Hérault. C’est moi qui ai découvert l’ordre signé au crayon par Hauriot pour laisser passer la Convention, ainsi, etc.

Philippeaux. Arrivé de mon dépt j’ignorais les intrigues, je fus trompé par Roland. Je me suis rétracté à temps.—Lorsque je m’aperçus du piége tendu dans l’appel au peuple, je montai à la tribune et j’abjurai et votai de suite comme la Montagne. J’ai voté pour Marat (c’est faux, il n’a voté ni pour ni contre). Le Comité ne répondant point à mes lettres, je suis venu ici. Le Comité ne m’a point entendu. Alors, pour remplir mon devoir, j’ai écrit à la Convention, et l’événement, sur Hébert, a prouvé, etc. On a fait contre moi des adresses contre moi (sic) etc. On a envoyé de chez moi trois commissaires pour connaître les faits et Levasseur les a fait arrêter.

Vesterman. Lorsque Dumouriez etait en Belgique j’etais au Hollande. Abandonné entre les ennemis, vivant de pillage, je suis arrivé à Envers (sic) avec ma legion. Le regiment de cavalrie fut attaqué. Je repoussai l’ennemi.

Accusé de venir deux et trois fois apporter les dépêches de Dumourier à Gensonné.

L’armée manquait de souliers, je fus envoyé par Dumourier au Conseil, et je les rapportai à l’armée.

Dumourier lui montra la lettre de roi de Prusse pour son secretaire, qu’il avait renvoyé, je courus après lui et l’arrêtai de mon pouvoir. Le second voyage pour porter le pli des articles arrêté (sic) entre les généraux.

Il a encore été envoyé en otage à Mons, lors de l’evacuation.—Troisième voyage pour amener Malus et d’Espagnac, et porta un pacquet (sic) au président du comité diplomatique.—J’ai denoncé au (sic) Jacobins, au Comité le fils naturel de Proly, et on me rit au nez. Il engagea au déjeuné (sic) pour rétablien Dumourier aux Jacobins. Pourquoi ne m’a-t-on pas appelé lors de la déposition de Miajenski? J’etais ici, mandé à la barre. Dumourier m’a toujours éloigné de lui. A protesté sur la capitulation d’Anvers. Sur le fait de Lille.

Avant d’arriver à Menhem Proly me denonca. Ici, on me mis (sic) hors de la loi et un officier prussien me montra la feuille de la Convention et m’engagea à rester, qu’on me payerait, et chercha à m’effrayer en disant que les autres généraux avaient été massacrés. Voir au comité militaire. Je fus à Lille avec ma troupe. Je trouvai Mouton et vint (sic) prendre son ordre pour venir à la barre.—J’ai prêté serment avant, à Douai. Le décret du 4 mai dit qu’il n’y avait lieu à m’accuser. J’étais dénoncé aur comités, je ne connais point Talma.

Danton. C’est Barère qui est patriote à present et Danton aristocrate. La France ne croira pas cela longtemps.

Danton, dans la chambre des accusés.—Moi conspirateur? Mon nom est accoté de toutes les institutions révolutionnaires: levée, armée rév., comité rév., comité de salut public, tribunal révolutionnaire, C’est moi qui me suis donné la mort, enfin, et je suis un modéré!