Here is a phenomenon which is altogether incompatible with the theory that this author has given us for the explanation of those appearances. He supposes empty crevices in the schistus mountains at the bottom of the sea; these crevices he supposes filled by the deposits of the sea, at the same time, and with the same materials with which the lime-stone strata were formed above the schistus mountains; but we find one of those same veins in these secondary calcareous strata. Now, tho' we should be disposed to allow, that, in the primordial mountain, of which we are supposed not to know the origin, there might have been empty crevices which were afterwards filled with materials transported by the sea, this cannot be admitted as taking place in the loose or incoherent materials deposited above the schistus. Consequently, this theory of our author, which is evidently erroneous with regard to the veins in the lime-stone, must, in the other case, be at least examined with a jealous eye.
"Le haut de cette partie des montagnes calcaires étoit encore recouvert de sable et de grès vitrescibles: et continuant à marcher, sans aucune inflexion sensible, nous nous trouvâmes subitement sur les schistes; d'où nous montâmes plus rapidement. Puis traversant quelques petites vallées nous arrivâmes sur les montagnes qui appartiennent au prolongement du Brocken ou Blocksberg. La matière dominante est alors le granit; mais il est tout en blocs le long de cette route, et ces blocs se trouvent à une telle distance de tout sommité intacte de cette pierre, qui est aisé de juger non seulement qu'ils ne sont pas dans leur place originaire, mais encore qu'il ne sont arrivés là par aucune des causes naturelles qui agissent dans les montagnes; savoir, la pesanteur, la pente, et le cours des eaux. Ce sont donc de violentes explosions qui ont dispersé ces blocs; et alors ils deviennent un nouveau trait cosmologique de quelque importance: car rien ne se meut, ni ne paroît s'être mu depuis bien des siècles, dans ces lieux qui montrent tant de désordre: un tapis de verdure couvre tout, en conservant les contours baroques du sol. Le bétail ne sauroit pâturer dans de telles prairies; mais l'industrieux montagnard fait y faucher[29].
Footnote 29:[ (return) ] M. de Saussure endeavours to explain those appearances of transported blocks of granite by another cause; this is a certain debacle of the waters of the earth, which I do not understand. M. de Luc again attempts to explain it by violent explosions; I suppose he means those of a volcano. But he has not given us the evidence upon which such an opinion may be founded, farther than by saying that those blocks could not have come there by the natural operations of the surface. By this must be meant, that, from the nearest summit of granite, there is not, at present, any natural means by which these blocks might be transported to that place. But it is not with the present state of things that we are concerned, in explaining the operations of a distant period. If the natural operations of the surface change the shape of things, as is clearly proved by every natural appearance, Why form an argument against a former transaction, upon the circumstances of the present state of things? Our author does not seem to perceive, that, from this mode of reasoning, there is is an insuperable objection to his violent explosions having been employed in producing those effects. For, had there been such a cause, the evidence of this must have remained; if the surface of the earth does not undergo great changes: If, again, this surface be in time much changed, How can we judge from the present shape, what might have been the former posture of things?
This author, indeed, does not allow much time for the natural operations of the globe to change its surface; but, if things be not greatly removed from the state in which the violent operations of the globe had placed them, Why does he not point out to us the source of this great disorder which he there perceives? From what explosion will be explained the blocks of granite which are found upon the Jura, and which must have come from the mass of Mont Blanc? If these dispersed blocks of stone are to be explained by explosion, there must: have been similar explosions in other countries where there is not the smallest appearance of volcanic eruptions; for, around all our granite mountains, and I believe all others, there are found many blocks of granite, travelled at a great distance, and in all directions.
"Oberbruck, ou nous avions été la précédente fois, se trouva sur notre route, et nous y passames aussi la nuit, dans l'espérance de pouvoir monter le lendemain sur le Brocken; mais il fut encore enveloppé de nuages; ainsi nous continuâmes à marcher vers Clausthal, passant de nouveau par le Bruchberg, où le sable et ses gres recouvrent le schiste; puis arrivant à une autre sommité, nous y trouvâmes la même pierre sableuse par couches, mêlée de parcelles de schiste, que nous avions vue sur les montagnes calcaires d'Elbingerode. Il est donc toujours plus certain que le sol primordial de toutes ces montagnes existoit sous les eaux de l'ancienne mer; puisqu'il est recouvert de diverses fortes de dépôts, connus pour appartenir à la mer; et que les fentes des filons existoient dans cette mer ancienne; puisqu'elle en a rempli elle-même quelques unes, et qu'elle a recouvert de ses dépôts quelques autres filons tout formés. Quant à celles des matières de ces filons, qui ne paroissent pas être marines (et c'est de beaucoup la plus grande quantité), j'ai toujours plus de penchant d'en attribuer une partie à l'opération des feux souterreins, à mesure que je vois diminuer la probabilité de les assigner entièrement à l'eau. Mais quoi-qu'il en soit, ces gangues ne font pas de même date que les montagnes[30].
