Salon de 1844.--Sculpture et Architecture,

(6e article.--Voir t. III, p. 35, 71, 84, 103 et 131.)

Velléda, statue en marbre par
M. Maindron.

On ne nous accusera pas de reléguer le compte rendu de la sculpture et de l'architecture dans les dernières colonnes de notre revue, comme s'il s'agissait de remplir strictement un devoir. Nous faisons trêve, pour un moment, à la critique sur la peinture, et nous parcourons les salles basses du Musée.

Cette année, disons-le tout d'abord, l'exposition de la sculpture est très-remarquable. MM. Bartholini de Florence, Bonnassieux, Bosio, Régis Breisse, Dantan aîné et jeune, Antoine Etex, Feuchère, Foyatier, Gayrard, Husson, Jouffroy, Maindron, etc., ont leurs noms consignés sur le livret.

Tout le monde a été d'accord sur l'exposition de sculpture, tout le monde a compris les progrès immenses faits par nos artistes dans cette branche de l'art.

Que nos lecteurs se rappellent, avant de regarder la Velléda de M. Maindron, ces phrases extraites des Martyrs: «Cette femme était extraordinaire. Elle avait, ainsi que toutes les Gauloises, quelque chose de capricieux et d'attirant. Son regard était prompt, sa bouche un peu dédaigneuse et son sourire singulièrement doux et spirituel. Ses manières étaient tantôt hautaines, tantôt voluptueuses; il y avait dans toute sa personne de l'abandon et de la dignité, de l'innocence et de l'art. La dernière fois, elle resta longtemps appuyée contre un arbre à regarder les murs de la forteresse.»

Tel est le portrait de Velléda, tracé par M. de Chateaubriand. En le traduisant avec le ciseau, M. Maindron courait de grands risques.

Adélaïde Kemble, tragédienne
anglaise, statue par M. Dantan jeune.

Chacun s'est créé une Velléda par l'imagination: autant de visiteurs, autant de goûts différents, et parmi eux, l'un sera satisfait, l'autre prétendra que le caractère gaulois n'est pas assez indiqué; un autre dira que les formes de cette femme n'appartiennent point à la vraie plastique. «Cette femme était extraordinaire,» dit M. de Chateaubriand. Le sculpteur a commenté la phrase du poète.

Velléda ornera le jardin du Luxembourg.

Ne lui donnera-t-on pas quelque pendant?

David, de M. Bonnassieux, est une statue remarquable par l'énergie de la figure et par le naturel de la pose. Le Buste de madame la comtesse de C... est admirable, et la tête d'étude en marbre de M. Bonnassieux a droit à des éloges.

Le modelé est le principal mérite de M. le baron Bosio, qui a taillé dans le marbre, pour la maison du roi, l'Histoire et les Arts consacrant les gloires de la France. Pour nous, la composition de ce groupe nous semble un peu surannée, mais l'exécution est remarquable, et l'Histoire, principalement, est sculptée de main de maître.

Petite paysanne bretonne,
statue par M. Grass.

Comme toujours, les travaux de M. Dantan aîné accusent chez cet artiste une grande habileté. Louis de France, dauphin, fils de Louis XVI, est convenablement terminé pour une statue en plâtre; le Buste de Marie-Joseph de Saxe, dauphin de France, nous plaît moins, parce qu'il a moins d'animation.--Quant à M. Dantan jeune, il faut le féliciter de sa statue d'Adélaïde Kemble, lorsque, pour compléter son exposition, il nous a donné le buste de M. Thalberg, si originalement sculpté. Adélaïde Kemble est taillée avec le costume qu'elle revêt dans le rôle de Norma, un de ses plus magnifiques rôles. La figure a de l'expression, les vêtements sont compréhensibles; ce qui est beaucoup dire. Le Buste à M. Bentik, par le même, possède des qualité de premier ordre. Un jeune sculpteur, M. Grass, a trouvé dans les Dernier Bretons de M. Émile Souvestre, le sujet d'une délicieuse statue en marbre, pleine de sentiment et d'expression, et qu'il nomme Petite paysanne bretonne. Nous procéderons ici comme nous l'avons fait en parlant de la Velléda de M. Maindron. «Ses cheveux noirs, dit M. Souvestre, retombaient par mèches onduleuses jusque sur son cou; une simple chemise serrait sa taille frêle, et sa courte jupe laissait voir tout entières ses jambes brunes. Elle nous retardait, la tête élégamment penchée, comme un oiseau qui écoute, et, ses deux petites mains posées sur une baguette blanche; un de ses pieds était replié sous elle, et l'autre pendant, dans une gracieuse nonchalance, jouait avec des débris humains.

M. Grass a réussi à rendre l'expression de la petite paysanne bretonne; c'est assez dire que sa statue est intéressante.

Maître-Autel pour Notre-Dame, projet par M. A. Couder.


