Lundi, 19 août.
Nous sommes dans la ville réputée comme la plus chaude de toute l'Espagne: cependant, quand nous descendons de nos chambres, vers 9 heures du matin, nous trouvons la température supportable, bien que le soleil brille dans tout son éclat au ciel sans nuages. Dire qu'il fait frais serait assurément de l'exagération, mais en définitive, on peut très bien se faire à ce climat. Dès qu'on est à l'ombre on est parfaitement bien, surtout qu'on se met naturellement aussi le plus près possible de boissons glacées qui vous aident à faire la nique à Phébus. Par exemple, celui-ci se rattrape vigoureusement lorsqu'on est obligé de s'exposer à ses coups; en plein midi, ses rayons sont de véritables morsures.
Bravant les rigueurs de l'astre du jour, nous allons faire une promenade dans la ville.
Une grande cathédrale à façade rococo frappe tout d'abord nos regards; son clocher est une haute tour de 146 mètres de haut qui se voit de très loin dans le pays et dont la forme et l'allure très spéciales caractérisent la ville. Murcie se reconnaît de loin, comme Florence, par son clocher.
Nous avons été ensuite dans la vieille église de l'Ermita de Jésus pour y voir les fameuses sculptures sur bois, la principale curiosité de Murcie. Ce sont de curieux groupes de statues de bois sculpté et peint qu'on promène dans la ville pour les processions de la semaine sainte et qui ont leur domicile habituel dans les différentes chapelles de l'Ermita de Jésus. Dans toute l'Espagne on fait avant Pâques de très grandes processions qui sont de longs défilés d'emblèmes, bannières, cierges et lampions, et surtout de statues habillées figurant des scènes du Nouveau Testament. Les statues sont généralement de très grande valeur et celles de Murcie sont les plus remarquables de toute l'Espagne. Elles sont horriblement lourdes; l'une d'elles, la Cène, Jésus et ses douze apôtres et la table autour de laquelle ils sont assis, pèse plus de 1 000 kilogrammes; elle exige vingt-huit hommes robustes pour la porter à la procession. Les riches familles de Murcie rivalisent alors de zèle pour orner à grands frais la sainte table qui doit parcourir les rues de leur ville: les fruits les plus exquis et les plus rares, les viandes les plus succulentes, les pâtisseries et les gâteaux les plus compliqués sont déposés devant Jésus et devant ses disciples; le poids de tous ces mets surcharge encore les épaules des porteurs; il est vrai qu'il est d'usage que ceux-ci, après la dislocation de la procession, se partagent entre eux les succulentes victuailles, ce qui fait que, malgré le poids et la fatigue, les habitants de Murcie se battent pour avoir l'honneur de porter la sainte Cène.
C'est étonnant ce qu'on peut obtenir comme effet sculptural avec le bois: une douceur dans les traits, un moelleux, une vérité qu'à mon avis, on retrouve bien plus difficilement dans le marbre. Ces sculptures étant peintes, l'effet est encore plus saisissant, puisque les deux arts, sculpture et peinture se trouvent réunis dans la même œuvre.
Les statues polychromes de Murcie sont l'œuvre du sculpteur espagnol Zarcillo, du dix-huitième siècle, l'un des maîtres de la sculpture espagnole et le premier dans son genre.
Le Malecon est la principale promenade de la ville: c'est une vaste esplanade qui longe la Segura, d'où l'on a une merveilleuse vue sur la fertile huerta qui entoure Murcie, mais où l'absence d'ombrage se fait réellement par trop sentir et nous fait fuir avant que nos yeux se soient tout à fait rassasiés du beau spectacle qui leur était offert.
