Camille. Lors de sa dispute avec Saint-Just, celui-ce lui dit qu’il le ferait périr,—j’ai denoncé Dumourier avant Marat; d’Orleans, le premier, j’ai ouvert la Revolution et ma mort va la fermer.—Marat s’est trompé sur Proly. Quel est l’homme qui n’a pas eu son Dilon? Depuis le nᵒ 4 [that is, of the Vieux Cordelier] je n’ai écris (sic) que pour me rétracter. J’ai attaché le grelot à toutes les factions. On m’a encouragé! écrit (sic) etc. demasque la faction Hébert, il est bon que quelqu’un le fasse.
Lacroix. Sur la déclaration de Miajenski, rappelle qu’il l’a confondu, que la Convention a été satisfaite, et qu’il n’a pas été accusé pour cela. Il dit: je fus envoyé a Liége pour connaître des reproches faits à la Tresorerie, et vice-versà. Nous étions trois. Jamais je n’ai vu Dumourier en présence de Dumourier (au lieu de Miacrinski?). J’ai dit a Miajenski, sa legion manquant de tout, que je appuyerais devant mes collègues, mais qu’il etait étonnant que sur le pays ennemi ou ne décrétât pas que les troupes étrangerès fussent payées. Je n’ai ni bu, ni mangé avec Dumourier. Vu pendant six à sept jours toujours ensemble. Danton, Gossuin et moi nous avions visité toutes les caisses de la Belgique pour examiner les faits.—Dumourier ne voulait point prêter les mains au decrêt, je me levai et lui déclarai que s’il ne signait pas à l’heure, nous le ferions garrotter, etc. Il signa l’ordre à Ronsin.—La seconde fois nous nous rendîmes à Bruxelles, Dumourier était en Hollande.—Tous mes collègues ont attesté que je preposai de me laisser aller auprès de Dumourier l’observer et le tuer mes collègues ne furent pas de cet avis.
.. 1900 et 600 livres de linge acheté par Brune en présence des collègues, pour la table. Il etait à bon marché. Il dut être chargé sur les voitures que ramenaient en France les restitutions des effets pillés par les généraux, c’était contenu dans une malle à mon addresse. Je l’ai declaré alors au comité de Salut. Alors je l’ai réclamée. Ne confondez pas la première voiture d’argenterie qui fut pillé, elle etait expédiée par tous nos collègues.
Danton. J’avais défié publiquement d’entrer en explication sur l’imputation des 400,000. Il résulte du procès-verbal qu’il n’y a à moi que mes chiffons et un corset molleton. Le bas, sommé, m’a donné communication.
Appelé aux Jacobins par mes collègues, je déclarais (sic) que le renouvellement était contre-revolutionnaire: ce que portait (sic) les pouvoirs des envoyés des sociétés populaires.—Billaud-Varennes m’appuya et je fus chargé de faire la proposition le 11 à la Convention.—Hébert, le lendemain, me dénonça dans sa feuille; et voilà le principe de la calomnie.
Je fus indigné, au 31 mai, de voir un officier qui disait: il n’y a ni Marais, ni Montagne; qui distribuait de l’argent au bataillon de Courbevoie; je ... témoin Panis, Legendre, Robespierre, Pache, Robert-Lindet. Alors je montais (sic) à la tribune, etc. ... que nous n’etions pas libres. Au Comité, devant Pache, le 2 juin, j’ai improuvé la mesure maladroite de Hauriot. Nous l’avions prévenu qu’en rentrant nous décréterions les 32, mais que ce n’était pas assez pour la chose publique, qu’il fallait purger la Convention, et a proposé 500,000 livres pour l’armée de Paris que avait sauvé la patrie. Barère s’y opposa. C’est Barère qui a proposé le décret d’accusation contre Hauriot; c’est moi qui ai défendu Hauriot contre cela. Qu’on entende les témoins, la Convention a été trompée.
—J’ai appelé l’insurrection en demandant cinquante revolutionnaires comme moi. La Convention m’appuya, l’avais dit trois mois avant, il n’y a plus de paix avec les Girondins, ai-je la face Hypocrite?
Hanriot crut que j’etais opposé à l’insurrection et alors je lui dis: vas toujours ton train, n’aie pas peur, nous voulons constater que l’Assemblée est libre.
—Je n’ai jamais bu ni mangé avec Mirande, et je proposai à mes collègues de l’arrêter, il s’y opposerent.
Je pris la main à Hanriot et lui dis: tiens bon.