Dais pour Notre-Dame, projet par M. A. Couder.

Le Christ, statue par M. Husson.

Bannière pour Notre-Dame, projet par M. A. Couder.

M. Aristide Husson, dans son Christ, statue en plâtre, s'est attaché à imiter la simplicité antique, pour la forme, et à reproduire le sentiment chrétien, la pensée profonde du catholicisme. Il ne faut pas parler ici des difficultés que M. Aristide Husson avait à vaincre, puisque ces difficultés ont été vaincues par lui, mais nous le félicitons sur la manière dont il a exécuté sa statue. Les muscles n'ont que peu de saillie, parce que celui dont les bourreaux se moquaient en disant: «Salut au roi des Juifs!» demeurait impassible au milieu île tous les outrages dont on l'abreuvait. La figure a la dignité convenable, et les accessoires sont scrupuleusement rendus. Le Christ de M. Husson gagnera à être taillé en marbre.

La Madeleine méditant sur les saintes Écritures, par M. Gechter, ne brille pas par l'expression, ainsi que l'œuvre de M. Grass. Modelé parfait, travail excellent de la forme s'y rencontrent; mais on se demande, en contemplant la Madeleine, si c'est là une grande pécheresse repentante, ou une femme mélancolique ayant tout simplement un livre ouvert sous les yeux; les accessoires seuls expliquent le sujet. Aussi, tout en reconnaissant le talent de M. Gechter, nous lui conseillons de ne plus retomber dans le défaut que nous venons de lui reprocher, car l'art de la sculpture consiste avant tout à rendre l'expression d'un sentiment ou d'une passion.

Combien nous préférons, sous ce rapport, la Geneviève de Brabant, de M. Géefs! Il est difficile qu'une statue ait plus de charme; la pose de Geneviève de Brabant est d'un naturel parfait, et toutes les chairs vivent et semblent avoir du mouvement. Le Buste de Sa Majesté le roi des Belges a des formes un peu trop accusées; le Buste de Sa Majesté la reine des Belges est ressemblant.

Que M. Antoine Etex se contente de sa réputation de statuaire: ses tableaux sont remarquables, mais ses bustes sont tout à fait hors ligne; ceux de M. le duc d'Orléans et de M. Odilon Barrot sont taillés avec cette énergie que nous avons toujours retrouvée chez M. Etex; ceux de Madame Ad. B... et de M. Sapey nous plaisent moins. L'auteur de Caïn nous doit quelque groupe comme il sait les faire. A voir ce qu'il a exposé comme peintre, et ce qu'il a exposé comme sculpteur, on dirait qu'il a remplacé le ciseau par le pinceau.

L'auteur de Spartacus, M. Foyatier, était mal à l'aise pour faire la statue d'Étienne Pasquier, au moins pouvons-nous le croire. Étienne Pasquier, avocat, général de la cour des comptes sous Henri III, avait une figure pleine de bonhomie, de noblesse et de caractère à la fois. Il est difficile de retrouver tout cela dans la statue de M. Foyatier, à laquelle il ne manque rien, d'ailleurs, sous le rapport du faire.

Pour M. Gayrard, la critique doit prendre deux tons différents: le louer pour sa statue de l'Évêque d'Hermopolis, le blâmer vertement pour son Henri IV combattant à Arques. Ce bas-relief en plâtre est plus que médiocre: il est ridicule. Le livret nous apprend qu'il sera sculpté en pierre et placé sur une des portes des ruines du château d'Arques; nous espérons qu'il sera préalablement revu et corrigé. L'auteur de la statue de l'évêque d'Hermopolis ne se compromettra pas, avec son bas-relief, vis à-vis de la postérité.

Bossuet, de M. Feuchère, mérite presque les mêmes reproches que l'Étienne Pasquier, de M. Foyatier. Cependant Bossuet ressemble aux portraits qui nous sont restés de lui. M. Feuchère prend sa revanche avec l'Épisode de l'enlèvement des Sabines, groupe en bronze qui n'est pas sans défauts, mais dont les principales parties sont traitées avec supériorité.

Un jeune sculpteur, M. Régis Breisse, dont tous les journaux ont parlé, à cause de son talent naturel et de sa position sociale, a exposé l'Ange Gabriel, statue en marbre. Les chairs ont du modelé, mais le corps, dans son entier, manque un peu d'animation. L'Ange Gabriel prouve néanmoins que M. Régis Breisse fait des études sérieuses et des progrès rapides.

Le Buste de madame la comtesse d'A... est le seul ouvrage que nous ait envoyé cette année M. Bartolini, de Florence. Il est digne, de la réputation acquise par le célèbre sculpteur italien, surtout à cause de la simplicité avec laquelle il est taillé.

