"Il prend bien son temps, répond Amélie; qu'il s'en aille!
—Il prétend qu'il n'est que pour un jour à Paris, et qu'il apporte à madame des lettres et des nouvelles du prince Krimikoff.
—Ce pauvre prince! il pense encore à moi!—
—Dis au monsieur d'attendre là dans la pièce qui touche à ce boudoir; dans un instant, je suis à lui, je le recevrai."
Why in the room adjoining that boudoir we ask? Why, of course, so that the gentleman can hear what is going to be said; there is no deeper motive behind it than that! See for yourself, however: when the servant has gone out, the dialogue continues between Adèle and Amélie.
"Une chose m'inquiète, maintenant: ce sont ces lettres et ce portrait que Rodolphe a entre les mains.
—C'est ta faute; je t'ai dit vingt fois de ne pas écrire. Tu veux toujours faire à ta tête!
—Il n'en a que trois, et il m'a bien promis devant toi de me les renvoyer demain par son valet de chambre.
—Espérons-le! Allons, va-t'en vite!
—De ce côté?
—Oh! non, tu serais vue par cet étranger.
—Eh! mais j'y pense, maintenant, nous sommes là a parler tout haut, et l'on entend de ton petit salon tout ce qui se dit ici.
—Qu' importe! cet étranger ne sait peut-être pas le français."
Adèle is satisfied with the suggestion that a Russian does not understand French, the current language of Russia; she does not reflect that a Russian who cannot talk French would not ask to speak with Amélie, who is not supposed to be a woman who knows Russian. Valdeja enters behind the two women, brought in by a servant.
"Je n'étais pas si mal où j'étais! se dit Valdeja, et, dès qu'à travers cette légère cloison j'ai eu reconnu la voix de madame Darcey, j'eusse mérité de ne plus rien entendre de ma vie, si j'eusse perdu un mot de leur conversation!"
What does Valdeja think of doing now? That is quite simple: to carry off Adèle's handkerchief and letter. Unfortunately, Amélie, when taking her friend home, has carried them away with her. But, do not be uneasy, when she returns she will bring them back, and this will give occasion to a curious scene, as you are about to hear.
Valdeja, who speaks French perfectly, although a foreigner, for he is a Spaniard, has been charged by Prince Krimikoff with a letter for M. Laferrier. This letter begins the affair. So they chat about Prince Krimikoff.
"Dans quel état l'avez-vous trouvé? demande Amélie.
—Fort triste et fort maussade.
—Changé à ce point! Je l'ai vu ici, il y a six ans: il était charmant.
—Je sais cela. Il m'a dit que vous l'aviez trouvé charmant.
—Il vous l'a dit?
—Chut!... Parce que je sais vos heures intimes avec lui, ce n'est pas une raison pour les publier.
—Monsieur! M. Krimikoff est un fat ... Je nie positivement.
—A quoi bon? Parce qu'on arrive du fond de la Russie, nous croyez-vous en dehors de la civilisation? Là-bas, comme ici, la vie bien entendue n'est qu'un joyeux festin; et de quel droit. M. Krimikoff se réserverait il le privilège d'une ivresse exclusive?
—Eh! mais, monsieur, permettez-moi de vous dire que voilà d'affreux principes."
At the same time, as the author is careful to state, Amélie utters these words smiling. Valdeja continues:
"Affreux à avouer, doux à mettre en pratique.
—Monsieur!
—Ne le niez pas, je sais tout ... Car cette lettre que j'ai là, cette lettre n'est pas pour votre mari, comme j'ai dit: elle est pour vous."