NOTES

«Il faut des notes aux Essais.

«Il en faut, parce qu’on y trouve en grand nombre des mots hors d’usage, des faits historiques altérés ou qu’on ne sait à quelles époques rapporter, des allusions obscures à des événements politiques du temps, des noms propres qui ne disent rien par eux-mêmes, et aussi parce que souvent l’auteur se borne à dire: un ancien, un de nos rois, etc...; dans tous ces cas, il faut aider le lecteur et rectifier l’auteur s’il y a lieu.

«Il en faut pour commenter Montaigne par lui-même, pour renvoyer d’un passage où il exprime une pensée, à un autre endroit où il dit le contraire, ou exprime la même opinion en d’autres termes. Il en faut pour signaler les larcins qu’il a faits à une foule d’auteurs, et rapprocher leur phrase de la sienne.

«Il en faut encore pour citer les emprunts que les modernes se sont permis si souvent à son égard, souvent sans le nommer, et les idées dont ils lui sont redevables.

«Enfin, pour indiquer les principaux changements qu’il a apportés à son ouvrage dans ses éditions successives, et suivre les modifications d’opinions qu’ont pu causer chez lui l’âge, les voyages, l’expérience des affaires, etc.

«Docteur Payen.»

Les nombres en marge, en caractères gras, indiquent les pages; les autres, les lignes. Le mot qui suit chacun de ces derniers sert de renvoi au passage du texte auquel la note est afférente.

Dans le corps du texte, les groupes de nombres indiquent, le premier en chiffres romains et en caractères gras, le volume; le second, en caractères ordinaires, la page.

La lettre N signifie note; les nombres et mots qui la suivent indiquent le volume, la page et la note auxquels il faut se reporter.

Les dates en caractères gras se rapportent aux temps antérieurs à notre ère.


ESSAIS DE MONTAIGNE.


NOTES.