Ici ne se termine pas la liste des bons ouvrages exposés dans le salon de sculpture, mais la place nous manque pour nous occuper de tous en détail. Aussi mentionnerons-nous rapidement les noms des artistes qui se sont le plus distingués.

C'est m. Jules Klagmann, qui a envoyé un cadre de médaillons contenant deux modèles de médailles et quatre cavaliers provenant d'un vase exécuté pour M. le duc d'Orléans;--c'est M. Louis Brian, qui a taillé un beau Buste de M. de Lamartine;--c'est M. Suc, dont la Mélancolie a toutes les qualités de forme qui recommandent une œuvre de sculpture;--c'est M. Ramus, qui, dans sa Statue de M. Portalis, a fait preuve d'habileté;--c'est M. Molchneth, qui a assez bien réussi la Statue du maréchal Bessiéres, duc d'Istrie;--c'est M. Maurice Borrel, enfin, dont les médaillons sont très-soigneusement travaillés.

Maintenant, montons le grand escalier qui conduit aux belles galeries des antiquités, galeries si curieuses, et que si peu de personnes visitent avec attention; traversons ces salles admirables pour arriver à celles dont l'architecture tapisse les murailles de toiles. Occupons-nous des architectes.

L'architecture est la base des arts du dessin; la sculpture et la peinture forment, pour ainsi dire, ses accessoires. A ce titre, l'architecture doit avoir toutes nos sympathies. Mais nos élèves de l'école royale la comprennent d'une façon si particulière, que nous avouons être presque toujours désillusionné, lorsque nous jetons les yeux sur tous les projets qu'ils exposent. Jamais ces projets ne s'élèveront à l'état de réalités. Quelques-uns cependant sont en partie applicables; ils nous intéressent. D'autres sont des dessins de monuments antiques; ils nous intéressent plus encore. Un petit nombre, enfin, doivent être mis à exécution, et préoccupent la masse.

Tels sont les Études sur la réunion du Louvre aux Tuileries, par M. Louis Badenier, et le Projet d'embellissements partiels pour la cathédrale de Paris, par M. Amédée Couder.

Restaurer l'église de Notre-Dame est un travail immense, et devant lequel on recule, si indispensable qu'il paraisse, à cause des frais qu'il entraînerait. Nos députés, d'ailleurs, et surtout nos ministres, ne goûtent pas volontiers ces sortes de dépenses, qui contribuent à la gloire de la nation, mais qui n'avancent en rien les questions politiques ou celles des portefeuilles.

Une restauration partielle de l'église de Notre-Dame pourrait leur paraître autre chose qu'une rêverie sans valeur. En un mot, de ce qu'une amélioration complète est impossible, il ne résulte pas qu'une amélioration partielle soit impossible aussi.

Sans entrer dans de grands détails sur les travaux que l'on devrait exécutera Notre-Dame, M. Amédée Couder s'est seulement occupé des embellissements partiels dont cette église a besoin. Il a fait: 1° un maître-autel; 2º une chaire; 3° un banc d'œuvre; 4° un costume pour les suisses aux solennités nationales; 5° une tenue pour les suisses aux fêtes de l'Église; 6° une bannière de la Vierge; 7° un dais.

Tous ces accessoires sont inspirés par la pensée catholique, et forment un assemblage d'ornements qui ne s'écartent jamais du style religieux.

Le maître-autel est gothique pur, avec des candélabres, des panneaux et des reliquaires, tels qu'on les voyait dans nos églises au moyen âge, à l'époque de l'édification de Notre-Dame.

Ce maître-autel est remarquablement composé, et M. Amédée Couder, en ne le surchargeant pas de sculptures en bois, s'est rappelé qu'au moyen âge les maîtres-autels avaient de la simplicité; le dessus seul était orné avec profusion.

La chaire à prêcher, de même style, n'a pas cette élégance de nos chaires modernes, surchargées de détails qui ne s'harmonisent pas avec l'objet auquel elles sont destinées. Le genre draperie nous semble cependant trop développé dans la chaire à prêcher de M. Amédée Couder; cela dit, nous admettons toute la composition.

Le banc d'œuvre est sans contredit la meilleure innovation que l'on puisse introduire dans le monument de Notre-Dame. Celui qui s'y trouve à l'heure qu'il est, fait pitié, littéralement pitié: ce sont des planches et des bancs de bois disposés sans goût et sans art. Le banc d'œuvre, comme on sait, est la place des marguilliers, des principaux, des soutiens de l'Église. Une série de panneaux sculptés en bois et représentant des sujets religieux, forme la boiserie, dont le dessin est sous nos yeux.

Nous n'avons rien à redire sur cet embellissement, tel qu'il est projeté par M. Amédée Couder: sa grandeur est convenable; un peu plus de hauteur lui donnerait plus d'importance. Que M. Amédée Couder n'oublie pas que le banc d'œuvre est placé devant la chaire, et que l'élévation de celle-ci nuit à l'apparence du premier.

