Comme elle doit se comporter pour ce qui concerne le bien commun.
Chapitre III.
Le bien commun du Monastére se peut considerer. Premierement, en ce qui a raport à l'esprit. Secondement, pour ce qui concerne le gouvernement. Troisiémement, dans ce qui regarde la santé des Sœurs. Quatriémement, à l'égard de la conservation des revenus.
Et sur tout cela, qu'elle considere bien l'avis que lui donne notre Pere St Augustin dans sa Régle.
Qu'il convient principalement à la Prieure de faire ensorte que toutes les Régles soient observées. Et que s'il y en a quelqu'une qui n'ait pas été bien observée, qu'elle ne passe point négligemment sur les inobservances, mais qu'elle aye soin de l'amendement & de la correction.
C'est pourquoi se sentant chargée du fardeau de garder, & de faire garder les Régles & les Ordres, que (comme une sentinelle qui garde une Armée, ou une Ville, tandis que les autres dorment) elle veille toujours sur une affaire si importante, & si fort à la gloire de Dieu.