N'en déplaise à ses détracteurs, l'Espagne est un pays où l'on voit de belles choses. Cette côte méditerranéenne, que nous suivons presque depuis la frontière, est admirable, l'intérêt y est constamment soutenu. Barcelone, Tarragone, Tortosa, Valence, Alicante, Murcie, toutes ces villes sont curieuses, intéressantes, originales; les pays qui les séparent possèdent un aussi puissant attrait. Depuis notre entrée en Espagne notre curiosité n'a pas eu un instant de repos, nos yeux n'ont pas cessé de regarder; ce qu'on voit dans ce pays est nouveau, le spectacle se renouvelle constamment, on ne se lasse jamais.
Touristes, mes frères, allez visiter la côte méditerranéenne d'Espagne!
Et cependant, c'est bien la région la moins visitée. Pourquoi? Je n'en sais rien. Je ne sais pourquoi on semble ignorer comme à dessein une aussi belle, aussi riche, aussi intéressante contrée. Quand un voyageur a vu Madrid, Burgos, Séville, Cordoue et Grenade, il s'imagine avoir vu toute l'Espagne et précipitamment retourne en France. Je tiens à déclarer que les régions que nous parcourons depuis notre entrée sont dignes, autant que n'importe quelle autre, d'éveiller l'admiration des touristes et je présume qu'aucune autre ne peut présenter un intérêt aussi soutenu.
Dans un fiacre orné d'un opportun parasol, nous avons été ensuite faire un tour dans la banlieue remplie de jardins aux plantes exotiques; une quantité de petites maisons carrées au milieu de la verdure, derrière des murs tout blancs... il en sort l'inévitable marmaille, mais ici avec une particularité bien frappante: garçons et filles jusqu'à l'âge d'au moins dix ans sont, pour la plupart, absolument nus... on se croirait chez les sauvages. Sans aucune espèce de honte, ça circule dans sa tenue adamite; il est vrai qu'ils ont la peau tellement roussie par le soleil que leur nudité semble presque un particulier accoutrement.
Nous sommes rentrés en ville en passant devant la Plaza de Toros, vaste construction de briques en forme d'arènes romaines.
A 4 heures du soir, nous quittons Murcie, bien à l'abri du soleil, sous la capote entièrement déployée.
On traverse la huerta par une belle route bien entretenue et plantée de grands beaux platanes sous lesquels l'ombre est complète. Au bout d'un certain nombre de kilomètres les ombrages cessent, la route reste bonne mais surchargée de poussière. Cette poussière empêche de marcher bien vite, et c'est un véritable regret, car ces routes espagnoles, si droites, si larges, si plates, permettraient de folles vitesses si leur entretien était tant soit peu meilleur. Lorsque l'Espagne aura pris la détermination de recharger ses routes au cylindre à vapeur et que ses cantonniers travailleront un peu plus longtemps chaque jour, son admirable réseau de routes deviendra le plus beau champ qu'on puisse rêver pour les courses d'automobiles.
Nous traversons Totana sous un soleil brûlant; nos gosiers sont desséchés par la poussière. Une espèce de garçon de café traverse la rue devant l'auto, portant des verres de limonade à la neige sur un plateau; stopper, descendre, enlever plateau et verres des mains du garçon ahuri est l'espace d'un éclair et avant que le pauvre homme soit revenu de sa stupeur les bienheureuses boissons glacées étaient déjà au tréfonds de nos estomacs.
A partir de Totana, la poussière devient réellement indiscrète; il y en a tellement qu'elle nous envahit dans la voiture, les roues en soulèvent des tourbillons compacts qui obscurcissent le soleil. Je crois bien qu'en ce moment nous sommes en train de battre le record de toutes les poussières!
On passe à gué de nombreux et larges cours d'eau... de poussière, devrais-je dire, car l'eau y est remplacée par une profondeur de cette sale poudre dans laquelle la voiture s'enfonce jusqu'aux moyeux. Ce sont bien de véritables passages à gué dans lesquels la poussière joue tous les rôles de l'eau.
