“Nous avons nos Fenians cent fois plus dangereux et plus nombreux qu’ils ne le sont en Irlande. Donnez à ces gens là les libertés qu’ils réclament et que M. Thiers dit être nécessaires à tous les peuples, vous aurez en trois mois une révolution. Le plus grand malheur qui puisse arriver à un peuple est, je crois, d’avoir des institutions plus avancées que son intelligence. Lorsqu’on demande pour la France les institutions des Anglais, il faudrait pouvoir leur donner d’abord le bon sens et l’expérience qui les rendent praticables.”

It remains a question yet to be decided how far this people, which imitates English institutions before it understands them, will be competent to manage a Republic of their own. His praise of the decision and energy of our colonial authorities in the celebrated Eyre and Gordon case is not unalloyed with a dash of sarcasm, but here also there is no reason to doubt that what he says of his own country is meant in earnest:—

“Cannes, 18 Décembre, 1865.

“J’admire beaucoup l’affaire de la Jamaïque. L’Angleterre trouve toujours des hommes énergiques à la hauteur des plus graves circonstances, et non seulement énergiques, mais assez dévoués pour risquer les plus grandes énormités, si elles sont nécessaires. Il me semble qu’on a pendu beaucoup plus qu’il ne fallait, peut-être même les gens qu’il ne fallait pas; mais l’insurrection a été arrêtée net, et l’exemple durera, même si l’on désavoue le gouverneur. Voilà la véritable politique, malheureusement impratiquée et peut-être impraticable dans ce pays-ci.”

He is not, however, it pains us to record, so lenient a judge of English foreign policy, under Lord Russell and Lord Palmerston, as he is a fervent admirer of the energy of our Colonial Governors, and of the beauties of our constitution in general. Indeed he seems occasionally a little unnecessarily severe, as, for instance, when he says:—

“Paris, 14 Mars, 1865.

“Est-ce la vieillesse qui règne dans le Cabinet Britannique, ou bien est-ce calcul de gens qui ont fait un bon coup à la Bourse et qui ne veulent plus se risquer? Quoi qu’il en soit, vos Ministres affichent la poltronnerie avec trop d’éclat. Rien n’est plus bête que d’être fanfaron, mais il est dangereux, outre ridicule, de se poser en poltron. C’est le moyen d’avoir tous les faux braves à ses trousses.”

And in the following extracts, in reference to Lord Palmerston, he shows himself scarcely so far-sighted as might be expected of him:—

“24 Octobre, 1865.

“Reste à savoir ce que dira la postérité. Pour moi, je crois qu’elle aura un terrible blâme pour sa conduite dans les affaires d’Amérique; s’il eût fait avec la France le traité qu’on lui proposait, il aurait sauvé la vie à quelques centaines de mille yankees (ce qui n’est pas très à regretter); mais il aurait encore détourné de l’Europe une abominable influence qui pourra bien un jour devenir une intervention active.”