Rmo et mio quanto Patre honorando: Ho presentito per certo che in la hosteria de la Fontana se gli ritrova una bellissima chinea learda, manco bona che di apparenza bella, et perchè me ritrova haverne bisogno de una per la Persona mia, ho voluto cū ogni confidenza indrizzar' questa et el presente mio lachayo a V. S. Rma pregandola che se consensi di contentarme che l' habia; et cometti el pagamento fuori di la spesa ordinario del rollo stabilito, perchè se potea mettere nel numero de li debiti ch' andarano pagati per altro conto, et questo recevero per singular piacer da V. S. Rma, in bona gratia de la quelli me recodo. Dal Castello de Pavia, al 3o di Genaro, nel 1537. De V. S. R{ma] comme bonne fille,

Crestienne.

Al Rmo Carle Caracciolo, Governator
de Mlo. quanto pre honordo. Cito,
cito.

[Autografi di Principi, Sforza, Archivio di Stato, Milano.]

IV.
Antoinette de Bourbon, Duchesse de Guise, to Mary, Queen of Scotland.

. . .La santé de votre petit fils est aussi bonne que lui fut onques. Il mange fort bien, et l'on le mène souvent a les ébats que me semble lui fait grant bien. Il me semble vous trouverez cru et devenu gras. Quant au reste de n're ménage, v're sœur est toujours malade de sa fièvre et a été cette semaine passée bien mal d'un flux de ventre qui l'a fort affoiblie. Il y a bien huit jours qu'elle ne bouge point du lit. Depuis hier le flux com̄àse a passer, de la fièvre je ne vois pas grant amendement. . . . Vre frère Claude a été aussy malade jusqu'à la mort. . . . Vre sœur Anthoinette est aussy malade d'une fièvre et d'un rhume. . . . Je vous avise quo Madame vre tante est mandée pour aller à la cour à la venue de la Reyne de Hongrie, qui doit bientost estre à Compiègne, ou le Roy et toute la Court doit estre en peu de jours. Je m'en suis excusée pour l'amour de mes malades. Il n'y a que deux jours que le gentilhomme du Roy d'Angleterre qui fût au Havre et le paintre, a été ici. Le gentilhomme vint vers moi, faisant semblant venir de trouver l'Empereur, et que ayant su Louise malade, il n'avait voullu passer sans la voir, afin d'en savoir dire de nouvelles au Roy son maistre, me priant qu'il la peut voir, ce qu'il fit, et c'estait le jour de sa fièvre. Il lui tint pareil propos qu'a moi, puis me dit qu'estant si près de Lorrayne, il avait envye d'aller jusques à Nancy, voir le pays. Je ne me donte incontyment il y allait voir la demoyselle peur la tirer comme les aultres et pour cela j'ai envoyé à leur logis, voir qui y était, et j'ai trouvé le dit paintre y était, et de la ils ont esté à Nancy et y ont resté un jour, et ont été fort festés, et le Maistre d'hôtel venait à tous les repas manger avec eux, avec force présents, et ils etaient très bien traités. Voilà ce que j'ay entendu, donc au pis aller, si vous n'avez pour voisine vre sœur, ce pourrait estre vre cousine. Il se tient quelque propos que l'Empereur offre récompense pour le duché de Gueldres, et que ce faisant, se pourrait faire quelque mariage de la fille de Hongrie et de Monsr le Marquys. Monsr vre père entend bien, ce faisant, avoir sa part en la dite récompense. Je voudrais qu'il en fust bien récompensé. Voilà tout ce que j'ay de nouveau . . . je me doute que vous ne ferez de si bonne diligence que moi, car je sais bien que vous tenez de Monsr v'tre père, et qu'estes paresseuse à ecrire, si l'air d'Ecosse ne vous a changé. Je n'ai encore eu que vos premyères. Il me tarde bien savoir comme depuis vous vous serez porté, cela me sera grant joye quand je pourrait ouir de vos nouvelles. Ce sera toujours quant Ntre Seigneur le veuille, et je prie, Madame, qu'il vous donne longue et bonne vie. Ce premier de Septembre, de v'tre humble et bonne mère,

Anthoinette de Bourbon.

À la Reyne d'Écosse.

[Balcarres MSS., ii. 20. Advocates' Library, Edinburgh.]

V.
Antoinette de Bourbon, Duchesse de Guise, to Mary, Queen of Scotland.