La belle huerta de Murcie est finie; par ici c'est la campagne aride et desséchée. Les palmiers ont à peu près disparu faute d'eau; la route est bordée de haies énormes de figuiers de Barbarie aux feuilles difformes armées de mille petites pointes. Ces plantes grasses portent des fruits savoureux que nous goûtons avec plaisir. Mais il faut prendre quelques précautions pour ne pas faire connaissance avec la morsure de leurs aiguilles; l'un de mes passagers, trop pressé de goûter ces fruits, en fit la cuisante expérience.
D'immenses champs de ces figuiers de Barbarie s'étendent le long de la route; on fait une véritable culture de cet arbre bizarre dont les fruits donnent lieu à un assez important trafic.
La vigne et l'olivier résistent avec une louable ténacité; tous deux conservent une large place dans la culture de ces terres.
Voici des jardins, voici une nouvelle huerta, de la verdure, de grands palmiers et, au milieu, féeriquement étagée sur la pente d'une colline que domine un grand château mauresque, traversée par le rio Guadalantin, Lorca, importante ville maure de 60 000 habitants.
Cette Lorca, cette ville sauvage qui, avec son paysage, semble détachée de la terre d'Afrique et apportée ici, nous est apparue au milieu d'un coucher de soleil colorant le firmament de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel fondues en nuances irréelles, qui sembleraient impossibles si on ne les avait vues. Le ciel était bleu, vert, violet, améthyste, par larges tranches successives auxquelles succédaient en se rapprochant du soleil des jaunes, des roses, des grenats d'une chaleur de ton impossible à décrire; au centre, le fier château mauresque se détachait sur l'incendie d'un rouge d'apothéose.
Plus loin, au delà de la campagne à nouveau dépouillée, voilà enfin Puerto de Lumbreras, petit village que nous guettions soigneusement, parce que c'est ici que bifurque notre route. A gauche, nous irions sur Alméria; à droite c'est la route que nous prenons, c'est la direction de Grenade.
Notre nouvelle route, excellente, pénètre dans les sierras.
Mais il est nuit, il faut dîner. La région sauvage où nous sommes conviendra admirablement pour y établir notre camp.
Vous vous demandez sans doute pourquoi nous prenions aussi souvent nos repas en pleine campagne, au lieu de nous arrêter dans les auberges des villes que nous traversions. Cette question est parfaitement juste et je vais y répondre.
Nous avions pour cela deux raisons: la première était que, souvent, nous ne trouvions pas sur notre chemin des villes assez civilisées pour que leurs fondas ou posadas puissent nous inspirer grande confiance et nous voulions, si possible, garder la bonne opinion que nous nous étions faite jusque-là des hôtels espagnols. La seconde raison était moins péremptoire; après y avoir goûté, cette vie de bohémiens, ces campements en plein air, avaient acquis pour nous un tel charme que nous ne pouvions plus nous en passer. Ah! si nous avions été ainsi moins bien que dans les hôtels, il est probable que ce goût aurait bientôt disparu, mais sous ce ciel si pur, avec les délicieuses et abondantes provisions que nous avions emportées dans la voiture, munis d'eau toujours fraîche dans nos alcarazas, que pouvions-nous désirer de mieux et quel hôtel eût pu mieux nous satisfaire?
Nous avons établi notre campement sur un petit monticule qui domine la route; la table.. oui, nous avons une table et un service complet... la table, dis-je, est dressée, l'argenterie et le cristal (tout ça en aluminium) étincèlent aux lumières déversées par les lanternes de l'auto et chacun prend part au festin.
Des muletiers qui passent avec leurs recuas de mules en chantant de lentes mélopées au rythme arabe s'interrompent brusquement, ahuris au spectacle qui s'offre à leur vue, s'arrêtent quelques instants, puis reprennent leur chemin en hochant la tête, pas très sûrs d'avoir bien vu et se croyant sous le coup d'une hallucination.
Les choses les meilleures doivent avoir une fin, surtout les dîners en plein air lorsqu'on a encore une assez longue route à faire et qu'on ne sait ce que vous réserve le chemin inconnu. A nouveau donc, les explosions de l'auto troublèrent le silence de ces lieux déserts et nous reprîmes notre route.
