à 7 heures.

J'y ai donc été; hé bien sotte, qu'avois du besoin de craindre? Je suis si gaie maintenant — écoutez moi, je Vous dirai tout ce qu'il se passa.“

Sie erzählt, wie ihr Vetter sie fast mit Gewalt halb besinnungslos in den Saal geführt habe, wo sie nach den ersten Begrüßungen sich so fern vom Licht als möglich gesetzt habe, um den Blicken der Fremden nicht ausgesetzt zu sein, und allmälig mit Mühe einigermaßen die Fassung gewonnen habe. Nach einigen Complimenten lenkt der Vetter das Gespräch auf ihren Bruder. „Ma chère cousine je ne Vous ai pas encore communiqué la joye que j'ai ressentie en trouvant à mon retour ici un cousin si aimable; on a sujet de Vous féliciter d'un frère si digne d'être aimé. — Je suis charmée, Monsieur, que Vous aites convaincu à présent combien j'avois raison d'être affligée de l'absence de ce frère chéri; ces trois années ont été bien longues pour moi, je souhaitois à tout moment son retour. — Ma sœur, ma sœur, et maintenant que je suis là personne ne désire de me voir, c'est tout comme si je n'y étois pas. — Point de reproches, mon frère, Vous le savez Vous même, que c'est ne pas là ma faute; Vous êtez toujours occupé et je n'ose Vous interrompre si souvent que je le voudrois. — Mais, ma chère cousine, comment va donc la musique? Vous excelliez déja l'hiver passé, que ne sera ce maintenant! Oserois-je Vous prier de me faire entendre Vos nouveaux progrès? je suis sur que ces Messieurs en seront charmés. — Il faut Vous dire, ma chère, que je me portois mieux à tout moment, et je commencois à recouvrir toute ma présence d'esprit. Je me levai d'abord et lorsqu'ils virent que je marchois vers mon clavecin ils se postèrent tous autour de moi; le cadet se mit de façon à pouvoir me regarder à son aise pendant que je jouois. Je le surpris quelque fois. Je fus deconcertée un peu sans savoir pourquoi, je rougissai — mais, ma chère, pourquoi me regardoit il aussi? — cependant j'exécutai assez bien mon concert. Mon cousin me ramena à ma chaise et en me demandant ce qu'il devoit faire encore pour m'obliger je le priai de reprendre sa place, Vous saurez qu'elle étoit vis à vis de moi. — Je vois à quoi ça aboutit, s'écriat-il, Vous voulez que je m'éloigne, c'est Vous Monsieur, dit-il au jeune d'Oldrogg, qu'elle a élu pour être toujours près d'elle. — Ah, ma chère, que le cœur me battoit, je ne sus que dire; le jeune d'Oldrogg étoit en peine pour moi, je le vis à l'émotion peinte sur son charmant visage. Il me regardoit timidement comme s'il eut craint de m'offenser. Je ne pouvois me défendre le plaisir de le contempler, je crus voir mon aimable Harry, je ne sais plus que ce je pensois alors. — Mon frère pour donner un tour à la conversation parla de Leipzig, du tems agréable qu'il y avoit passé et en mème tems il commença à se plaindre de notre ville, du peu de goût qui y regnoit, de nos citoyens stupides et enfin il s'émancipa que nos demoiselles n'étoient pas supportables. Quelle différence entre les filles Saxonnes et celles d'ici, s'écria-t-il.[195] — Je lui coupai la parole et m'adressant à mon aimable voisin, Monsieur, lui dis-je, ce sont ces reproches, qu'il faut que j'entende touts les jours. Ditez moi, je Vous prie, si c'est en effet la vérité, que les dames Saxonnes sont tant supérieures à celles de toute autre nation? — Je vous assure, Mademoiselle, que j'ai vu le peu de tems que je suis ici beaucoup plus de beautés parfaites qu'en Saxe; cependant j'ose Vous dire, ce qui porte tant Ms. Votre frère pour elles c'est qu'elles possèdent une certaine grace, un certain air enchanteur — C'est justement, interrompit mon frère, cette grace et cet air qui leur manque ici, je suis d'accord qu'elles sont plus belles, mais à quoi me sert cette beauté, si elle n'est pas accompagnée de cette douceur infinie, qui enchante plus que la beauté même? — Juste ciel, il sonne dix heures, il faut aller me coucher, je n'ai pas soupée aujourdhui pour pouvoir Vous dire tout ça. Le cadet prit un congé très poli de moi, il baisa ma main, la serra à plusieurs reprises, je crus presque qu'il ne vouloit plus me la rendre. Qu'avoit il besoin de se comporter tellement? J'envie ces belles dames qu'il a vu ici, n'y auroit il pas une douceur infinie de plaire à un tel homme? — Mais pourquoi dis-je cela? Vous voyez, que le sommeil m'égare.“

