LA FÊTE ANNUELLE DES GYMNASTES DE FRANCE

Chaque année, à la Pentecôte, l'Union des Sociétés de gymnastique de France, que préside depuis bien des années déjà, avec tant de zèle éclairé, M. Ch. Cazalet, tient ses assises, sa «fête fédérale», dans la ville qui l'invita l'année précédente. C'était, cette fois, à Vichy. Et, selon un usage traditionnel aussi, plusieurs membres du gouvernement présidaient à cette fête. C'étaient MM. Louis Barthou, président du Conseil, Etienne, ministre de la Guerre, et Clémentel, ministre de l'Agriculture.

Plus de 8.000 gymnastes, parmi lesquels figuraient les sokols de Prague, les dames gymnastes de Rotterdam, une société italienne de Cagliari, d'autres sociétés étrangères encore, ont pris part, dans ces deux journées, aux concours et, dans la manifestation finale, exécuté devant les ministres ces exercices d'ensemble dont la précision, attestant la parfaite discipline, l'entraînement des gymnastes, charme toujours les profanes.

Au cours des fêtes, M. Ch. Cazalet, interprète autorisé de la jeunesse française, a donné au ministre de la Guerre l'assurance de l'adhésion enthousiaste de tous ces jeunes gens à la loi de trois ans, parce qu'ils savent «qu'on ne respecte que les forts». Et M. Etienne l'a remercié avec émotion.

Le lendemain, à l'issue du banquet que l'Union et la ville de Vichy offraient aux membres du gouvernement, le président du Conseil, de son côté, a affirmé une fois de plus le ferme dessein qui anime le cabinet entier qu'il préside d'accomplir tout son devoir patriotique en soutenant devant le Parlement le projet d'augmentation du service militaire, car «la défense nationale est le premier devoir d'un républicain».

Le dernier acte de ces belles fêtes a été la remise, par la section de Tunis-ville, qui le gardait depuis l'an dernier, du drapeau de l'Union à M. Ch. Cazalet, qui allait le confier à son tour, pour l'année qui s'ouvre, aux gymnastes de Vichy.

Une noce hollandaise d'il y a cent ans reconstituée à
l'exposition d'Amsterdam: le cortège des invités.