Longtemps, on côtoie un large torrent à sec dans un paysage aride et désert; peu à peu la route se met à monter, insensiblement d'abord, puis par rampes qui se font plus fortes à mesure qu'on avance. On a abandonné le torrent desséché, on tourne et retourne dans les bas échelons des sierras aux maigres végétations.
Nous passons ainsi à Velez Rubio et nous montons toujours. A la chaleur de tout à l'heure a fait place une douce fraîcheur: Ah! qu'il fait bon rouler ainsi dans la nuit claire!
Nous voici enfin en Andalousie. A Velez Rubio nous avons déjà reconnu un notable changement dans les costumes des gens et remarqué les grilles ouvragées et bombées des fenêtres. Peu après cette ville on entre dans un paysage grandiose et sauvage: la route suit la vallée du Chirivel, bornée à droite et à gauche par deux hautes sierras dont les sommets se découpent nettement sous la lumière de la lune; ce sont, à droite, la sierra de Cullar, à gauche, la sierra de las Estancias. Longtemps, on file ainsi entre les grandes montagnes, sans rencontrer âme qui vive, en plein désert et l'on va vite, car la route est bonne et la lune éclaire la campagne comme s'il faisait jour.
La route si bonne que nous suivons est toute nouvelle, trop nouvelle, car elle n'est pas entièrement achevée: brusquement elle cesse en plein désert. Perplexe, je descends de voiture, je vais inspecter le sol: à la bonne route qui a fini là fait suite un mauvais chemin sur lequel on peut cependant rouler; notre carte détaillée nous confirme la chose par une ligne pointillée qui prend un peu avant Cullar de Baza et qui continue assez longtemps après. En avant donc sur le mauvais chemin! En palier celui-ci peut encore passer, mais voici que lui prend la fantaisie de descendre, alors il ne descend pas, il tombe et nous tombons avec lui au milieu d'une espèce de village de troglodytes, dans lequel il y a autant d'habitations creusées dans le roc et dans la terre que de maisons. Ce village est Cullar de Baza.
Cullar de Baza est bien le village le plus sauvage que j'aie jamais vu, au milieu d'une région désertique, au fond d'un pays perdu; c'est à peine si ses habitants ont l'air d'être civilisés. Eh! bien, Cullar de Baza est éclairé à la lumière électrique! Dans la suite, il m'a été donné de remarquer très fréquemment qu'en Espagne et plus particulièrement en Andalousie, la province cependant sauvage par excellence, on fait un emploi presque général de la lumière électrique. Je dirai même qu'on en abuse tellement que, dans le plus petit village, on voit une profusion de lampes à ampoules qui brûlent toute la nuit, dans les rues et dans les maisons. Et pourtant les chutes d'eau sont rares; dans presque tous les cas, cette électricité doit être faite avec des machines à vapeur et coûter fort cher.
Le vieux chemin continue tant bien que mal, surtout mal. Mais ses fantaisies sont nombreuses. Voici d'abord un caniveau, mais un caniveau si profond qu'il barre complètement la route; tout le monde descend et chacun se met au travail; les uns vont chercher des pierres, les autres de la terre, moi je m'occupe à combler le fâcheux canal à l'endroit où devront passer les roues, enfin, après une demi-heure de labeur, nous franchissons ce mauvais pas.
A peine 100 mètres plus loin, voilà le chemin qui plonge dans une rivière qui a de l'eau. Prudemment, je vais reconnaître le gué: il y a 50 à 60 centimètres d'eau, nous pourrons passer. Le chemin descend à pic la berge de la rivière, disparaît sous l'eau, réapparaît pour regrimper à pic l'autre berge. C'est une chute dans l'eau suivie d'une escalade; ça produit un certain effet, surtout en pleine nuit. La lune vient de se cacher!