Auch am folgenden Tage erzählt sie von den Brüdern Olderogge, daß sie einige hundert Meilen weit herkämen und nun nach vollendeten Studien eine große Reise durch Europa machten, daß ihr Bruder den ganzen Tag mit ihnen sei und daß sie ihn um dies Glück beneide. Dann schreibt sie am Mittwoch: „Messieurs de Oldrogg viendront cet après-midi, je m'en rejouis — du moins je verrai encore une fois cet aimable visage, qui a tant de ressemblance... st, st. — On m'interrompt — c'est mon frère, que va-t-il dire? — Ah, ma chère, plaignez moi — tout s'accumule pour me faire désespérer — ils partent ce matin — que ferai-je? — Si Vous vissiez ma peine, elle est audessus de mes forces — tous les plaisirs que je me promets me manquent — à quoi suis-je encore reservée? — Ils passeront par Worms et y logeront à l'empereur Romain — Vous les verrez peut-être. — Mon frère s'en est allé dans ce moment pour leur dire adieu — ah! quelle pensée s'offre à mon esprit — non, non — Adieu.“

Die Leidenschaft, mit welcher sie sich hier ausspricht, ist durch die Ähnlichkeit des jüngeren Olderogge mit ihrem Harry nicht vollständig erklärt. Die Abreise des letzteren fällt in die Zeit dieses Besuches und man fühlt sich fast versucht, die Ruhe, mit welcher sie dieselbe erträgt, zum Theil auf das für die Freunde des Bruders erregte Interesse zu schieben. Wenn es gleich begreiflich ist, daß sie in dieser Zeit ungewöhnlich aufgeregt war, so zeigt sie doch auch sonst eine ähnliche Reizbarkeit und Unruhe, welche einen tieferen Grund haben. Die Art, wie sie über die Liebesverhältnisse ihrer Freundinnen sich äußert, zeigt, wie sehr sie sich mit denselben beschäftigt und in ihrer Phantasie sich selbst in einer gewissen Weise damit verflicht. Die feurige Neigung und die treue Anhänglichkeit Dorvals bewundert sie lebhaft und hebt sie gegen Lisettes Flatterhaftigkeit mit einem eigenen sympathetischen Gefühl hervor. Etwas Ähnliches tritt in einem anderen Verhältniß höchst wunderbar hervor.

Marie B., die Tochter eines der reichsten Reformirten, hat sich mit einem Herrn St. Albain verlobt, einem jungen, schönen Mann, voll Geist und ernsthafter als man von einem Franzosen erwarten sollte. Cornelie ist die vertraute Freundin von Marie, und St. Albain aus diesem Grunde sehr freundlich gegen sie, ja in einer Weise aufmerksam, daß Marie, wenn sie des Herzens ihres Verlobten nicht ganz sicher wäre, wohl eifersüchtig werden könnte. „Hier au soir il me mena en carrosse chez moi. Il gardoit longtems le silence, puis tout d'un coup comme s'il éveilloit d'un songe il me demande avec empressement: Chère Miss, quand Vous reverrai-je? — Eh, lui repondis-je en riant, que Vous importe de me voir. — Ma aimable Miss, Vous ne savez pas ... Vous ne croyez pas ... que dirai-je? mais non, je ne dirai rien ... Miss, venez Vous demain au bal? — Non je n'y vais pas, on me l'a défendu par rapport à ma santé; Miss Marie y ira et cela Vous suffit. Heureux St. Albain, Vous serez bientôt lié à cette admirable fille, que désirez Vous de plus? — Moi? ... rien que ... votre amitié ... me la promettez Vous? — Oui, Saint Albain, et voilà ma main pour gage, tant que Votre charmante épouse m'honorera de son amitié, Vous avez droit sur la mienne, je Vous estimerai toujours, nous vivrons ensemble, en amis, nous nous verrons souvent ... Souvent, Miss! est-ce bien vrai? conservez ses pensées! mais ... Eh bien mais, qu'y a-t-il encore? — C'est là que la carrosse s'arrêta, il prit ma main. Vous ne viendrez donc pas au bal? — Non, Vous dis-je, mais mardi prochain chez Miss Philippine. — Adieu donc jusqu'à là, j'y verrais sûrement, n'oubliez pas Votre promesse. — Non, non, Saint Albain, je ne l'oublierai pas. — Que vouloit-il dire par tout cela, ma chère? Sotte que je suis, il s'est cru obligé de me faire quelques compliments et voilà tout. Je ne saurois Vous dire combien je l'estime et combien il mérite de l'être.“

