Dévoré de la fatale passion des tableaux, j’en voudrais acheter deux ou trois.

Allez-vous quelquefois dans les ventes publiques, ainsi que nous le faisons à Paris?

Voudriez-vous acheter ces deux ou trois tableaux, pour mon compte?

Je vous dirais les prix, qui peuvent monter à deux ou trois mille francs en tout, et que vous tirerez sur moi par les Rothschild. C’est dans les premiers jours de Juin que la vente a lieu. Dans le cas où vous me diriez oui, je vous enverrais les indications, c’est-à-dire le catalogue anglais, avec le numéro des tableaux que je désire.

Nous venons de renvoyer trois ministres, pour apaiser la Chambre qui n’est pas apaisée. Je crois, sauf la décision souveraine des événements, que le ministère Guizot tire à sa fin. Mille amitiés.

A. Thiers.”

“17 Juin.

“Mille pardons, mon cher Panizzi, de toutes vos peines. J’attends mes trois tableaux avec impatience. Les Rothschild sont ce que vous dites. Mes trois mille francs, avec l’appoint, sont prêts pour payer votre traite. Adieu, et mille tendresses. Je vous aime vous savez combien.

A. Thiers.”

“Paris, ce 25 Juin, 1847.