom de la morale ; debere, l’obligation morale à laquelle nous nous sentons soumis, comme ὀφείλειν. Tac. H. IV, 7. “Accusatores etiamsi puniri non oporteat, ostentari non debere.” “Si on n’était point obligé en droit à punir les accusateurs, du moins ne devait-on pas les montrer au public.”

Negare. Infitiari. Infitias ire. Denegare. Pernegare. Recusare. Abnuere. Renuere. Repudiare.

1. Negare, nier au nom de la vérité qu’on voit ou qu’on prétend voir, comme ἀποφάναι, οὐ φάναι ; infiteri, infitiari et infitias ire, renier, désavouer pour quelque raison d’intérêt personnel, comme ἀρνεῖσθαι. Cic. Fr. Tog. cand. p. 525. Or. “Denique illi negare potuerunt et negarunt ; tu tibi ne infitiandæ quidem impudentiæ locum reliquisti.” “Pour eux, ils pouvaient nier et ils ont nié le fait ; pour toi, tu ne t’es même pas réservé le moyen de désavouer ton effronterie.”

2. Infiteri, terme vieilli ; infitiari, terme usuel et général. Infitias ire ne se construit en prose qu’avec une négation et répond alors à ne pas disconvenir.

3. Negatio, négation qui a pour but ou pour effet d’instruire l’auditeur ; pernegatio ou negitatio, de le convaincre quand il se montre incrédule ; denegatio, de le chagriner, particulièrement à propos d’une prière qu’on n’exauce pas. Mart. Ep. IV, 82.Negare jussi, pernegare non jussi.” “J’ai voulu un non tout court, je n’ai pas voulu de non répétés.” Cic. Phil. XI, 8, 19. “In quo maximum nobis onus imposuit ; assensero : ambitionem induxero in curiam ; negaro : videbor suffragio meo tanquam comitiis honorem homini amicissimo denegasse.” “L. César nous a mis là sur les épaules un pesant fardeau. Dire oui, c’est introduire des cabales dans le palais du sénat ; dire non, c’est paraître dénier par mon vote, comme par une décision des comices, cet honneur à mon meilleur ami.”

4. Negare ne suppose qu’une demande, ou faite ou faisable, à laquelle on répond non ; recusare suppose une insinuation qu’on repousse, d’où il résulte que negare est une manière de parler plus répandue et plus douce que recusare ; car le negans, qu’on questionne ou qu’on prie, nie simplement la possibilité de la chose ; le recusans se retranche sur-le-champ dans son droit, il proteste contre l’insinuation en homme qu’on menace ou sur lequel on empiète. Aussi negare, denegare, sont-ils plus usités à propos d’affaires particulières ; recusare, à propos d’affaires publiques.

5. Negare et recusare exigent des paroles ou des discours ; abnuere et renuere n’exigent guère que des signes ou des gestes : abnuere, un geste de la main pour congédier, comme ἀπονεύω ; renuere, un signe qui consiste à retirer la tête en arrière, comme ἀνανεύω.

6. Abnuere est une manière amicale ; renuere, une manière hautaine de dire non.

7. Recusare se rapporte à un objet qui s’annonce comme un fardeau et qui entreprend sur la résignation des gens, par opposition à suscipere ; repudiare, à un objet qui s’annonce comme un bien et qui promet du profit ou du plaisir, par opposition à assumere. Cic. Finn. I, 10,33. “Sæpe eveniet ut et voluptates repudiandæ sint et molestia non recusanda.” “Il y aura souvent lieu et de congédier les plaisirs et de ne pas repousser la peine.”

Neutiquam. Nequaquam. Minime.

Neutiquam, en aucun cas, par opposition à utique ; nequaquam, en aucune façon ; minime, pas le moins du monde.

Nihil est. Nihili est. Nullus est.

Nihil est exprime le comble de l’impuissance et de l’incapacité, comme être autant que rien ; nihili est, le défaut absolu de valeur, l’inutilité complète, comme ne compter pour rien ; enfin, nullus est, la négation de l’existence : n’être plus.

Nominare. Nuncupare. Vocare. Appellare.

Nominare et nuncupare, désigner une personne par son nom : nominare, par un nom qui lui appartient de vieille date ; nuncupare, donner un nom à un objet qui n’en a pas encore, dénommer, surnommer. Appellare et vocare, désigner une personne ou un objet par un nom, un titre ou un attribut quelconque.

Nonnunquam. Interdum. Aliquando.

Nonnunquam, de temps à autre, opposé à nunquam et semper, se rapproche de l’idée exprimée par sæpius, comme ἔσθ’ ὅτε ; interdum, parfois, opposé à crebro, se rapproche de l’idée exprimée par rarius, comme ἐνίοτε ; enfin, aliquando, quelquefois, une ou deux fois, opposé à semel, se rapproche de l’idée exprimée par propenunquam, comme ποτέ. Les interdum facta sont des faits isolés ; les nonnunquam facta, des faits qui se répètent ; les aliquando facta, des faits rares. Cic. Sext. 54.Comitiorum et concionum significationes interdum veræ sunt, nonnunquam vitiatæ et corruptæ.” “Les manifestations de comices et des autres assemblées sont parfois vraies ; ne sont-elles pas, de temps à autre, entachées de fraude et de violence ?”

Novus. Recens. Novicius.

1. Novus, nouveau, se dit de ce qui n’existait pas précédemment, par opposition à antiquus, comme νέος ; recens, récent, de ce qui n’existe pas depuis longtemps, comme ϰαινός.

2. Novus se prend généralement pour tout ce qui est nouveau ; il y a, de plus, dans novicius, l’idée accessoire du novice qui a de nouvelles habitudes à prendre ou du nouveau venu auquel il faut que les autres s’habituent.

Numen. Deus. Divus. Semo. Heros.

Numen, pris dans son acception générale, tout être divin, δαίμων. C’est le terme générique, par rapport à deus, anciennement divus, le dieu, θεός, et à semideus, le demi-dieu, ἡμίθεος, ou semo, moitié homme, moitié dieu. L’usage a donné pour équivalent à ces deux mots, outre heros, qui est d’origine étrangère, numen, pris dans son acception restreinte. Plin. Pan. 2, 3. “Nusquam ut deo, nusquam ut numini blandimur.” “Nous ne cherchons aucune occasion de lui complaire comme à un dieu, ni même comme à un demi-dieu.”

Nuper. Modo.

Nuper, il y a quelques jours, quelques mois, même quelques années, dernièrement, νεωστί ; modo, il y a quelques instants, à l’instant même, ἄ ρτι. Cic. Verr. IV, 3, 6.Nuper homines nobiles ejusmodi ; sed quid dico nuper ? imo vero modo ac plane paulo ante vidimus.” “De ces hommes illustres nous en avons vu dernièrement. Et que signifie ce dernièrement ? Ne les voyions-nous pas encore tout à l’heure, à l’instant ?” Tusc. I, 24. “Quanta memoria fuit nuper Charmadas ! quanta qui modo fuit Scepsius Metrodorus !” “Et, dans ces derniers temps, quelle mémoire chez Charmadas ! quelle encore chez Scepsius Métrodorus, qui vient à peine de s’éteindre !”