David, célèbre peintre français sous l'Empire, a excellé par la pureté classique de son dessin. On conte sur lui, pourtant, une anecdote qui porte à croire que les artistes mêmes sont faillibles.
Cet homme illustre avait exposé un de ses plus beaux tableaux et se trouvait par hasard confondu dans la foule qui l'admirait. Il remarqua un homme dont le costume annonçait un cocher de fiacre, et dont l'attitude indiquait le dédain. «Je vois que vous n'aimez point ce tableau, lui dit le peintre.--Ma foi, non!--C'est pourtant un de ceux devant lesquels tout le monde s'arrête.--Il n'y a pas de quoi. Voyez cet imbécile de peintre qui a fait un cheval dont la bouche est toute couverte d'écume et qui, pourtant, n'a pas de mors.» David se tut; mais dès que le salon fut fermé, il effaça l'écume.
À quelle époque le peintre David a-t-il vécu?--À quel titre est-il célèbre?--Son dessin a-t-il cependant toujours été parfait, à tous les points de vue?--Dans quelle foule se trouvait-il un jour par hasard?--Tout le monde trouvait-il bons ses tableaux?--Qui est-ce qui regardait avec dédain certain tableau de cet artiste?--Qu'y avait-il de faux dans ce tableau, à son avis?--Avait-il raison?--Parlait-il en connaissance de cause?--Comment David a-t-il réparé la faute?
Donnez des synonymes à dix mots de cette histoire.
93. L'HOMME DUPE DE SA CRÉDULITÉ
Un bourgeois de Lyon, fort riche, ayant fait tirer son horoscope, mangea, pendant le temps qu'il croyait avoir à vivre, tout ce qu'il avait. Mais ayant été plus loin que l'astrologue ne l'avait prédit, il n'avait plus de quoi se nourrir. Il se vit obligé de demander l'aumône, et il disait en tendant la main: «Assistez un homme qui a été dupe de sa crédulité.»
Est-ce qu'on croit encore de nos jours aux horoscopes?--Quelle destinée avait-on prédite au bourgeois?--Comment a-t-il voulu en tirer profit?--L'horoscope a-t-il dit vrai?--Qu'est-ce que le pauvre bourgeois a dû faire pour se nourrir?--Quelle est la moralité du récit?
94. GÉNÉREUX À BON MARCHÉ
Un jeune vaurien, qui espérait hériter un jour de son oncle, voulait le sonder un peu pour savoir les chances qu'il courait de réaliser son ambition. «J'ai fait un beau rêve cette nuit, mon cher oncle, lui dit-il un matin.--Vraiment! dit l'oncle, et qu'avez-vous rêvé?--Que vous me donniez cinq cents francs.--Eh bien! répond le vieux, qui voyait bien de quoi il retournait, pour ne pas vous désappointer je vous permets de les garder.»
Qu'est-ce qui travaillait l'esprit du jeune homme?--Comment s'y est-il pris pour soutirer de l'argent à son oncle?--Est-ce que cela a pris?