Un peu plus loin autre caniveau d'un nouveau genre. Imaginez-vous une tranchée creusée au milieu du chemin, avec deux rebords pour maintenir l'eau; la tranchée a 20 centimètres de profondeur et les deux dos d'âne chacun 30 centimètres de haut. Quand les roues avant sont descendues dans le caniveau la tôlerie inférieure de l'auto touche sur les rebords et sous peine d'avaries graves il est tout à fait impossible d'avancer. Il fallut reculer et se remettre au travail une seconde fois, creuser le sol, abattre les rebords, combler la tranchée et ça n'allait pas vite, car nous n'avions pas affaire à de la terre meuble, mais bien à du remblai durci, aussi résistant que la pierre. Au bout de plus d'une demi-heure nous passâmes enfin.
Puis ce sont des montées et des descentes qui varient entre 20 et 25 pour 100, des virages invraisemblables, des endroits où le chemin se perd dans la lande et semble finir là. C'est la vieille route espagnole dans toute son horreur, la route d'il y a cinquante ans, décrite par Théophile Gautier et heureusement à peu près disparue aujourd'hui. Nous n'avons trouvé, en effet, que deux exemples de ces chemins en Espagne, et sur de courts trajets.
Voici enfin la dernière farce que nous réservait le vieux chemin: il arrive au bord du confluent d'une série de cinq ou six petits rios qui, par leur réunion forment la Guadiana menor; ces divers rios non encore réunis tiennent un espace de terrain considérable, presque un kilomètre. Vous croyez peut-être que le chemin se serait détourné un peu pour traverser d'un bloc tous les rios, après le confluent, c'est-à-dire par un gué de largeur normale? Pas du tout, la route vous plante là au bord du premier rio et il faut les traverser tous successivement... les rares charrettes adoptent chacune un itinéraire différent au milieu de ce dédale, il y a plus de vingt traces de roues, laquelle suivre? Il faut s'engager au petit bonheur et circuler en aveugles au milieu des sables, de l'eau, des broussailles et de la boue. On finit par atteindre la terre ferme après s'être cru perdu vingt fois. Mais là, où est le chemin? Naturellement nous n'avons pu arriver juste à l'endroit où il reprend... il faut donc le chercher le long de la berge. Enfin, le voilà, plus de 100 mètres en amont, quelques sauts encore dans le sable et nous roulons sur le sale chemin, qui nous semble un lit de roses à côté des lits des rios.
Non loin, la nouvelle route reprend. Depuis quelques kilomètres je l'apercevais sur notre gauche, mais inachevée, impraticable encore, et ce qui m'avait le plus chagriné, c'est que pendant nos errements dans les lits des rios, j'avais entrevu un instant un magnifique pont en construction qui lui est destiné. Enfin ce pont et cette route, bientôt achevés, éviteront aux automobilistes qui passeront dans quelque temps la désagréable traversée des sources de la Guadiana Menor!
Désormais en bonne route, nous atteignons rapidement Baza, l'étape: il est une heure du matin.
Baza est une petite ville d'environ dix mille habitants; le choix du gîte sera vite fait, il n'y a qu'une auberge: la fonda Granadina. Voilà enfin une véritable auberge andalouse, sale, simple, rudimentaire, où l'on mange mal et où l'on dort encore moins bien. On nous coucha dans des chambres où pendant une bonne partie de la nuit se livra une bataille acharnée entre les membres de notre caravane, d'une part, et d'autre part les puces de l'hôtel que nous prétendions déloger. La victoire, longtemps disputée, resta finalement entre les... pattes des puces.
Ah! j'allais oublier de parler de la remise qu'on mit à notre disposition pour loger l'auto; elle était vaste, la porte en était haute et large, mais au milieu de l'ouverture il y avait une pierre, scellée dans le sol, haute de plus de 30 centimètres, l'auto dut passer la nuit dehors, devant la porte de sa remise!
Je me souviendrai longtemps de Baza[ [16].