LE PAVILLON RUSSE
Le pavillon russe s'élève dans le parc à peu de distance du pavillon égyptien et du pavillon turc, comme dans le palais sont voisines les expositions de ces trois pays.
L'aspect du pavillon russe est tout à fait grandiose.
L'entrée en est précédée d'un porche à quatre arcades, dont la quatrième engagée dans la construction encadre la porte d'entrée. Le rez-de-chaussée, éclairé par des haies à plein cintre très-ornées et séparées entre elles par des demi-colonnes engagées, est couvert en terrasse. Du jardin, un escalier en bois décoré d'une rampe massive très-travaillée conduit à cette terrasse qu'ombragent de grands arbres et qu'entoure une balustrade en tout semblable à la rampe de l'escalier, qu'elle continue.
Ce rez-de-chaussée est surmonté d'un étage en retrait, composé de deux parties. C'est d'abord une tour, carrée à sa base, puis octogonale, se terminant par une flèche aiguë, à la pointe de laquelle, ailes déployées, se dresse l'aigle impériale à deux têtes. Cette tour s'appuie sur le vestibule du rez-de-chaussée. Puis, derrière la tour et adossé contre elle, vient un bâtiment carré percé sur trois faces de cinq baies accolées et coiffé d'un dôme à bulbe à quatre pans, sur le haut duquel court de bout en bout une arête finement découpée.
Tel est ce pavillon d'un très-grand aspect et bien digne de figurer dans ce coin du parc consacré à l'Orient, auquel il se rattache, et où l'on voit, entre les coupoles du pavillon turc et de la fontaine d'Achmet, pointer dans le ciel les minarets du pavillon égyptien.
L. C.