PLANCHE XXXIII.
(II, t. III de l'Édition royale.)
Une jeunesse éternelle est également l'apanage d'Apollon et de Bacchus; elle brille dans cette figure réunie à une mollesse, à une grâce charmante. Le Dieu du vin est couronné du lierre et de sa fleur, une double bandelette forme un diadême sur son front; appuyé d'un bras sur son autel, il élève l'autre négligemment en tenant un vase d'or d'une forme agréable, et dont les anses, qui remontent du pied jusqu'au bord, semblent désigner le vase appelé carchesium; ses cheveux bouclés retombent sur son cou; une draperie, d'un blanc jaune, glisse de son épaule sur l'autel et vient à peine envelopper une partie de la cuisse. La nudité des figures d'Apollon et de Bacchus n'est, sans doute, qu'un hommage rendu à la beauté de leurs formes. Fulgence (II, 15, l. 7) y cherche un sens mystique, en observant qu'on représente Bacchus la poitrine nue, soit parce que l'ivresse rejette les voiles de la pudeur, soit parce qu'elle découvre les secrets du cœur. Le Dieu porte un thyrse formé d'une longue canne armée d'un fer de lance, ornée de bandelettes et d'une touffe de feuillage.
Hauteur, 2 P. 6 lig.—Largeur, 1 P. 6 p°. 7 lig.