[1035] ‘Une fois parvenu à cette vérité, je découvre facilement la source des vertus humaines; je voie que sans la sensibilité à la douleur et au plaisir physique, les hommes, sans désirs, sans passions, également indifférents à tout, n'eussent point connu d'intérêt personnel; que sans intérêt personnel ils ne se fussent point rassemblés en société, n'eussent point fait entr'eux de conventions, qu'il n'y eût point eu d'intérêt général, par conséquent point d'actions justes ou injustes; et qu'ainsi la sensibilité physique et l'intérêt personnel ont été les auteurs de toute justice.’ Ibid. vol. i. p. 278.

[1036] De l'Esprit, vol. ii. pp. 19, 20, 30, 34, 293, 294, 318. Compare Epicurus, in Diog. Laert. de Vit. Philos. lib. x. seg. 120, vol. i. p. 654.

[1037] De l'Esprit, vol. ii. p. 45. He sums up: ‘il s'ensuit que l'amitié, ainsi que l'avarice, l'orgueil, l'ambition et les autres passions, est l'effet immédiat de la sensibilité physique.’

[1038] ‘Il lui est aussi impossible d'aimer le bien pour le bien, que d'aimer le mal pour le mal.’ Ibid. vol. i. p. 73.

[1039] Ibid. vol. ii. p. 249.

[1040] Ibid. vol. ii. p. 58.

[1041] ‘Nous sommes uniquement ce que nous font les objets qui nous environnent.’ Ibid. vol. ii. p. 306.

[1042] Saint Surin, a zealous opponent of Helvétius, admits that ‘les étrangers les plus éminents par leurs dignités ou par leurs lumières, désiraient d'être introduits chez un philosophe dont le nom retentissait dans toute l'Europe.’ Biog. Univ. vol. xx. p. 33.

[1043] Brissot (Mémoires, vol. i. p. 339) says, that in 1775, ‘le système d'Helvétius avait alors la plus grande vogue.’ Turgot, who wrote against it, complains that it was praised ‘avec une sorte de fureur’ (Œuvres de Turgot, vol. ix. p. 297); and Georgel (Mémoires, vol. ii. p. 256) says, ‘ce livre, écrit avec un style plein de chaleur et d'images, se trouvoit sur toutes les toilettes.’

[1044] ‘D'ailleurs le siècle de Louis XV se reconnut dans l'ouvrage d'Helvétius, et on prête à Mme. Dudeffand ce mot fin et profond: “C'est un homme qui a dit le secret de tout le monde.”’ Cousin, Hist. de la Philos. I. série, vol. iii. p. 201. Compare Corresp. de Dudeffand, vol. i. p. xxii.; and a similar sentiment in Mém. de Roland, vol. i. p. 104. The relation of Helvétius's work to the prevailing philosophy is noticed in Comte's Philos. Pos. vol. iii. pp. 791, 792. vol. v. pp. 744, 745.