The valley of the Rhône is continued up to the mountain of St. Gothard, which may be considered as the centre of the Continent, since, from the different sides of this mountain, the water runs in all directions. To the German Sea it runs by the Rhine, to the Mediterranean by the Rhone, and to the Adriatic by the Po. Here it may be proper to take a general view of this mountainous country, or that great mass of rock or solid strata which has been either formed originally in its present shape, or has been excavated by the constant operation of water running from the summit in all the different directions.

On the one hand, it is supposed that the forming cause which had produced those mountains, in collecting their materials at the bottom of the sea, had also determined the shape in which their various ridges are at present found; on the other hand, it is supposed that the destructive causes, which operate in degrading mountains, have immediately contributed to produce their present forms, and that it is only mediately or more remotely that this shape has been determined by mineral operations and the constitution of the solid parts, which thus oppose the wearing operations of the surface with different degrees of hardness and solidity. Whether natural appearances correspond with the one or the other of those two different suppositions, every person who has the opportunity of making such an examination, and has sufficient knowledge of the subject to judge from his observation, will determine for himself.

I will here give the opinion of a person who has had great opportunities for this purpose, who is an intelligent as well as an attentive observator, and who has had particularly this question in his view. It is from 'Tableaux de la Suisse'[26].

Footnote 26:[ (return) ] «Discours sur l'Histoire Naturelle de la Suisse.»

«Quand nous nous sommes trouvé sur ces points élevés, nous avons toujours considéré le total des montagnes prises ensemble, leurs situations respectives, les unes par rapport aux autres; afin de reconnoître, s'il y avoit quelque chose de constant dans leurs position; rien n'est plus varié. Dans la grande chaîne de montagnes qui sépare le canton de Berne du Vallais d'un côté, et les Alpes qui séparent le Vallais de la Savoie de l'autre, en considérant le course du Rhône sous differens points de vue, on n'a point vu que les angles saillans de ces très hautes montagnes fussent opposés aux angles rentrans des montagnes qui sont vis-à-vis; Le fameux vallon qui est sur le haut du Saint-Gothard, le point le plus élevé de l'Europe, contredit également cette observation, aussi que les positions de la plus grande partie des montagnes qui forment son vaste circuit. Le vallon de Scholenen, qui a plus de huit lieues, et dans lequel la Reusse coule du sommet du Saint-Gothard jusqu'au lac de Lucerne, offre à peine quelques exemples d'angles rentrans opposés à des angles saillans. Les nombreux vallons que nous avons constamment traversés ceux qui conduisent au Grindelwald, et celui qui mène au pays de Hasli qui sont sous nos yeux, n'établirent pas d'avantage cette correspondance d'angles saillans et angles rentrans, qu'on regarde comme si constante. Dans les montagnes basses, du troisième et quatrième ordre, ou inférieures, on remarque plus souvent cette correspondance, encore n'est-elle pas constante: les eaux ordinaires ont formé ces vallons; mais si on veut donner une théorie générale, c'est assurement dans les plus hautes montagnes qu'il faut prendre ses exemples. Ce qui se trouve au-dessous de ces points les plus élevés, a pris sa forme de la disposition même des plus hauts sommets.»

M. de Saussure, in his second volume of Voyages dans les Alpes, gives the strongest confirmation to the theory of the gradual degradation of mountains by the means of rain.

«§ 920. Je reviens aux observations. Il en est une très importante pour la théorie de la terre, dont on peut du haut du Cramont apprécier la valeur, mieux que d'aucun autre site; je veux parler de la fameuse observation de Bourguet sur la correspondance des angles saillans avec les angles rentrans des vallées. J'ai a déjà dit un mot dans le 1er. volume, § 577, mais j'ai renvoyé à ce chapitre les developpemens que je vais donner.

«Ce qui avoit fait regarder cette observation comme très-importante, c'est que l'on avoit cru qu'elle pourroit servir à démontrer que les vallées ont été creusées par des courans de la mer, dans le temps où elle couvroit encore les montagnes; ou que les montagnes qui bordent ces vallées avoient été elles-mêmes formées par l'accumulation des dépôts rejetés sur les bords de ces mêmes courans.

«Mais l'inspection des vallées que l'on découvre du haut du Cramont démontre pleinement le peu de solidité de ces deux suppositions. En effet, toutes les vallées que l'on découvre du haut de cette cime sont fermées, au moins à l'une de leurs extrémités et quelques-unes à leurs deux extrémités, par des cols élevés, ou même par des montagnes d'une très-grande hauteur: toutes sont coupées à angles droits par d'autres vallées, et l'on voit enfin clairement que la plupart d'entr'elles ont été creusées, non point dans la mer, mais, ou au moment de sa retraite, ou depuis sa retraite, par les eaux des neiges et des pluies.

«On a d'abord sous ses yeux la grande vallée de l'Allée-Blanche, qui étant parallèle à la direction général de cette partie des Alpes, est du nombre de celles que je nomme longitudinales; et l'on voit cette vallée barrée à l'une de ses extrémités par le Col de la Seigne et à l'autre par le Col Ferret. En se retournant du côté de l'Italie, on voit plusieurs vallées à-peu-près parallèles à celle-là, comme celle de la Tuile, celle du Grand Saint Bernard, qui toutes aboutissent, par le haut, à quelque Col très-élevé, et par le bas, à la Doire, où elles viennent se jeter vis-à-vis de quelque montagne qui leur correspond de l'autre côté de cette vallée.