II.—LA SUITE DE LA LUNE
Pour les sens du dehors, c'est la paix, une paix
rêveuse dans toutes les directions, un silence profond
sur la terre enveloppée d'ombres, un silence
profond là où cessent les ombres.
À part un cri qui réveille un écho perçant, et que
lance un oiseau qui se désole dans sa solitude, un
râle des genêts appelant sa compagne, et la réponse
part de la colline perdue dans le brouillard.
Et soudain, la lune retire des cieux qui s'éclairent,
sa faucille, et fuit vers sa sombre caverne, enveloppée
dans un voile de gaze jaune.