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Sentence of death upon a bull, May 16, 1499, by the bailiff of the Abbey of Beaupré, for furiously killing Lucas Dupont, a young man of fourteen or fifteen years of age.

A tous ceux qui ces presentes lettres verront, Jean Sondar, Lieutenant du Bailly du temporel de l’église & abbaye nôtre Dame de Beauprés de l’ordre de Cisteaux, pour venerables & discretes personnes & mes tres-honorez seigneurs, messeigneurs les religieux abbé & convent de ladite abbaye, salut. Comme à la requeste du procureur de mesdits seigneurs, & par leur justice temporelle qu’ils ont en leur terre & seigneurie du Caurroy eût été nagaires prins & mis en la main d’icelle leur justice ung thorreau de poil rouge, appartenant à Jean Boullet censier & fermier de mesdits seigneurs, demeurant en leur maison & cense dudit Caurroy, lequel thorreau étant aux champs & sur le territoiiere d’icelle église, auroit par furiosité occis & mis à mort un joine fils, nommé Lucas Dupont, de l’âge de quatorze à quinze ans, ou environ, serviteur dudit censier, lequel il avoit mis à la garde de ces bestes à corne, entre lesquelles estoit ledit thorreau. Duquel thorreau ledit procureur de mesdits seigneurs requeroit la justice estre faite, & qu’il fut executé jusqu’à mort inclusivement par la justice de mesdits seigneurs pour occasion de icelui crimme de omicide & de la detestation d’iceluy. Sur quoy enqueste & information eussent été faites de la forme & maniere iceluy homicide, par laquelle ledit procureur nous eust requis sur ce luy estre fait droit. Savoir faisons que veu laditte enqueste & information & sur tout en conseil & advis, nous par nostre sentence & jugement, avons dies & jugié, que pour raison de l’omicide, dont dessus est touchié, fait par ledit thorreau en la personne d’iceluy Lucas, & pour la detestation du crime d’iceluy homicide, ledit thorreau nommé confisqué à mesdits seigneurs sera executé jusques à mort inclusivement par leurdite justice, & pendu à une fourche ou potence es mettes de leurdite terre & seigneurie dudit Caurroy, aupres du lieu ou solloit estre assise la justice. Et ad ce le avons condamné & condamnons. En tesmoing de ce avons mis nostre scel à ces lettres qui furent faites & pronunchiés audit lieu du Caurroy en la presence de Guillaume Gave du Mottin, Jehan Custien l’aisné, Jehan Henry, Jehan Boullet, hommes & subjets de mesdits seigneurs, Jehan Charles, & Clement le Carpentier, & plusieurs autres les seizieme jour de May l’an mil quatre cens quatre-vingt-dix-neuf. Ainsi signé, Ileugles, ad ce commis.

[The original records of this trial for homicide are in the archives of the Abbey of Beaupré. Vide Voyage Littéraire de deux Religieux Benedictins de la Congregation de St. Maur. Seconde Partie, pp. 166-7. Paris, 1717. The Benedictins were Dom. Edmond Martene and Dom. Ursin Durand.]

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Scene from Racine’s comedy Les Plaideurs, in which a dog is tried and condemned to the galleys for stealing a capon.

After the accused had been found guilty, his counsel brings in the puppies and thus appeals to the compassion of the court:

“Venez, famille desolée;
Venez, pauvres enfants qu’on veut rendre orphelins;
Venez faire parler vos esprits enfantins.
Oui, messieurs, vous voyez ici notre misère;
Nous sommes orphelins, rendez-nous notre père,
Notre père par qui nous fûmes engendrés,
Notre père qui nous....
Daudin.
Tirez, tirez, tirez.
L’Intime.
Notre père, messieurs....
Daudin.
Tirez donc, Quels vacarmes!
Ils ont pissé partout.
L’Intime.
Monsieur, voyez nos larmes.
Daudin.
Ouf! je me sens dejà pris de compassion.
Ce que c’est qu’ à propos toucher la passion!
Je suis bien empêché. La vérité me presse;
Le crime est avéré, lui-même il le confesse.
Mais, s’il est condamné, l’embarras est égal;
Voilà bien des enfants réduits à l’hôpital.”
Les Plaideurs, Act III, sc. 3.