After the walk to Hampstead he wrote:—
"Yesterday, Sunday, I went on a long walk to Hampstead with several artists who live close together, and I never met seven more agreeable and more gentlemanly men; I enjoyed our conversation extremely. George Leslie and I got some lunch at the inn and walked back together.
"Calderon's studio that I saw a few days ago is richly tapestried and very lofty; it is quite as fine as that of Millais. It seems Leighton has built himself a studio forty feet long. Mr. Barlow, the engraver, has a fine studio attached to the one you saw him in, and far larger. All these artists complain of nothing but the too great prosperity of the profession in these days; they tell me an artist's life is a princely one now. They live and dress like gentlemen, and their daughters might be 'clothed in scarlet.'
"The reason for my staying in London longer than I intended is the time I have spent in society—a thing I certainly shall never do again— because I go to bed so late, always after twelve, whereas if I were not in society I should go to bed at nine or ten, and keep my strength up easily. Another thing I am sure of is that, on the whole, the advantages of being isolated, as I am at Pré-Charmoy, counterbalance and more than counterbalance the disadvantages. I certainly would not, if I could, have a house in London; the loss of time is awful. The only good in it for a painter is that the dealers are always after him for pictures as soon as he succeeds.
"Mind you have a man from the farm to sleep in the house every night. It would be well for him to have the gun loaded, only take care the children don't get at it. My health is still tolerably good, sufficiently so for me to get easily through what I have to do."
But the next news was far from being so satisfactory.
"J'ai des nouvelles de West Lodge qui sont vraiment tristes. Anne est accouchée prématurément, et l'enfant—une fille—est morte après avoir vécu deux nuits et un jour. On l'a baptisée Annie Jane Hamerton Gould. Anne est dans un état de faiblesse tel qu'on n'espère pas la conserver au-delà de quelques semaines, et mon pauvre oncle est dans l'île de Wight avec elle, où tout cela se passe. La tante Susan, de son côté, est malade d'une fièvre gastrique—maladie bien dangereuse, comme tu sais; elle a pu m'écrire quelques mots au crayon; elle se trouve un peu mieux, ce qui me fait espérer que probablement sa bonne constitution triomphera du mal. Je voudrais aller la voir de suite, mais je suis tellement retenu par mon travail; et puis le bon arrangement de ce travail et son heureux succès m'avaient fait regagner un peu ma sérénité d'esprit, et maintenant je souffre de nouveau pour mon oncle et ma tante. Vraiment c'est pénible d'être là avec son dernier enfant qui s'en va si vite. Si encore la pauvre petite avait vécu, mon oncle aurait eu une fille peur remplacer les siennes, car il faut bien parler d'Anne comme d'une personne morte.
"Je me félicite des résultats de mon nouveau système: je me lève de fort bonne heure, j'ai fini dans l'Académie à 10 h. 1/2; alors je fais une course, et immédiatement après je me rends au Musée où je déjeune. On y déjeune très bien et pas cher; tu comprends que c'est pour les gens de lettres qui travaillent à la bibliothèque. Je rentre ici à six heures, et le soir je me promène un peu au jardin, ou sur l'eau; après quoi j'écris à la petite femme chérie et je me couche. Aujourd'hui, comme hier, j'ai étudié et décrit dix tableaux et dix planches. Je crois que mes notes sur les aquafortistes iront plus vite que je ne l'avais espéré. J'ai déjà terminé Claude, Salvator, Wilkie, Geddes, Ruysdaël, Paul Potter. J'arriverai à ma vingtaine si ma santé se maintient pendant tout mon séjour. Je réserve le samedi et le dimanche à Kew pour écrire ou dessiner.
"Je m'étonne du mauvais de certains aqua-fortistes célèbres. Dans toute l'oeuvre de Ruysdaël je ne trouve que deux bonnes planches, et encore si elles étaient publiées dans l'ouvrage de la Société Française, je les trouverais peut-être mauvaises. Dans Salvator il y en a également deux ou trois bonnes. L'oeuvre de Claude est belle en somme, avec plusieurs mauvaises choses toutefois.
"Adieu, petite chérie, le temps de mon exil diminue, et alors je te reverrai, toi et les enfants."