Footnote 30:[ (return) ] I most willingly admit the justness of our author's view, if he thus perceives the operation of fire in the solids of our earth; but it is not for the reasons he has given us for discovering it here more than in other places; for there is not a mineral vein, (so far at least as I have seen), in which the appearances may be explained by any thing else besides the operation of fire or fusion. It is not easy to conceive in what manner our author had conceived the opinions which he has displayed in these letters. He had no opinion of this kind, or rather he was persuaded that subterraneous fire had no hand in the formation of this earth before he came to this place of the Hartz; here he finds certain appearances, by which he is confirmed in his former opinion, that water had operated in forming mineral veins; and then he forms the idea that subterraneous fire may have operated also. But, before the discovery of the chasms in the schistus mountains having been filled with the stratified materials of the sea, How had he supposed veins to be filled? If this philosopher had before no opinion of subterraneous fire, as instrumental in that operation, How comes he now to change that former opinion? For, unless it be the extraordinary manner of filling these open crevices in the mountains by matter deposited immediately from the sea, there is certainly no other appearance in this mineral country of the Hartz, that may not be found in any other, only perhaps upon a smaller scale.
"Le lendemain de notre arrivée a Clausthal, qui étoit le 13e, nous allâmes visiter d'autres mines de fer en montagnes secondaires, situées au côté opposé du Hartz. Elles sont auprès de Grund l'une des villes de mines, et près du lieu ou sortira la nouvelle galerie d'écoulement à laquelle on travaille, etc.
"Arrivés à Grund les officiers mineurs vinrent, comme à l'ordinaire, accompagner Mons. de Reden aux mines de leur département. Celles-ci, sans être plus extraordinaires que celles qui nous avions vues à Elbingerod, ou sans aider mieux jusqu'ici à expliquer ce qu'elles ont toutes d'extraordinaire, nous donnent au moins des indices probables de grands accidens. Ces montagnes de Grund sont encore de l'espèce remarquable, dont la base est de schiste, et le haut de pierre à chaux. Les mines qu'on y exploit sont de fer, et se trouvent dans cette matière calcaire; mais elles y sont sous des apparences tout-à-fait étranges. La montagne où nous les vîmes principalement le nomme Iberg. On y poursuit des masses de pierre à fer, de l'ensemble desquelles les mineurs ne peuvent encore se rendre compte d'une manière claire. Ils ont trouvé dans cette montagne des cavernes, qui ressemblent à l'encaissement de filons déjà exploités, ou non formés; c'est-à-dire, que ce sont des fentes presque verticales, et vides, Le minerai qu'ils poursuivent est en Rognons; c'est à dire, en grandes masses sans continuité décidée. Cependant ces masses semblent se succéder dans la montagne suivant une certaine direction; tellement que les mineurs savent déjà les chercher, par des indices d'habitude. La substance de cette pierre à fer particulière renferme des crystallizations de diverses espèces. Il y a des druses de quartz, ou de petits cristaux de quartz qui tapissent des cavités; il y a aussi du spath commun, et de celui qu'on nomme pesant; on y trouve enfin une forte de crystallization nommée Eisenman (homme de fer) par les mineurs; se sont des amas de cristaux noir-âtres, qui ressemblent à des groupes de grandes lentilles plattes, et ces cristaux sont ferrugineux.
"Entre les signes de bouleversement que renferme ce lieu, est un rocher nommé Gebichensten, qui est en pierre à chaux, ce que l'Ebrenbreitstein de Coblentz est en pierre sableuse: c'est-à-dire, que ses couches, remplies de corps marins, sont presque verticales; ceux de ces corps qu'on y trouve en plus grande quantité, sont des madrépores. Ce rocher s'élève comme un grand obélisque, au-dessus des cavernes, dont j'ai parlé; montrant par le côté ses couches, qui se trouvent, comme je l'ai dit, dans une situation presque verticale. Sa base est déjà bien minée, tant par les cavernes, que par la pierre à fer qu'on en tire; et je ne me hasardai dessus, que parce que je me dis, qu'il y a des millions contre un à parier, que ce n'est pas le moment où il s'enfoncerait. Mais je n'en dirois pas autant, s'il s'agissoit de m'y loger à demeure.
"Quoique tout ce lieu là soit fort remarquable, il se pourrait que ce ne fut qu'un phénomène particulier. Les cavernes peuvent devoir leur origine à la même cause que celle de Schartzfeld; et le dérangement des rochers supérieurs à des enfoncemens occasionnés par ces cavernes. Rien n'est si difficile que de retracer aujourd'hui ces fortes d'accidens à cause des changemens que le tems y a opérés. S'ils sont arrivés sous les eaux de la mer, on conçoit aisément les altérations qui ont dû succéder; et si c'est depuis que nos continens sont à sec, les eaux encore, tant intérieures qu'extérieures, et la végétation, en ont beaucoup changé l'aspect."
This author has a theory by which he explains to himself the former residence of the sea, above the summits of our mountains; this, however, is not the theory by which we are now endeavouring to explain appearances; we must therefore be allowed to reason from our own principles, in considering the facts here set forth by our author.