Auf diesem Ball erhitzt sich St. Albain, wird krank und stirbt in wenig Tagen. Cornelie ist außer sich vor Schmerz über den Tod dieses liebenswürdigen jungen Mannes, bei dem Gedanken an seine Braut, an seine Eltern; der Tag, an welchem sie versprochen hatte, ihn in Gesellschaft zu sehen, ist der Tag seines Begräbnisses. Allmälig wird sie ruhiger, aber diese ruhige Trauer ist ihr wohlthuend und wird ihr lange bleiben. Mit großer Überwindung geht sie ins Concert, die Musik macht keinen Eindruck auf sie, sie denkt nur an St. Albain und fürchtet, daß man mit ihr von ihm sprechen möge, sie malt sich den Jammer der trostlosen Braut aus. Zu ihrem Erstaunen tritt diese in ausgesuchter Trauerkleidung in den Saal, setzt sich in ihre Nähe, und sie hört die frivolsten Äußerungen von ihr, Trauer habe sie gar nicht empfunden, sei heiterer als je und verwünsche die düstere Kleidung, die sie tragen müsse. Sie ist außer sich und verbirgt mit Mühe ihre Entrüstung, da aller Augen auf sie gerichtet sind; im Innern preist sie St. Albain glücklich, daß er diese Frau nicht bekommen habe, die seiner so unwürdig ist, und deren Freundin zu sein sie aufhört, da sie dieselbe kennt. Später, als jener G. sie im Wagen nach Hause begleitet, kommt St. Albain ihr ins Gedächtniß. Wenn er an ihrer Seite wäre! Doch sie hat sich das Wort gegeben, von ihm nicht mehr zu sprechen.

In allen diesen Zügen spricht sich die tiefe Sehnsucht eines fühlenden Herzens nach Liebe aus, das innere Bewußtsein, einer treuen und festen Neigung fähig und bedürftig zu sein, aber auch dieser eigenthümliche Widerspruch, daß sie an sich selbst zweifelt und dadurch verhindert, daß dieses Bedürfniß in der Wirklichkeit Befriedigung finde, während sie sich in phantastische Verhältnisse hineinträumt. Daher die fortwährende leidenschaftliche Anspannung und Unruhe ihres Gemüths, welche indeß ihre edle Gesinnung und ihren sittlichen Ernst nie verdeckt. Nirgends tritt in allen diesen Äußerungen auch nur die geringste sinnliche Regung hervor, ebensowenig ein Bewußtsein ihrer überlegenen Geisteskräfte; sie hat nur das schmerzliche Gefühl, daß sie den Eindruck nicht mache, welcher für ein weibliches Wesen der natürliche und darum allein befriedigende ist. Aus ihren eigenen Aufzeichnungen, die auch in dieser Hinsicht eine rührende, ja großartige Offenheit zeigen, wie aus Goethes Charakteristik ergiebt sich ein wesentlicher Grund dieser unglücklichen Stimmung: es war das Gefühl, daß sie durch ihr unschönes Äußere unfähig sei, Liebe einzuflößen.[196]

„Sie war,“ so beschreibt Goethe seine Schwester, „groß, wohl und zart gebaut und hatte etwas natürlich würdiges in ihrem Betragen, das in eine angenehme Weichheit verschmolz. Die Züge ihres Gesichts, weder bedeutend noch schön, sprachen von einem Wesen, das weder mit sich einig war noch werden konnte. Ihre Augen waren nicht die schönsten, die ich jemals sah, aber die tiefsten, hinter denen man am meisten erwartete, und wenn sie irgend eine Neigung, eine Liebe ausdrückten, einen Glanz hatten ohne gleichen; und doch war dieser Ausdruck eigentlich nicht zärtlich, wie der, der aus dem Herzen kommt und zugleich etwas sehnsüchtiges und verlangendes mit sich führt; dieser Ausdruck kam aus der Seele, er war voll und reich, er schien nur geben zu wollen, nicht des Empfangens zu bedürfen.“