PLANCHE XXXII.

(I, t. III de l'Édition royale.)

L'inspiration et la divinité règnent dans cette belle figure d'Apollon. Le Dieu se repose et médite de nouveaux chants; sa tête est environnée d'un cercle lumineux (nimbus); ses cheveux flottans sont ceints d'une couronne de laurier; une chlamyde violette, attachée sur les épaules, laisse en liberté son bras droit et découvre une partie de ce beau corps où brille la jeunesse; sa lyre, appuyée sur un autel recouvert d'une draperie, conserve sa forme primitive et encore grossière: la lyre fut d'abord formée d'une tête de taureau dépouillée; les cornes servaient de montans pour soutenir la traverse où venaient s'attacher les cordes; le plectrum, que nous nommons archet, était un véritable pied de chèvre, et sa forme antique rappelle son origine. Cette peinture fut trouvée à Portici avec la suivante.

Hauteur, 2 P. 6 lig.—Largeur, 1 P. 6 p°. 7 lig.