Quant à la tenue proposée pour les suisses aux solennités nationales, le lecteur a droit d'exiger de nous une explication que nous allons lui donner.

Cette tournure de héraut d'armes qui, du premier abord, semble ne se rapporter en rien aux rites de l'Église, convient tout à fait aux suisses dans les solennités nationales. L'église de Notre-Dame est la cathédrale de Paris; c'est là que se font les couronnements, les mariages, les baptêmes des princes; c'est là que se chantent les Te Deum, que se font les cérémonies funèbres des hauts dignitaires. Le suisse, dans ces grandes occasions, doit se mettre à l'unisson des personnages qui sont parties intégrantes de la solennité. Il est l'introducteur des laïques et des militaires dans l'église; son costume, pour être complètement emblématique, a des insignes appartenant aux trois ordres; dans les cérémonies nationales, il est, avant toute chose, militaire, héraut d'armes; le casque lui sied; la croix est peinte sur sa poitrine.

Lorsqu'il s'agit simplement des fêtes de l'église, la tenue du suisse ne doit plus avoir ce caractère chevaleresque dont il a été revêtu pour les grandes solennités. Son costume est beaucoup plus difficile à composer, parce que le suisse reste toujours l'intermédiaire entre l'église et les fidèles, le soutien de la foi, la force armée prêtant son secours à la religion. Il a aussi la croix peinte sur le cœur; il a le vêtement violet qui est propre aux évêques; il a l'épée et la hallebarde, comme gardien du temple. Quant à son chapeau, M. Amédée Couder a été forcé de le composer entièrement; c'est une fantaisie à laquelle il a voulu donner le plus de caractère possible. Nous pensons qu'il a réussi.

La bannière de la Vierge est délicatement faite; les attributs en sont ordonnés avec goût.

Le dais est vaste et d'un style en harmonie avec tous les autres ornements de l'église. Ce n'est plus ce genre de dais, avec panache, tel qu'on en voit partout; ce n'est pas non plus cette simple tapisserie en forme de tente comme on en trouve dans les villes d'Italie; c'est un monument gothique sous lequel plusieurs prêtres peuvent se tenir et escorter celui qui porte le saint sacrement. La forme du dais adoptée par M. Amédée Couder est, à notre avis, la seule convenable dans l'église de Notre-Dame, où les choses paraissent insuffisantes et mesquines, toutes les fois qu'elles dérogent au style général du monument.

En résumé, le projet d'embellissements partiels pour la cathédrale de Paris mérite qu'on s'y arrête, et tranche la question de restauration de Notre-Dame. En reproduisant quelques dessins de M. Amédée Couder, nous avons voulu donner de la publicité à son travail. Ses projets peuvent, sans beaucoup de frais, être mis à exécution; il faudrait cependant, avec les ornements proposés, une demi restauration du vaisseau même de l'église, afin de la nettoyer; qu'on nous pardonne cette expression.

D'autres travaux d'architecture exposés au Salon méritent toutes nos sympathies. Les Études d'après les encadrements des loges de Raphaël au Vatican, par M. Victor Baltard, accusent une grande conscience dans le talent de cet architecte.

M. Auguste Magne a conçu deux projets qui nous semblent très-applicables et très-utiles. Le projet d'un Palais pour l'exposition des produits de l'industrie, l'exposition annuelle et pour servir de bazar après la durée de ces expositions vise plus à l'utilité qu'à l'élégance, car la façade est lourde, mais, avec quelques modifications, on pourrait l'exécuter. Le projet d'un Hôpital de convalescents à ériger sur l'emplacement des rues projetées dans la commune de Passy, près de l'arc de triomphe de l'Étoile, est heureux, et d'une utilité aussi peu contestable que celle du palais de l'industrie. Les hôpitaux ne seront un véritable bienfait pour la population indigente de Paris que quand les malades en sortiront en bon état de santé, et non pas seulement en convalescence.

Sous ce titre général, l'Art décoratif en Italie à différentes époques, M Alexandre Denuelle a exposé des études fort consciencieuses, principalement en ce qui regarde peinture religieuse aux treizième et quatorzième siècles, à la renaissance au seizième siècle. Cette dernière étude comprend trois voûtes, dont deux, peintes par Raphaël vers 1510, décorent deux des stances du Vatican; la troisième voûte, qui fait partie des stances Borgia, fut exécutée à même époque par Pinturicchio, d'après les dessins de Raphaël.--Citons les dessins de M. Clerget, et la Porte d'Arroux, à Autan, par M. Édouard Delbrouck. Les autres artistes nous excuseront de ne pas nous être occupé de leurs travaux; l'architecture étant un art supérieur sans doute mais tout spécial, qui intéresse beaucoup plus les savants que les hommes du monde, l'Illustration ne peut lui consacrer plus d'espace.