Un bon bourgeois ayant appris que plusieurs de ses parents s'étaient trouvés à un repas de famille auquel il n'avait pas été invité s'écria en colère: «Eh bien! pour les faire enrager, je vais donner un grand dîner d'apparat où je serai tout seul.»
Quel sujet le bourgeois avait-il de prendre la mouche?--A-t-il voulu passer l'affaire sous silence?--Comment s'est-il proposé de se venger de ses parents?--Le dîner a-t-il dû être triste ou gai?
90. LE TORRENT ET LE RUISSEAU
Un torrent furieux, dans sa course rapide, insultait un ruisseau timide dont l'onde arrosait un verger. «Va, lui dit le ruisseau, sois fier de l'avantage d'offrir à chaque pas quelque nouveau danger. Je serais bien fâché d'avoir pour mon partage l'honneur cruel que tu poursuis: tu t'annonces par le ravage; moi, par les biens que je produis.»
Quels sont les personnages de cette fable?--Qu'est-ce que le ruisseau reprochait au torrent?--De quai le torrent se faisait-il fort?--Quelle vertu le ruisseau avait-il?--Lequel des deux frappe plus fortement l'imagination des hommes?--Lequel des deux leur est le plus utile?--Quelle est la moralité de ce récit?
Formez d'autres mots des mots soulignés.
91. LES POUCES DU SERPENT
«Après une lutte horrible, dit un voyageur, je parvins à dégager mes bras des replis dont le boa avait serré mon corps, et au moment où le monstre ouvrait sa gueule formidable à deux pouces de ma tête, je lui lâchai mon coup de fusil entre les deux mâchoires, et il tomba raide mort.--C'est magnifique, dit quelqu'un. Combien de pieds de long avait ce serpent?--Il avait quatre-vingt douze pouces, répondit l'autre; les serpents n'ont pas de pieds.»
Quelle scène le voyageur dépeignait-il?--Dans quelle situation périlleuse s'était-il trouvé?--Comment s'en est-il tiré--Son récit a-t-il produit l'effet désiré?--Quelle question un de ses auditeurs lui a-t-il posée?--Comment le voyageur lui a-t-il répondu?