VII

Premiers jours de tristesse.

Sifroy partit et arriva à l'armée, où il fut reçu avec joie par le grand Charles Martel, et presque aussitôt la campagne commença.

Geneviève recevait des messages fréquents qui lui faisaient part des marches et des travaux de l'armée. Ces nouvelles lui causaient une grande peine; car les Francs étaient fort en péril.

Charles Martel conduisit ses troupes vers la Loire, à peu de distance de la grande ville de Tours. Il ordonna aux habitants de n'ouvrir leurs portes qu'aux vainqueurs, et, pour ôter aux lâches tout espoir de fuite, il mit sur les ailes de son armée des corps de cavalerie chargés de couper les jarrets à ceux qui se retireraient des rangs pour prendre la fuite.