Mes yeux ne voyoient plus, je ne pouvois parler;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler;
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
Racine’s comment was that he had “rien vu de plus vif ni de plus beau dans toute l’antiquité.” In 1649 Mlle de Scudéry in her Artamène ou le Grand Cyrus and also in her letters calls herself Sappho, perhaps thinking of Sappho as a great literary writer and with a reference to Platonic friendship but no conception of Sappho as a bad character. Bayle rather objects to giving the name Sappho to a “fille qui écrivoit parfaitement bien en vers et en prose, et dont la vertu étoit admirée.” Perhaps Anne Dacier was not then the first to defend Sappho. In any case, Mlle de Scudéry gives the wrong idea of the historical Sappho, for in the tenth volume of le Grand Cyrus she gives a tedious recital of the loves of Sappho and Phaon. What could be farther from the real burning Sappho than desiring “un amant sans vouloir un mari, mais un amant qui, se contentant de la possession de son coeur, l’aime avec respect jusqu’à la mort.” The later French romance, entitled Les Amours de Sapho et de Phaon, also has nothing to do with the real Sappho. In 1680 Hilaire-Bernard de Requeleyne (cf. Baillet, Jugemens des Savans, IV. 392-393) gave with the Greek a poetical version, and in the next year Professor Le Fèvre of the University of Saumur, the Greek scholar and translator of Virgil, made another French translation, which was disloyal to the Greek and did not deserve the praise which has been bestowed upon it. On December 1, 1681,[170] his daughter, Anne (Madame Dacier) published Les Poësies d’Anacreon et de Sapho with notes and a life of Sappho. She believed in the Phaon story and that Sappho followed Phaon to Sicily and there composed the “plus beaux vers du monde,” including the hymn to Venus; “Tout le monde sçait qu’elle aima Phaon et qu’elle l’aima d’une manière fort violente.”
“Ce qui me fait croire qu’il ne faut pas ajoûter foy à tout ce que l’on trouve écrit contre elle. Si elle avoit esté de l’humeur dont on l’a dépeinte, il n’y a point d’apparence qu’elle eût eu tant de chagrin de l’amour de Caraxus, ni qu’elle eût osé l’en reprendre avec tant d’éclat. II ne faut pas douter que son merite ne luy eût fait bien des ennemis; car elle surpassoit en sçavoir, non seulement toutes les femmes, quoi que de son temps il y en eût en Grèce d’extrémement sçavantes; mais elle estoit même fort au dessus des plus excellens Poëtes. Je crois donc que ceux dont les vers auroient esté trouvez incomparables, si Sapho n’en eût jamais fait, ne furent pas de ses amis, et que l’envie a fait écrire les calomnies dont on a tâché de la noircir. Je ne puis même m’imaginer que les Mityleniens eussent eu tant de veneration pour une personne si décriée, et qu’aprés sa mort, ils eussent fait graver son image sur leur monoye.”
Sappho’s name was in vogue at this time wherever love was the subject of conversation or of writing. In 1683 Bernard le Bovier de Fontenelle in his Dialogues des morts,[171] a title taken from Lucian, has Sapho and Laure discuss which sex should be the aggressor in love-making. Fontenelle displays no knowledge of Sappho herself, but has chosen her name, like so many writers even down to the time of Alphonse Daudet, to lend importance to a story which has already been conceived and for which an attractive title must be found. We can only quote the latter part of the dialogue:
Laure. Quoi! auriez-vous voulu qu’on eût établi que les femmes attaqueraient les hommes?
Sapho. Eh! quel besoin y a-t-il que les uns attaquent, et que les autres se défendent? Qu’on s’aime de part et d’autre autant que le coeur en dira.
Laure. Oh! les choses iraient trop vite, et l’amour est un commerce si agréable, qu’on a bien fait de lui donner le plus de durée que l’on a pu. Que serait-ce, si l’on était reçu des que l’on s’offrirait? Que deviendraient tous ces soins qu’on prend pour plaire, toutes ces inquiétudes que l’on sent, quand on se reproche de n’avoir pas assez plu, tous ces empressemens avec lesquels on cherche un moment heureux, enfin tout cet agréable mélange de plaisirs et de peine qu’on appelle amour? Rien ne serait plus insipide, si l’on ne faisait que s’entr’aimer.